Étirement n°4 contre les douleurs dorsales : étirement du tendon du jarret

Objectif

Des tendons du jarret tendus peuvent contribuer à des douleurs dans le bas du dos. Cet étirement peut réduire les tensions dans l’arrière de votre jambe et le bas de votre dos.
Instructions
• Commencez sur le dos.
• En gardant la jambe aussi droite que possible, remontez-la doucement jusqu’à ce que vous sentiez un étirement confortable. Vous pouvez vous servir d’une serviette pour aider à la remonter.
• Tenez 10 à 20 secondes.
• Changez de jambe, en tenant à nouveau 10 à 20 secondes.
• Répétez l’opération 3 fois de chaque côté.

Étirement n°3 contre les Douleurs Dorsales : La Rotation du Tronc

Objectif

En pratiquant la rotation du tronc, vous augmenterez la flexibilité du bas de votre dos (rachis lombaire) et de vos hanches, favorisant ainsi la mobilité et la rotation de votre colonne vertébrale.
Instructions
• Commencez sur le dos, genoux pliés et pieds à plat sur le sol.
• Dirigez vos genoux, collés l’un à l’autre, vers un côté. Vos pieds doivent rester au sol.
• Tenez 3 à 5 secondes.
• Contractez vos muscles abdominaux en bougeant vos jambes vers le côté opposé, tenez à nouveau 3 à 5 secondes.
• Répétez l’opération 5 à 10 fois de chaque côté.

Étirement n°2 contre les douleurs dorsales : genoux-poitrine

Objectif

L’étirement genoux-poitrine sert à étirer vos hanches et les muscles du bas de votre dos (rachis lombaire). Il aide aussi à soulager la pression sur les nerfs spinaux en créant plus d’espace pour les nerfs à l’endroit où ils quittent la colonne.

Instructions
• Commencez sur le dos.
• Pliez doucement un genou vers votre poitrine, en utilisant vos mains pour tenir la jambe.
• Tenez 10 secondes. Vous devriez sentir que le bas de votre dos et vos hanches tirent.
• Changez de jambe et pliez l’autre genou vers votre poitrine, en tenant cette fois encore 10 secondes.
• Répétez l’opération 3 à 5 fois avec chaque jambe.
• Amenez vos deux jambes à votre poitrine, en tenant 10 secondes et en répétant l’opération 3 à 5 fois.

Étirement n°1 contre les douleurs dorsales : la bascule du bassin

Objectif

La bascule du bassin renforce vos muscles abdominaux inférieurs et étire le bas de votre dos (rachis lombaire).

Instructions
• Allongez-vous sur le dos, les genoux pliés et les pieds à plat sur le sol.
• En expirant, contractez vos muscles abdominaux, rentrez votre nombril vers le sol et aplatissez le bas de votre dos.
• Tenez 5 secondes.
• Répétez 10 fois.

Précautions

En faisant cet exercice, ne faites pas ressortir vos muscles abdominaux et gardez bien le bas de votre dos au sol. Vous devez tirer vos abdos vers le sol (cela aide vraiment d’imaginer que vous poussez votre nombril vers votre dos).

Exercices et étirements contre les douleurs dorsales

Les exercices contre les douleurs dorsales que nous avons ici rassemblés peuvent être pratiqués de plusieurs façons.
Une Douleur Dorsale Générale
Peut-être vous êtes vous réveillé ce matin avec une douleur dans le dos, le résultat d’un effort accompli hier. Il se peut que vous ayiez soulevé une charge lourde sans la technique correcte, ou qu’en faisant du jardinage toute l’après-midi vous avez mis votre dos à rude épreuve. Votre douleur n’est pas assez sérieuse pour aller voir un docteur ; en réalité, la plupart des douleurs dorsales sont dues à un muscle froissé ou tendu et s’en iront d’elles-mêmes en quelques semaines.
Mais jusqu’à ce que votre douleur disparaisse, vous aimeriez pratiquer quelques exercices et étirements pour vous apporter un certain soulagement. Dans ce cas, ces exercices vous aideront.
Un Dos Sain

