Étirement n°4 contre les douleurs dorsales : étirement du tendon du jarret

Objectif

Des tendons du jarret tendus peuvent contribuer à des douleurs dans le bas du dos. Cet étirement peut réduire les tensions dans l’arrière de votre jambe et le bas de votre dos.
Instructions
• Commencez sur le dos.
• En gardant la jambe aussi droite que possible, remontez-la doucement jusqu’à ce que vous sentiez un étirement confortable. Vous pouvez vous servir d’une serviette pour aider à la remonter.
• Tenez 10 à 20 secondes.
• Changez de jambe, en tenant à nouveau 10 à 20 secondes.
• Répétez l’opération 3 fois de chaque côté.

Étirement n°1 contre les douleurs dorsales : la bascule du bassin

Objectif

La bascule du bassin renforce vos muscles abdominaux inférieurs et étire le bas de votre dos (rachis lombaire).

Instructions
• Allongez-vous sur le dos, les genoux pliés et les pieds à plat sur le sol.
• En expirant, contractez vos muscles abdominaux, rentrez votre nombril vers le sol et aplatissez le bas de votre dos.
• Tenez 5 secondes.
• Répétez 10 fois.

Précautions

En faisant cet exercice, ne faites pas ressortir vos muscles abdominaux et gardez bien le bas de votre dos au sol. Vous devez tirer vos abdos vers le sol (cela aide vraiment d’imaginer que vous poussez votre nombril vers votre dos).

Exercices et étirements contre les douleurs dorsales

Les exercices contre les douleurs dorsales que nous avons ici rassemblés peuvent être pratiqués de plusieurs façons.
Une Douleur Dorsale Générale
Peut-être vous êtes vous réveillé ce matin avec une douleur dans le dos, le résultat d’un effort accompli hier. Il se peut que vous ayiez soulevé une charge lourde sans la technique correcte, ou qu’en faisant du jardinage toute l’après-midi vous avez mis votre dos à rude épreuve. Votre douleur n’est pas assez sérieuse pour aller voir un docteur ; en réalité, la plupart des douleurs dorsales sont dues à un muscle froissé ou tendu et s’en iront d’elles-mêmes en quelques semaines.
Mais jusqu’à ce que votre douleur disparaisse, vous aimeriez pratiquer quelques exercices et étirements pour vous apporter un certain soulagement. Dans ce cas, ces exercices vous aideront.
Un Dos Sain

Voyons les choses en face: même si à l’heure qu’il est, vous ne souffrez d’aucune douleur dorsale, cela n’a pas toujours été le cas, et ne le sera probablement pas éternellement. Pour garder un dos en bonne santé, vous devriez faire en sorte qu’il reste fort, mobile et flexible. Pratiquer ces étirements et exercices faciles vous aidera à atteindre cet objectif. Pensez à les intégrer à votre série d’exercices quotidiens ou faites-en votre première activité de la matinée.
Pour en tirer le maximum d’avantages, vous devriez faire ces étirements dans l’ordre où ils sont ici notés.
La Bascule du Bassin
L’Étirement Genoux-Poitrine
La Rotation du Tronc
L’Étirement du Tendon du Jarret
Le Pont

Les médicaments et injections dans la colonne vertébrale pour soulager les douleurs dorsales