Voyons les choses en face: même si à l’heure qu’il est, vous ne souffrez d’aucune douleur dorsale, cela n’a pas toujours été le cas, et ne le sera probablement pas éternellement. Pour garder un dos en bonne santé, vous devriez faire en sorte qu’il reste fort, mobile et flexible. Pratiquer ces étirements et exercices faciles vous aidera à atteindre cet objectif. Pensez à les intégrer à votre série d’exercices quotidiens ou faites-en votre première activité de la matinée.
Pour en tirer le maximum d’avantages, vous devriez faire ces étirements dans l’ordre où ils sont ici notés.
La Bascule du Bassin
L’Étirement Genoux-Poitrine
La Rotation du Tronc
L’Étirement du Tendon du Jarret
Le Pont

Les médicaments et injections dans la colonne vertébrale pour soulager les douleurs dorsales

Afin de de traiter votre douleur dorsale le plus précisément et le plus efficacement possible, votre docteur devra d’abord émettre un diagnostic. Quel est le problème dans votre colonne qui cause votre douleur dorsale ? Une fois cette information connue, il ou elle sera plus en mesure de vous prescrire des médicaments et/ou des injections dans la colonne afin de traiter vos symptômes. Les médicaments et injections feront sûrement partie d’un plan de traitement plus important, comprenant d’autres options telles que la kinésithérapie. En d’autres termes, la prise de médicaments comme unique reméde n’est pas la meilleure solution pour vos douleurs dorsales.
La gravité et l’origine de vos douleurs dorsales déterminent la prescription de médicaments ou d’injections, mais votre docteur vous suggérera peut-être :
Des Médicaments Sans Ordonnance contre vos Douleurs Dorsales
• L’Acétaminophène (ou Paracetamol) : Le Tylenol est un exemple d’acétaminophène, un type de médicament connu pour soulager efficacement la douleur. Votre docteur le qualifiera sûrement d’analgésique, mais la plupart d’entre
• Les AINS sans ordonnance (anti-inflammatoires non stéroïdiens) : Ceux-ci aident à réduire le gonflement (ou l’inflammation) en soulageant la douleur ; c’est en ça que les AINS diffèrent de l’acétaminophène. Il existe un large choix d’AINS sans ordonnance. Vous pouvez prendre de l’Ibuprofen (Advil), de l’aspirine ou de l’Aleve.
Médicaments Sous Ordonnance contre les Douleurs Dorsales
• Les Décontractants Musculaires: Si vous souffrez de douleurs dorsales chroniques, causées par des spasmes musculaires, il se peut que vous ayiez besoin d’un décontractant musculaire, qui aidera à arrêter les spasmes.
• Les Antidépresseurs: Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être des médicaments efficaces pour traiter la douleur car ils stoppent les messages de la douleur avant qu’ils n’arrivent au cerveau. Ils peuvent également aider à augmenter la production d’endorphines par le corps, les analgésiques naturels de l’organisme.
• Les Opioïdes: Dans les cas les plus extrêmes, et seulement sous surveillance attentive, votre docteur peut vous prescrire un opioïde, tel que de la morphine ou de la codéine.
Mise en Garde sur les Médicaments

Comme avec tous les medicaments, vous devez suivre rigoureusement les conseils de votre docteur. Ne mélangez jamais des médicaments avec et sans ordonnance sans avoir consulté votre docteur. De la même façon, au moment où celui-ci rédige votre ordonnance, dîtes lui si vous utilisez une plante médicinale en plus de n’importequel autre médicament prescrit.
Les Injections dans la Colonne contre les Douleurs Dorsales
• L’Injection Péridurale de Stéroïdes: C’est l’une des injections les plus fréquentes. Elle cible la zone péridurale, c’est-à-dire l’espace autour de la membrane qui couvre la colonne et les racines nerveuses. Les nerfs parcourent cet espace puis se ramifient vers d’autres parties de votre corps, comme vos jambes. Si une racine nerveuse est comprimée (pincée) dans l’espace péridural, la douleur peut circuler de votre dos vers vos jambes (ce qu’on appelle communément la sciatique, bien que le terme technique médical soit la radiculopathie).
Une injection péridurale de stéroïde introduit comme son nom l’indique des stéroïdes, des anti-inflammatoires très puissants, directement dans la racine nerveuse enflammée. C’est une thérapie qui contrôle la douleur, il est donc recommandé que l’injection soit faite par un spécialiste du contrôle de la douleur bien entraîné. Vous aurez probablement besoin de 2 à 3 injections ; en général, vous n’en aurez pas plus à cause des risques d’effets secondaires des stéroïdes.
• Les Autres Injections: En fonction de votre diagnostic, votre docteur peut vous suggérer d’autres types d’injections dans la colonne. Par exemple, il pourra pratiquer un blocage d’un nerf sympathique, qui cible les nerfs contrôlant certaines des fonctions involontaires de votre corps. Les nerfs sympathiques contrôlent des actions telles que l’ouverture et la fermeture des vaisseaux sanguins. Vous pouvez aussi avoir une injection dans l’articulation zygapophysaire. Les articulations zygapophysaires dans votre colonne vertébrale vous aident à bouger et favorisent la stabilité. Si elles deviennent enflammées, toutefois, elles vous feront souffrir. Une injection dans l’articulation zygapophysaire engourdira celle-ci et réduira la douleur.

Les solutions alternatives : acupuncture, phytothérapie, massage, yoga, Pilates

Dans le cadre de votre programme de soins, le médecin peut vous suggèrer des traitements alternatifs, tels l’acupuncture ou le yoga. De nombreux patients ont fait état d’une réelle efficacité de ces méthodes parallèles. Peut-être essayerez-vous l’une d’entre elles :
• L’acupuncture, selon une étude récente publiée par le British Medical Journal, se montre très efficace. Par ailleurs, début 2008, le site américain SpineUniverse a effectué une étude sur les solutions de traitement des douleurs cervicales, selon laquelle les patients se montrent plus convaincus par l’acupuncture que par les injections vertébrales traditionnelles. En savoir plus sur les conclusions de cette étude.
Pour les acupuncteurs, le corps est animé d’une force vitale, le Qi ou Chi (prononcez « tchi ») ; lorsque celle-ci est bloquée, vous risquez de développer un trouble physique. L’acupuncture est là pour rétablir un flux sain de l’énergie du Chi. Cette conception orientale de la médecine se heurte aux concepts scientifiques occidentaux, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit bonne ou mauvaise : elle est simplement différente.
Le praticien en acupuncture insère de fines aiguilles à des points spécifiques du corps ; cette technique est, en toute honnêteté, indolore.
• La phytothérapie : avant de l’expérimenter, renseignez-vous et parlez-en avec votre médecin. Des effets indésirables pourraient vous échapper (par exemple une interférence avec un traitement qui vous a été prescrit). Parmi les méthodes validées par les patients, on trouve :
o La capsaïcine : il s’agit d’un composé irritant issu du piment rouge ; elle peut aussi soulager la douleur, mais seulement de manière temporaire, il faut donc la réappliquer régulièrement. Elle est efficace contre l’arthrose et les douleurs musculaires, toutes deux sources de douleur cervicale.
o La Griffe du Diable est originaire d’Afrique australe, où elle a été utilisée, des siècles durant, pour soigner fièvre, arthrite et troubles gastro-intestinaux. De nos jours, elle sert à combattre les sources d’inflammation et de douleur comme l’arthrose cervicale.
o Le saule blanc est à l’origine de l’aspirine ; si vous ne souhaitez pas prendre son équivalent chimique (l’aspirine pouvant notamment irriter l’estomac), il constitue la bonne alternative, notamment pour des troubles comme l’arthrose.
• Le massage : dans beaucoup de cas, la douleur cervicale vient du stress, du surmenage et des mauvaises habitudes (par exemple, rester des heures voûté devant l’ordinateur au quotidien, afin de respecter ces fichus délais). Un massage dissiperait toute cette tension et soulagerait les douleurs et autres inflammations musculaires.
• Le yoga, les Pilates : ces pratiques permettent d’optimiser la force intérieure, favoriser l’équilibre et le maintien, et réduire stress, ce qui ne peut que vous aider dans votre combat contre la douleur cervicale aussi bien que dans sa prévention.