Afin de de traiter votre douleur dorsale le plus précisément et le plus efficacement possible, votre docteur devra d’abord émettre un diagnostic. Quel est le problème dans votre colonne qui cause votre douleur dorsale ? Une fois cette information connue, il ou elle sera plus en mesure de vous prescrire des médicaments et/ou des injections dans la colonne afin de traiter vos symptômes. Les médicaments et injections feront sûrement partie d’un plan de traitement plus important, comprenant d’autres options telles que la kinésithérapie. En d’autres termes, la prise de médicaments comme unique reméde n’est pas la meilleure solution pour vos douleurs dorsales.
La gravité et l’origine de vos douleurs dorsales déterminent la prescription de médicaments ou d’injections, mais votre docteur vous suggérera peut-être :
Des Médicaments Sans Ordonnance contre vos Douleurs Dorsales
• L’Acétaminophène (ou Paracetamol) : Le Tylenol est un exemple d’acétaminophène, un type de médicament connu pour soulager efficacement la douleur. Votre docteur le qualifiera sûrement d’analgésique, mais la plupart d’entre
• Les AINS sans ordonnance (anti-inflammatoires non stéroïdiens) : Ceux-ci aident à réduire le gonflement (ou l’inflammation) en soulageant la douleur ; c’est en ça que les AINS diffèrent de l’acétaminophène. Il existe un large choix d’AINS sans ordonnance. Vous pouvez prendre de l’Ibuprofen (Advil), de l’aspirine ou de l’Aleve.
Médicaments Sous Ordonnance contre les Douleurs Dorsales
• Les Décontractants Musculaires: Si vous souffrez de douleurs dorsales chroniques, causées par des spasmes musculaires, il se peut que vous ayiez besoin d’un décontractant musculaire, qui aidera à arrêter les spasmes.
• Les Antidépresseurs: Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être des médicaments efficaces pour traiter la douleur car ils stoppent les messages de la douleur avant qu’ils n’arrivent au cerveau. Ils peuvent également aider à augmenter la production d’endorphines par le corps, les analgésiques naturels de l’organisme.
• Les Opioïdes: Dans les cas les plus extrêmes, et seulement sous surveillance attentive, votre docteur peut vous prescrire un opioïde, tel que de la morphine ou de la codéine.
Mise en Garde sur les Médicaments

Comme avec tous les medicaments, vous devez suivre rigoureusement les conseils de votre docteur. Ne mélangez jamais des médicaments avec et sans ordonnance sans avoir consulté votre docteur. De la même façon, au moment où celui-ci rédige votre ordonnance, dîtes lui si vous utilisez une plante médicinale en plus de n’importequel autre médicament prescrit.
Les Injections dans la Colonne contre les Douleurs Dorsales
• L’Injection Péridurale de Stéroïdes: C’est l’une des injections les plus fréquentes. Elle cible la zone péridurale, c’est-à-dire l’espace autour de la membrane qui couvre la colonne et les racines nerveuses. Les nerfs parcourent cet espace puis se ramifient vers d’autres parties de votre corps, comme vos jambes. Si une racine nerveuse est comprimée (pincée) dans l’espace péridural, la douleur peut circuler de votre dos vers vos jambes (ce qu’on appelle communément la sciatique, bien que le terme technique médical soit la radiculopathie).
Une injection péridurale de stéroïde introduit comme son nom l’indique des stéroïdes, des anti-inflammatoires très puissants, directement dans la racine nerveuse enflammée. C’est une thérapie qui contrôle la douleur, il est donc recommandé que l’injection soit faite par un spécialiste du contrôle de la douleur bien entraîné. Vous aurez probablement besoin de 2 à 3 injections ; en général, vous n’en aurez pas plus à cause des risques d’effets secondaires des stéroïdes.
• Les Autres Injections: En fonction de votre diagnostic, votre docteur peut vous suggérer d’autres types d’injections dans la colonne. Par exemple, il pourra pratiquer un blocage d’un nerf sympathique, qui cible les nerfs contrôlant certaines des fonctions involontaires de votre corps. Les nerfs sympathiques contrôlent des actions telles que l’ouverture et la fermeture des vaisseaux sanguins. Vous pouvez aussi avoir une injection dans l’articulation zygapophysaire. Les articulations zygapophysaires dans votre colonne vertébrale vous aident à bouger et favorisent la stabilité. Si elles deviennent enflammées, toutefois, elles vous feront souffrir. Une injection dans l’articulation zygapophysaire engourdira celle-ci et réduira la douleur.