Les traitements

Les auto soins à domicile
On recommande généralement la reprise au plus vite d’une activité normale ou presque. En revanche, les étirements et activités sollicitant un effort supplémentaire du dos ne sont pas recommandées.
• Afin de diminuer l’inconfort, dormez sur le flanc, un oreiller entre les genoux ; certains médecins recommandent de s’allonger sur le dos et de caler l’oreiller sous les genoux.
• Pour les personnes souffrant de lombalgie aigüe, on n’a pas trouvé d’exercice dorsal spécifique permettant de soulager la douleur ou rétablir les aptitudes fonctionnelles. Des exercices permettent en revanche aux patients atteints de lombalgie chronique de retrouver progressivement leurs activités quotidiennes et professionnelles.

• Des médicaments sans ordonnance peuvent soulager la douleur :
o L’ibuprofène (comme l’Advil, le Nuprin ou le Motrin), en vente libre, constitue un excellent remède dans le traitement à court terme des lombalgies. En raison des risques d’ulcère et d’hémorragie gastro-intestinale, veuillez consulter votre médecin avant une utilisation de longue durée.
o Le paracétamol (comme le Tylenol) se révèle aussi efficace que l’ibuprofène pour calmer la douleur.
o Les agents locaux, comme les gels anti-inflammatoires, n’ont pas prouvé leur efficacité.
o Chez certaines personnes, l’usage de glace ou le traitement par la chaleur semble probant. Même si son efficacité n’est pas prouvée, cette pratique n’est pas néfaste. Attention toutefois à ne pas utiliser un coussin chauffant réglé à haute température ou appliquer la glace à même la peau.
• La plupart des spécialistes s’accordent à dire qu’un alitement prolongé allonge le temps de guérison. Pire, les malades s’exposent à un risque accru de dépression, de formation de caillots sanguins dans la jambe et à une perte du tonus musculaire. Une infime minorité des experts seulement recommande une période de sous-activité ou d’alitement de plus de 48 heures. En d’autres termes, dans la mesure du possible, bougez, évitez de rester inactif.
Traitement médical
Le traitement de la lombalgie se base initialement sur la supposition que chez environ 90% des gens la douleur s’estompera d’elle-même en un mois. De nombreux choix de traitements existent ; certains ont fait leurs preuves, d’autres sont plus discutables quant à leur efficacité.
On encourage les soins à domicile dans le cadre initial du traitement de la lombalgie. L’efficacité de l’alitement n’est pas prouvée, et pour la plupart des spécialistes, sa durée, comme celle de la baisse d’activité, ne doit pas dépasser 2 jours. Chez certaines personnes atteintes de sciatique, un repos de 2 à 4 jours peut être profitable. L’application locale de glace ou de chaleur soulage la douleur chez certaines personnes, essayez-la. Le paracétamol et l’ibuprofène domptent efficacement la douleur.
• De nombreuses études se sont questionnées sur l’efficacité du traitement actuel de la lombalgie. Dans chaque cas particulier, on ne saura dire si une thérapie fonctionnera avant de la mettre en œuvre. Votre médecin testera des traitements qui se sont avérés concluants par le passé.
Les médicaments
En fonction de vos antécédents médicaux, de vos allergies, et éventuellement des autres médicaments que vous prenez, votre médecin déterminera le traitement le plus adapté possible.
• Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) sont le pilier du traitement médical destiné à soulager les douleurs dorsales. Parmi tant d’autres, on trouve l’ibuprofène, le naproxène et le kétoprofène. On n’a pas prouvé la supériorité d’un AINS particulier sur les autres dans la régulation de la douleur ; il se peut que le médecin vous en fasse essayer plusieurs pour voir lequel fonctionne le mieux sur vous.
• Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase-2, comme le célécoxib (Célébrex) constituent un choix plus pointu d’AINS. Si leur coût peut rebuter, il faut leur reconnaître un risque beaucoup moins élevé d’hémorragie du système gastro-intestinal par rapport aux AINS traditionnels. L’inoffensivité à long terme des inhibiteurs de la cyclo-oxygénase-2 et des AINS, notamment sur les risques éventuels d’attaque cardiaque et d’AVC, est actuellement à l’étude.
• Le paracétamol est également considéré comme efficace dans le traitement de la douleur aigüe. Les AINS peuvent entraîner à long terme, il faut le rappeler, un certain nombre d’effets secondaires, comme une irritation gastro-intestinale ou un endommagement des reins.
• Les myorelaxants : l’idée que les spasmes musculaires provoquent la lombalgie ne fait pas l’unanimité, et la plupart des myorelaxants n’ont aucun effet sur ces spasmes. Certes, il ne s’agit pas de simples placebos, mais aucun ne s’est révélé supérieur aux AINS. Une prise combinée de myorelaxants et d’AINS ne présente pas d’avantages supplémentaires sur les AINS seuls. Les myorelaxants provoquent une somnolence chez 30% des sujets ; ils ne sont pas prescrits couramment.
• Les analgésiques opioïdes sont une autre alternative pour réguler la douleur d’une lombalgie aigüe. Les effets secondaires sont nombreux et lourds : dépendance, sédation, temps de réaction réduit, nausée, altération du jugement… L’un des plus désagréables est la constipation, qui touche une proportion importante de ceux qui les utilisent pendant plus de quelques jours. Quelques études encouragent leur prise à court terme pour calmer temporairement la douleur ; toutefois, ils n’accélèrent pas la guérison.
• Les stéroïdes oraux ne sont d’aucune utilité ; ils sont à proscrire. Les injections de stéroïdes dans l’espace épidural s’avèrent ne pas réduire la durée des symptômes ni améliorer les fonctions et ne sont actuellement pas recommandées pour le traitement des épisodes douloureux aigus sans sciatique. Dans le cas d’une douleur chronique lié à la sciatique, leur efficacité reste controversée. Les injections dans les espaces articulaires postérieurs, les facettes, peuvent s’avérer efficaces chez les personnes dont la douleur est liée à la sciatique. Les injections dans les points gâchettes ne se sont pas révélées d’un grand secours pour les douleurs aigües ; couplées à un stéroïde et un anesthésique local, elles sont parfois utiles contre les douleurs chroniques. Leur usage reste controversé.
La chirurgie
• Elle est rarement envisagée pour les douleurs dorsales aigües, en dehors des cas de sciatique ou de syndrome de la queue de cheval. Son utilité est plutôt reconnue dans les cas de troubles neurologiques évolutifs causés par des disques herniés.
Autres types de soins
• La manipulation vertébrale : les manipulations de type ostéopathique et chiropratique semblent porter leurs fruits durant le premier mois de symptômes. Plusieurs études ont été menées à ce sujet, avec des résultats contradictoires ; même constat pour l’étude de l’efficacité de la manipulation dans les cas de lombalgie chronique. L’efficacité de ce traitement demeure inconnue ; la méthode n’a pas fait preuve de probité pour les gens souffrant de problèmes liés aux racines nerveuses.
• L’acupuncture : les témoignages actuels ne se prononcent pas vraiment en faveur de l’acupuncture pour traiter le mal de dos aigu. On manque de véritables études scientifiques sur le sujet, et cette méthode reste controversée.
• La neurostimulation transcutanée (TENS) consiste à envoyer des impulsions électriques de stimulation par l’intermédiaire d’électrodes. Pour les cas de douleur aigüe, il n’y a aucune preuve de résultat. Deux études ont été effectuées, sans aboutissement concluant, mais qui semblent admettre une amélioration liée au TENS. Pour ce qui est des crises chroniques, les témoignages se contredisent à propos de sa capacité à calmer la douleur. Une étude a mis en lumière une légère supériorité du TENS au bout d’une semaine, mais aucune différence à trois mois et au-delà. Pour d’autres études, il n’y a aucun résultat probant, à aucun moment. On n’a pas recensé de succès dans le traitement de la sciatique.
• Les exercices physiques sollicitant spécifiquement le dos n’ont pas prouvé leur supériorité sur les autres thérapies conservatrices pour ce qui est de la récupération des fonctions et la diminution de la douleur en cas de crise aigüe ; pour les douleurs chroniques, des études ont mis en lumière l’utilité des exercices de musculation.