Les solutions alternatives : acupuncture, phytothérapie, massage, yoga, Pilates

Dans le cadre de votre programme de soins, le médecin peut vous suggèrer des traitements alternatifs, tels l’acupuncture ou le yoga. De nombreux patients ont fait état d’une réelle efficacité de ces méthodes parallèles. Peut-être essayerez-vous l’une d’entre elles :
• L’acupuncture, selon une étude récente publiée par le British Medical Journal, se montre très efficace. Par ailleurs, début 2008, le site américain SpineUniverse a effectué une étude sur les solutions de traitement des douleurs cervicales, selon laquelle les patients se montrent plus convaincus par l’acupuncture que par les injections vertébrales traditionnelles. En savoir plus sur les conclusions de cette étude.
Pour les acupuncteurs, le corps est animé d’une force vitale, le Qi ou Chi (prononcez « tchi ») ; lorsque celle-ci est bloquée, vous risquez de développer un trouble physique. L’acupuncture est là pour rétablir un flux sain de l’énergie du Chi. Cette conception orientale de la médecine se heurte aux concepts scientifiques occidentaux, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit bonne ou mauvaise : elle est simplement différente.
Le praticien en acupuncture insère de fines aiguilles à des points spécifiques du corps ; cette technique est, en toute honnêteté, indolore.
• La phytothérapie : avant de l’expérimenter, renseignez-vous et parlez-en avec votre médecin. Des effets indésirables pourraient vous échapper (par exemple une interférence avec un traitement qui vous a été prescrit). Parmi les méthodes validées par les patients, on trouve :
o La capsaïcine : il s’agit d’un composé irritant issu du piment rouge ; elle peut aussi soulager la douleur, mais seulement de manière temporaire, il faut donc la réappliquer régulièrement. Elle est efficace contre l’arthrose et les douleurs musculaires, toutes deux sources de douleur cervicale.
o La Griffe du Diable est originaire d’Afrique australe, où elle a été utilisée, des siècles durant, pour soigner fièvre, arthrite et troubles gastro-intestinaux. De nos jours, elle sert à combattre les sources d’inflammation et de douleur comme l’arthrose cervicale.
o Le saule blanc est à l’origine de l’aspirine ; si vous ne souhaitez pas prendre son équivalent chimique (l’aspirine pouvant notamment irriter l’estomac), il constitue la bonne alternative, notamment pour des troubles comme l’arthrose.
• Le massage : dans beaucoup de cas, la douleur cervicale vient du stress, du surmenage et des mauvaises habitudes (par exemple, rester des heures voûté devant l’ordinateur au quotidien, afin de respecter ces fichus délais). Un massage dissiperait toute cette tension et soulagerait les douleurs et autres inflammations musculaires.
• Le yoga, les Pilates : ces pratiques permettent d’optimiser la force intérieure, favoriser l’équilibre et le maintien, et réduire stress, ce qui ne peut que vous aider dans votre combat contre la douleur cervicale aussi bien que dans sa prévention.

Des exercices pour optimiser les résultats sur les douleurs du bas du dos

Depuis des décennies, il est recommandé de faire de l’exercice pour traiter une douleur vive dans le bas du dos. Le terme « exercice » est assez large et regroupe l’aérobic et le fitness cardiovasculaire, ainsi que des exercices de souplesse et de renforcement musculaire. Il va de soi de recommander aux patients souffrant de douleurs vives dans le bas du dos de retrouver la forme autant que possible.

Scientifiquement Prouvé
Comment y parvenir? C’est une autre question, sur laquelle la littérature scientifique est partagée. Selon Cady et al, les pompiers avec une moins bonne forme physique que les autres souffrent plus souvent de douleurs dans le bas du dos. Malheureusement, ceux-ci sont également plus vieux. De plus, l’étude ne s’est pas intéressée aux douleurs dans le bas du dos survenues auparavant.

Une étude suivie a montré qu’il était plus coûteux de traiter les pompiers en moins bonne forme, suggérant ainsi les avantages du fitness aérobique. Ce sport peut améliorer le flux sanguin et l’oxygénation des tissus, parmi lesquels les muscles, les os et les ligaments de la colonne.