Aller plus loin
Le suivi
Après votre première visite médicale pour un mal de dos, il est recommandé de suivre les consignes de votre médecin aussi fidèlement que possible. Cela signifie prendre ses traitements et accomplir les exercices dans le respect des instructions. Ainsi, selon toute probabilité, le mal de dos partira au bout de quelques jours. Ne soyez pas découragé si l’amélioration se fait attendre. Dans presque tous les cas, la situation s’arrange dans le mois suivant l’apparition de la douleur.
La prévention
La prévention même du mal de dos est quelque peu controversée. On a longtemps pensé que l’exercice physique et un mode de vie sain à tous les niveaux empêchaient la lombalgie. Ce n’est pas nécessairement vrai. En vérité, de nombreuses études ont montré qu’une pratique physique inadaptée, aussi bien que des activités à fort impact sur l’organisme, favoriseraient les risques de douleurs lombalgiques. Néanmoins, faire de l’exercice est important pour la santé d’une manière générale ; ne négligez pas cette démarche. Les activités à impact modéré (la nage, la marche, le vélo) contribuent à l’amélioration de la forme physique, sans solliciter le bas du dos de manière trop violente.
• Les exercices ciblés : parlez-en à votre médecin pour savoir comment les accomplir.
o Abdominaux : les crunch, lorsqu’ils sont effectués correctement, renforcent la musculature abdominale et réduisent les risques de douleurs dorsale.
o Même s’ils ne sont pas utiles pour remédier à la lombalgie, les exercices d’étirement aident à soulager les raideurs musculaires dorsales.
o Les exercices de bascule du bassin ont les mêmes vertus apaisantes.
• La ceinture lombaire est souvent imposée aux travailleurs qui ont régulièrement à soulever des objets lourds. Rien ne prouve que ces ceintures empêchent les blessures dorsales ; une étude a même indiqué qu’elles en augmentaient la probabilité.
• La station debout : pensez à garder la tête haute et le ventre rentré. Si vous devez rester debout sur des périodes prolongées, gardez avec vous un petit tabouret sur lequel poser chaque pied à tour de rôle. Evitez les talons hauts.
• La position assise : on privilégiera une chaise à hauteur appropriée pour le travail, avec un bon maintien de la région lombaire. Afin de ne pas trop solliciter le dos, une chaise pivotante est préférable. Les sièges de voiture doivent aussi soutenir le bas du dos de manière suffisante. Si ce n’est pas le cas, un petit oreiller ou bien une serviette roulée, calés derrière la partie lombaire, vous apporteront ce soutien.
• Pour dormir : les préférences personnelles varient ; un matelas trop moelleux provoquera des douleurs dorsales chez beaucoup. Ce qui est vrai aussi avec un matelas trop dur. Il faut essayer, tâtonner, prendre le risque de se tromper. Une planche de contreplaqué entre le sommier et le matelas raffermira un lit trop mou. Pour rendre un matelas trop dur plus confortable, utilisez une alaise épaisse.
• Ne soulevez pas d’objets trop lourds pour vous. Si vous tentez de le faire, veillez, en vous baissant et vous relevant, à ce que le dos reste droit, tout comme la tête, et appuyez-vous sur vos genoux. Plaquez l’objet contre vous, évitez de vous voûter par-dessus. Contractez vos muscles abdominaux, afin de préserver l’équilibre de votre dos.
Perspectives
Le pronostic, pour les douleurs dorsales aigües accompagnées de « messages d’alerte », dépend des causes sous-jacentes de la douleur.
• Près de 90% de la population connaît un jour ou l’autre un épisode lombalgique aigu non accompagné de problème de santé ; les symptômes disparaitront d’eux-mêmes dans le mois. Dans la moitié des cas, de nouveaux épisodes auront lieu.
• 80% des sciatiques finissent par être guéries, avec ou sans intervention chirurgicale. Le temps de guérison est beaucoup plus long que pour les lombalgies aigües sans complications.
• Pour favoriser une guérison rapide, il faut rester actif et éviter un alitement de plus de 2 jours.