Des exercices d’aérobique peuvent également diminuer l’impact psychologique d’une douleur dans le bas du dos car ils améliorent l’humeur, atténuent la dépression et favorisent la tolérance à la douleur. En théorie, des exercices d’aérobique peuvent favoriser la capacité du corps à briser les tissus cicatriciels par un activateur du plasminogène des tissus. Faire du fitness aérobique est un objectif raisonnable, en complément d’un programme d’exercices actifs qui se concentre sur la restauration d’une mobilité lombo-sacrée normale, le renforcement du tronc et des mécanismes corporels appropriés. Un programme d’aérobique seul serait trop simpliste, insuffisant pour être bénéfique à la plupart des patients et susceptible d’être à l’origine de douleurs.

Il vaut mieux éviter le déconditionnement en évitant l’alitement et l’immobilisation. Les patients relativement déconditionnés devraient pratiquer des exercices d’aérobique de base incluant un réchauffement approprié, un refroidissement et une évaluation de l’intensité ciblée des exercices grâce au rythme cardiaque et à l’estimation de l’effort perçu.

Le Renforcement

La littérature scientifique est partagée au sujet de l’efficacité des exercices de renforcement dans le traitement des douleurs vives dans le bas du dos. C’est en partie dû au mauvais plan d’étude, à la difficulté de trouver un échantillonage aléatoire et au manque de diagnostics spécifiques dans la plupart des études.

Il y a également eu des débats sur le mérite des exercices de flexion-extension pour le traitement de divers problèmes de bas du dos. Certaines études ont montré que les exercices de flexion aidaient les patients atteints de dysfonctionnements des éléments postérieurs, tels que la spondylosis et la spondylolistesis. D’autres ont montré l’efficacité d’un programme basé sur l’extension chez les patients souffrant de lombalgies d’origine discale. Les exercices unidirectionnels sont trop simplistes pour répondre aux multiples changements physiopathologiques qui apparaissent lors d’épisodes de douleurs dans le bas du dos, vives ou récurrentes.

La Méthode McKenzie

L’approche McKenzie des pathologies discales ne s’intéresse ni à la flexion ni à l’extension mais à la centralisation de la douleur. Le programme McKenzie n’est entamé qu’après une évaluation complète dans laquelle sont découvertes les positions qui centralisent la douleur. L’objectif global de ce programme complet d’exercices est de réduire la douleur, de développer le soutien musculaire du tronc et de la colonne et de diminuer le stress accumulé dans les disques intervertébraux et autres stabiliseurs statiques de la colonne.

Les séances thérapeutiques doivent être activement dirigées et limitées à un nombre qui garantit que le patient comprend le concept du programme entier, pratique les exercices avec une bonne technique et peut les effectuer de manière indépendante chez lui. De plus, un entraînement spécifique doit être intégré afin qu’on apprenne aux patients à maintenir une colonne neutre et un soutien musculaire dynamique de la colonne dans toutes les activités de leur vie quotidienne, au travail et dans leurs loisirs. Les personnes ne connaissant pas d’amélioration au bout de six séances devront être ré-évaluées et le thérapeute devra revoir leur plan de traitement. Le succès de ces programmes complets est à présent bien documenté.

5 conseils simples pour prévenir le mal de dos

Nous sommes tous touchés au moins une fois. Il existe cependant des moyens de l’empêcher d’apparaître trop souvent ou de devenir trop sérieux. Voici 5 moyens majeurs de prévenir le mal de dos :

1) Ne pas rester inactif, faire de l’exercice
La chose la plus importante que vous pouvez faire pour la bonne santé de votre colonne vertébrale et le reste de votre corps, c’est de l’exercice. D’abord, réfléchissez à une activité que vous aimez, ensuite, pratiquez-la ! Il faudrait se fixer un objectif d’au moins 30 minutes quotidiennes d’exercice (autant que possible). Quelle que soit votre activité, assurez-vous qu’elle accélère un minimum votre respiration ; c’est bon pour la circulation. Incluez aussi des exercices musculaires, afin que les muscles restent sains et forts. Marche, jogging, vélo, nage, les exemples sont nombreux ; même le jardinage peut être considéré comme de l’exercice s’il est effectué avec ardeur !
2) Se rendre chez le médecin
Il est très important de faire des bilans de santé réguliers, quel que soit votre âge. Prévoyez de consulter votre médecin au moins une fois par an pour vous assurer que tous vos systèmes naturels fonctionnent sans problème. Et si vous souffrez du dos et avez l’impression ne pas connaître le moindre soulagement, il est vraiment temps d’aller consulter. Il existe aujourd’hui assez de solutions de traitement pour que vous n’ayez pas à vivre avec le mal de dos.
3) Perdre du poids
On estime que plus de la moitié des Américains sont en surpoids. Il faut savoir que l’obésité favorise les maladies cardiaques, le diabète, l’augmentation de la pression sanguine, le cancer, et le mal de dos. Si la colonne vertébrale est conçue pour supporter et répartir le poids du corps, un poids excessif peut l’éprouver, pour finir par l’épuiser.
Soulagez votre colonne, perdez ces kilos indésirables et superflus. Vous ne savez pas comment faire ? Parlez-en à votre médecin. Il vous aidera à trouver le meilleur programme de perte de poids et d’exercice.
4) Bien se tenir
Peut-être pensez-vous qu’un dos voûté détend les muscles. En fait, cela les fait travailler encore plus. Une bonne posture, c’est-à-dire se tenir, debout comme assis, dans une position équilibrée et neutre, est la meilleure façon de ne pas imposer à votre colonne vertébrale un effort démesuré.
5) Favoriser un repos correct
Le sommeil est une source d’énergie essentielle à l’organisme, et l’endroit où on dort peut faire toute la différence. Si vous éprouvez des troubles du sommeil, si vous vous réveillez le matin plus fatigué que la veille au soir, peut-être est-il temps de reconsidérer l’endroit où vous dormez, et la façon dont vous vous reposez. Un bon matelas permet de maintenir le même alignement vertébral naturel que la posture debout. En permettant à votre corps de se reposer dans ses conditions naturelles, vous offrez à vos muscles un véritable relâchement et le sommeil n’en est que plus réparateur.
Même si vous ne pourrez peut-être pas éviter quelques douleurs dorsales occasionnelles, prendre soin de votre dos préservera votre forme physique!