L’usage de la chiropratique dans le traitement de la lombalgie

La chiropratique est un type de soin médical qui se concentre sur la relation entre la structure du corps (essentiellement, la colonne vertébrale) et sa fonction. Les spécialistes de chiropratique, appelés chiropraticiens ou encore chiropracteurs, pratiquent un geste thérapeutique nommé « manipulation » (ou « ajustement »), qui constitue le cœur de leur protocole de soins. Hors des divergences d’opinions et des différentes approches au sein même de la profession, ce rapport de recherche se chargera de fournir un aperçu global de la chiropratique, d’examiner les conclusions de la recherche sur le traitement chiropratique de la lombalgie, et d’indiquer d’autres sources d’information. Les liens hypertexte sur certains termes renvoient à leur définition dans la section dédiée de ce rapport.

Points-clés

·         On fait appel à la chiropratique avant tout pour traiter les troubles musculosquelettiques, c’est-à-dire les problèmes relatifs aux muscles, aux articulations, aux os et aux tissus conjonctifs tels que les cartilages, les ligaments et les tendons.

·         Les études scientifiques sur le traitement chiropratique de la lombalgie ont été jusqu’ici inégales sur le plan de la qualité et insuffisantes pour pouvoir en tirer des conclusions solides. Néanmoins, l’idée générale est qu’en ce qui concerne les douleurs dorsales, le traitement chiropratique et les traitements médicaux conventionnels s’avèrent à peu près aussi efficaces l’un que l’autre. Il est plus délicat de tirer des conclusions sur la valeur relative de la chiropratique pour d’autres états cliniques.

·         Le risque de complications liées à l’ajustement chiropratique du bas du dos semble  très faible. Cependant, il semble plus élevé dans le cadre d’un ajustement cervical.

·         Il est important de tenir informés tous vos prestataires de soins de santé dès lors que vous suivez ou envisagez un traitement, quel qu’il soit, et cela vaut aussi pour la chiropratique. Ainsi, chaque prestataire peut s’assurer que les différentes approches d’un traitement sont compatibles.

1.      Qu’est-ce que la chiropratique ?

Le terme vient du grec cheir (la main) et praxis (la pratique), et désigne donc un soin prodigué « par la main ». Il s’agit d’une médecine alternative, et son approche du diagnostic, de la classification et du traitement des problèmes de santé est différente de celle de la médecine conventionnelle (voir encadré).

On peut décrire les concepts à la base de la chiropratique comme suit :

·         Le corps dispose d’une puissante capacité à s’auto-soigner.

·         Sa structure (essentiellement la colonne vertébrale) et sa fonction sont intimement liées, et cette relation a un impact sur la santé.

·         On a recours à la chiropratique dans le but de normaliser cette relation structure /fonction et d’assister le corps dans son processus de guérison.

2. Quand et comment la chiropratique a-t-elle été découverte puis utilisée ?

Il s’agit d’une forme de manipulation de la colonne vertébrale, constituant l’une des plus anciennes pratiques thérapeutiques ; la manipulation spinale a été décrite par Hippocrate dans la Grèce antique (1-3). La profession moderne de chiropraticien fut fondée en 1895 par Daniel David Palmer à Davenport dans l’Iowa. C’était un guérisseur autodidacte qui étudiait les philosophies médicales de son époque. Il s’aperçut de la capacité naturelle du corps à guérir, capacité contrôlée, croyait-il, par le système nerveux. Il pensait également que des subluxations, ou désalignements vertébraux (un concept qui existait alors déjà dans la tradition des rebouteux et des ostéopathes) venaient interrompre ou parasiter ce « flux nerveux ». Palmer suggéra que si un organe n’est plus ravitaillé par les impulsions nerveuses, il peut devenir malade. C’est cette ligne de pensée qui le poussa à développer une procédure destinée « ajuster » les vertèbres, les os de la colonne vertébrale, dans le but de corriger les subluxations.

Certains chiropraticiens considèrent encore la subluxation comme centrale dans le traitement chiropratique (2). Toutefois, les autres ne voient plus aujourd’hui la théorie de la subluxation comme thème universel de la bonne santé et de la maladie, ni comme base de leur pratique. D’autres théories relatives à la démarche chiropratique ont été développées.

2.      Qui a recours à la chiropratique ? Pour quels problèmes ?

En 1997, on estimait à presque 192 millions le nombre annuel de visites d’Américains chez le chiropraticien (4). Plus de 88 millions de ces visites étaient motivées par une douleur dorsale ou cervicale (5). Une étude récente montre que plus de 40% des patients recevant des soins chiropratiques sont traités pour des problèmes dorsaux ou lombaires (6). Plus de la moitié d’entre eux a dit connaître des symptômes chroniques. Parmi les problèmes couramment traités par les chiropraticiens figurent le mal de dos, et les douleurs cervicales, maux de têtes, blessures sportives et élongations à répétition. Mais d’autres problèmes poussent les patients à solliciter des soins contre la douleur, comme l’arthrite (7).