Le traitement chirurgical de la douleur cervicale

La plupart des patients réagit positivement aux traitements non chirurgicaux (les traitements médicamenteux par exemple), on a donc rarement recours à une opération sur la colonne cervicale : elle n’est nécessaire que dans 5% des cas. Toutefois, il y a des situations où la chirurgie sera préférable :
• Lorsqu’un traitement non chirurgical s’avère inefficace : si après avoir essayé la chiropratique, la thérapie physique, la médication, le massage, les exercices physiques et d’autres méthodes encore, la douleur est toujours présente.
• Lorsque vous connaissez des symptômes neurologiques évolutifs attaquant les bras et les jambes : engourdissements, picotements, faiblesses.
• Lorsque vous connaissez des troubles de l’équilibre ou de la marche.
• Lorsque, cela mis à part, vous êtes en bonne santé.
En général, on fait appel à la chirurgie dans les cas de maladie discale dégénérative, de traumatisme ou d’instabilité vertébrale, car ces troubles imposent une pression sur la moelle épinière ou les terminaisons nerveuses de la colonne vertébrale. La chirurgie peut atténuer cette pression : on parle de décompression.
En soulageant la pression exercée sur la moelle épinière ou d’autres nerfs, on soulage douleur, engourdissements, picotements et faiblesses. La chirurgie cervicale peut avoir d’autres objectifs, comme ceux de restituer aux nerfs leur bon fonctionnement et/ou de prévenir une mobilité vertébrale anormale.
Deux techniques sont typiquement utilisées dans le cadre de la chirurgie cervicale :
• La décompression, consistant à retirer les tissus qui font pression sur une structure nerveuse
• La stabilisation, destinée à limiter le mouvement intervertébral.
La chirurgie cervicale décompressive
Différents types de chirurgie permettent de retirer un tissu qui exerce une pression sur un nerf cervical :
• La facettectomie : les facettes sont les articulations de la colonne vertébrale, celles qui vous permettent de vous mouvoir. Toutefois, elles peuvent parfois compresser un nerf. « -ectomie » signifie « ablation de » ; une facettectomie est donc l’ablation d’une facette destinée à réduire cette compression.
• La foraminotomie : si une partie du disque ou une excroissance osseuse (ostéophyte) compresse un nerf qui part de la vertèbre (par un passage appelé foramen), la foraminotomie (« -otomie » : « créer une ouverture ») élargit l’ouverture du foramen afin que le nerve puisse passer sans être compressé.
• La laminectomie : à l’arrière de chaque vertèbre, une plaque osseuse est là pour protéger le canal rachidien et la moelle épinière, ce sont les lames. Si elles appuient sur la moelle épinière, le chirurgien dégagera de l’espace pour cette dernière en retirant tout ou une partie de la lame.
• La laminoplastie : la plaque osseuse protégeant le canal rachidien et la moelle peut avoir besoin d’être modifiée afin de laisser plus de place à votre moelle épinière. « -plastie » implique l’idée de remodelage : on redessine la forme de la lame pour l’empêcher de faire appui sur la moelle épinière.
• La laminotomie : comme la foraminotomie, la laminotomie sert à agrandir un passage, cette fois au niveau de votre lame, si celle-ci compresse un nerf.
Toutes les techniques de décompression ci-dessus sont effectuées depuis l’arrière de la colonne (approche postérieure). Mais il arrive que le chirurgien doive opérer à partir de l’avant de la colonne (approche antérieure). Par exemple, un disque saillant ou hernié sortant vers le canal rachidien ne peut pas toujours être retiré par l’arrière, car c’est là que passe la moelle. Dans ce cas, le processus de décompression est généralement effectué par l’avant de la colonne (approche antérieure). Les principales techniques de décompression antérieure sont :
• La discesctomie : si un disque est saillant ou hernié, il peut compresser un nerf ; le chirurgien retire alors tout ou une partie du disque.
• La corpectomie : de temps à autres, c’est tout le corps vertébral qu’il faut retirer, car il arrive que de la substance discale aille se loger entre le corps vertébral et la moelle épinière et ne puisse être évacuée au moyen d’une simple discectomie. Dans d’autres cas, des excroissances osseuses (ou ostéophytes) se forment entre le corps vertébral et la moelle épinière. Dans de telles situations, il arrive qu’il faille retirer tout le corps vertébral pour pouvoir avoir accès à la substance discale qui compresse le nerf : on procède alors à une corpectomie.
La chirurgie stabilisatrice
Les discectomies et corpectomies mènent souvent à une déstabilisation de la colonne vertébrale : celle-ci présente alors des anomalies de mouvement, ce qui augmente les risques de dommage neurologique sévère. C’est pourquoi après une discectomie ou une corpectomie il faut souvent stabiliser la colonne. Voici quelques outils utilisés :
• Le disque cervical artificiel : c’est une avancée récente (et passionnante) de la chirurgie vertébrale. Les chirurgiens commencent à implanter un disque cervical artificiel après la discectomie. Cette pratique est en train de remplacer la fusion et l’instrumentation vertébrale. L’avantage du disque artificiel est qu’il permet au patient de conserver la mobilité normale de son cou après l’opération. Auparavant, si un patient avait subi une fusion de deux vertèbres ou plus, sa mobilité en était sévèrement réduite. Si ces disques cervicaux sont encore une toute nouvelle technologie, mais les premiers résultats sont encourageants.
• La fusion et l’instrumentation vertébrale : pendant de nombreuses années, cette méthode de stabilisation était répandue. Elle peut être utilisée seule ou en complément de la chirurgie décompressive. Le chirurgien fait en sorte que les os de la colonne fusionnent avec le temps (cela prend généralement plusieurs mois voire plus), par l’intermédiaire d’une greffe (la plupart du temps à partir d’un os du propre corps du patient) ou d’une substance biologique qui stimule la consolidation osseuse. On peut avoir recours à l’instrumentation vertébrale (au moyen de fil métallique, câbles, vis, baguettes, plaques) pour optimiser la stabilité et favoriser la fusion des os (qui, en mettant fin à tout mouvement entre les vertèbres, offre une stabilité à long terme).
Comme pour toute opération, la chirurgie cervicale engendre des risques potentiels ; c’est à votre médecin d’évoquer ces risques avec vous avant de vous faire signer le formulaire de consentement à l’intervention. Parmi les complications potentielles (liste non exhaustive) :
• L’endommagement de la moelle épinière, des nerfs, de l’œsophage, de l’artère carotide ou encore des cordes vocales.
• Le non-rétablissement après fusion osseuse (pseudarthrose)
• L’absence d’amélioration
• La casse ou l’échec de l’instrumentation
• Une infection et/ou une douleur sur la zone de greffe osseuse
• Des douleurs et une enflure des veines de la jambe (phlébite)
• La formation de caillots sanguins au poumon
• Des problèmes urinaires
• Très rare : paralysie, décès éventuel
Ces complications peuvent entraîner de nouvelles interventions chirurgicales, alors, encore une fois, assurez-vous de bien comprendre les enjeux de la chirurgie et ses risques avant de prendre cette décision qui n’appartient qu’à vous.
La convalescence
Après l’intervention, vous n’irez pas instantanément mieux. Selon toute probabilité, vous resterez alité 24 heures, et devrez prendre des médicaments contre la douleur pendant 2 à 4 semaines. On vous expliquera comment vous assoir, vous lever et vous tenir avec prudemment. Il est important de laisser à votre corps le temps de s’en remettre ; c’est pourquoi le docteur vous recommandera certainement de réduire vos activités. De manière générale, évitez de solliciter votre cou. Bannissez les sports de contact, les contorsions, ou même le soulèvement de charges lourdes pendant la durée de votre convalescence.
De plus, restez vigilant ; faites part à votre médecin du moindre problème (fièvre, poussée de douleur, infection) sans attendre.

Le paracétamol dans le traitement de la lombalgie aigüe

Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).
Propriétés analgésiques
Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.
Dosage et effets secondaires
La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.

Les médicaments et injections dans la colonne pour une maladie dégénérative du Disque

Votre docteur vous suggèrera peut-être de prendre des médicaments pour vous aider à gérer la douleur causée par une maladie dégénérative du disque. La gravité de vos symptômes détermine le traitement dont vous avez besoin et sera également différent selon que votre douleur soit vive ou chronique. Une douleur vive est un assaut soudain de douleur. La douleur chronique est à long terme, et au fil du développement de la maladie dégénérative du disque, vous serez plus susceptible de ressentir une douleur chronique qu’une douleur vive.

Comme pour tout autre medicament, vous ne devriez pas prendre quoi que ce soit avant d’en avoir au préalable parlé avec votre docteur. Il y a des chances pour que vous essayiez une série de médicaments, en commençant d’abord par des traitements sans ordonnance. S’ils sont inefficaces, votre docteur vous prescrira peut-être des médicaments plus forts. S’ils n’ont pas d’effet non plus, vous aurez peut-être besoin d’injections dans la colonne qui enverront un médicament plus fort directement dans la source de votre douleur.

Les Médicaments Sans Ordonnance pour une Maladie Dégénérative du Disque

  • L’Acétaminophène (ou Paracetamol) : Le Tylenol est un exemple d’acétaminophène, un type de médicaments connu pour soulager efficacement la douleur. Votre docteur le qualifiera sûrement d’analgésique, mais la plupart d’entre nous utilisons le terme « calmant ». Cependant, il n’aide pas à réduire l’inflammation. L’acétaminophène a pour fonction principale de bloquer la perception de douleur par votre cerveau, ce qui est très efficace pour les douleurs vives qui accompagnent la MDD.
  • Les AINS sans ordonnance (anti-inflammatoires non stéroïdiens) : Ceux-ci aident à réduire le gonflement (ou l’inflammation) en soulageant la douleur ; c’est en ça que les AINS diffèrent de l’acétaminophène. Il existe un large choix d’AINS sans ordonnance. Vous pouvez prendre de l’Ibuprofen (Advil), de l’aspirine ou de l’Aleve.
  • En prenant un AINS, vous créez un effet anti-inflammatoire dans votre système, il est donc nécessaire de le prendre pendant longtemps. En effet, l’AINS ne sera pas aussi efficace si vous ne le prenez que lorsque vous avez mal.  Étant donné qu’ils s’accumulent dans votre corps et essayent de limiter l’inflammation, les AINS sont plus efficaces pour les personnes souffrant de douleurs chroniques.

Médicaments Sous Ordonnance pour une Maladie Dégénérative du Disque

  • Les Antidépresseurs: Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être des médicaments efficaces pour traiter la douleur car ils stoppent les messages de la douleur avant qu’ils n’arrivent au cerveau. Ils peuvent également aider à augmenter la production d’endorphines par le corps, les analgésiques naturels de l’organisme. Enfin, les antidépresseurs peuvent vous aider à mieux dormir, ce qui est un avantage certain chez les personnes souffrant de douleurs chroniques.
  • Les Décontractants Musculaires: Si vous souffrez de douleurs dorsales chroniques, causées par des spasmes musculaires, il se peut que vous ayiez besoin d’un décontractant musculaire, qui aidera à arrêter les spasmes. Les décontractants musculaires peuvent également vous aider à dormir. Le Valium en est un exemple.
  • Les Antiepileptiques : Si un nerf vous fait souffrir, votre docteur pourra vous prescrire un médicalement qui cible spécifiquement les nerfs.  Neurontin, Lyrica et Cymbalta en sont trois exemples.
  • Les Opioïdes(Narcotiques): Dans les cas les plus extrêmes, et seulement sous surveillance attentive, votre docteur peut vous prescrire un opioïde, tel que la morphine ou la codéine. La Vicodin et le Percocet sont des exemples de narcotiques.
  • Les AINS sous ordonnance: Vous pouvez prendre des AINS plus forts que ceux sans ordonnance, si votre docteur pense qu’ils seront plus efficaces contre votre douleur. Par exemple, il pourra vous recommander un inhibiteur COX-2 (Celebrex, par exemple). C’est un type d’AINS, mais il n’a pas d’effets secondaire gastro-intestinaux comme d’autres AINS sous ordonnance peuvent en avoir.

Mise en Garde sur les Médicaments

Comme avec tous les medicaments, vous devez suivre rigoureusement les conseils de votre docteur. Ne mélangez jamais des médicaments avec et sans ordonnance sans avoir consulté celui-ci. Et au moment où il rédige votre ordonnance, dîtes lui si vous utilisez une plante médicinale en plus de n’importequel autre médicament prescrit.

Les Injections dans la Colonne contre la Maladie Dégénérative du Disque

  • L’Injection Péridurale de Stéroïdes: C’est l’une des injections les plus fréquentes. Elle est particulièrement efficace sur les douleurs dans le bas du dos causées par une hernie discale, l’un des problèmes liés à la MDD. Cette injection cible la zone péridurale, c’est-à-dire l’espace autour de la membrane qui couvre la colonne et les racines nerveuses. Les nerfs parcourent cet espace puis se ramifient vers d’autres parties de votre corps, comme vos jambes. Si une racine nerveuse est comprimée (pincée) dans l’espace péridural, la douleur peut circuler de votre dos vers vos jambes (ce qu’on appelle communément la sciatique, bien que le terme technique médical soit la radiculopathie).
  • Une injection péridurale de stéroïdes introduit comme son nom l’indique des stéroïdes, des anti-inflammatoires très puissants, directement dans la racine nerveuse enflammée. C’est une thérapie qui contrôle la douleur, il est donc recommandé que l’injection soit faite par un spécialiste du contrôle de la douleur bien entraîné. Vous aurez probablement besoin de 2 à 3 injections ; en général, vous n’en aurez pas plus à cause des risques d’effets secondaires des stéroïdes.
  • Une Injection dans l’Articulation Zygapophysaire: Si vos articulations zygapophysaires vous font souffrir, des injections à cet emplacement pourront être d’une grande utilité. Ces articulations dans votre colonne vous aident à bouger et favorisent la stabilité. Toutefois, si elles deviennent enflammées, vous en souffrirez. Une injection dans l’articulation zygapophysaire engourdira cette dernière et pourra réduire votre douleur.