La lombalgie est une pathologie courante, qui touche chaque année jusqu’à un quart de la population. La plupart des gens fait au moins une fois dans sa vie l’expérience d’une lombalgie significative (8). Plusieurs études récentes ont montré que dans la plupart des cas, une crise aigüe se dissipe en quelques semaines, peu importe le traitement (8-10). Souvent, la cause en est inconnue, et la manière dont le mal est perçu, d’une part, et d’autre part dont il est diagnostiqué, varient du tout au tout (11), ce qui fait de son étude un vrai défi.

Dans quels cas solliciter des soins

L’AHRQ (Agency for Healthcare Research and Quality, une branche du ministère de la santé américain) a recensé 11 « messages d’alerte » qu’il revient aux médecins de déceler à l’examen d’une personne atteinte de lombalgie. Ces symptômes permettent de détecter les fractures, les infections ou même les tumeurs qui touchent la colonne vertébrale. Si l’un de ces messages accompagne votre lombalgie, consultez votre médecin au plus vite pour un examen complet :
• Un traumatisme sérieux récent, tel qu’une une chute importante, un accident de la route ou tout autre incident de cet ordre.
• Un traumatisme récent plus léger chez une personne âgée de plus de 50 ans, comme une chute de quelques marches ou une glissade avec chute sur les fesses.
• Une prise prolongée de stéroïdes par le passé ; ils sont fréquemment prescrits aux personnes souffrant d’asthme, de bronchites chroniques et de problèmes rhumatologiques.
• Tout antécédent d’ostéoporose : par exemple, une femme âgée avec des antécédents de fracture de la hanche est considérée comme sujet à risque élevé.
• L’âge : partir de 70 ans, les cancers, infections et douleurs d’origine abdominale sont plus fréquents
• Des antécédents cancéreux
• Des antécédents infectieux récents
• Une fièvre supérieure à 37,8°C
• La prise de drogues par intraveineuse : c’est un comportement à haut risque de complications infectieuses.
• Une perte de poids inexpliquée.
Face à l’une de ces alertes, une consultation aux urgences hospitalières s’impose, d’autant plus si vous ne pouvez voir votre médecin de famille dans les 24h.
• Un dysfonctionnement nerveux aigu, quel qu’il soit, doit aussi motiver une consultation immédiate. Par exemple, en cas d’incapacité de marcher ou de lever et baisser le pied au moyen de la cheville. De même pour l’incapacité de lever le gros orteil, marcher sur les talons ou se tenir sur la pointe des pieds, ce qui peut être signe d’endommagement ou de compression aigus d’un nerf. Dans certaines circonstances, il peut s’agir d’une urgence nécessitant une intervention neurochirurgicale immédiate.
• Une perte du contrôle intestinal ou vésical, comme une difficulté à déclencher ou stopper le flux urinaire, ou encore une incontinence, peut signaler une situation très préoccupante et justifie une consultation aux urgences dans les plus brefs délais.
• Si la prise du traitement prescrit ne calme pas la douleur, n’hésitez pas à vous présenter aux urgences. En général, l’intervention du médecin prescripteur qui vous suit pour ce problème permet une meilleure résolution de la situation.

Examens et analyses
Antécédents médicaux
• En raison de la multiplicité des causes potentielles du mal de dos, la personne qui vous examinera procédera à interrogatoire afin de retracer l’historique complet du mal. Si certaines questions peuvent paraître anodines, elles seront néanmoins très utiles à votre médecin pour déterminer l’origine de votre douleur.
• En premier lieu, le médecin vous posera de nombreuses questions relatives à l’apparition de votre mal : est-il survenu alors que vous souleviez un objet lourd ? La douleur fut-elle immédiate, ou s’est-elle accentuée peu à peu ? Il cherchera à connaître ce qui apaise votre douleur, ce qui l’augmente. Nombre de questions feront écho aux « messages d’alerte » évoqués plus haut. Par exemple, il vous demandera si vous avez déjà ressenti cette douleur auparavant, si elle s’accompagne de problèmes et symptômes tels qu’une toux, de la fièvre, des difficultés à uriner ou des maux de ventre. Chez une femme, il se renseignera sur d’éventuels saignements, crampes ou pertes au niveau du vagin: dans de telles situations, les douleurs pelviennes se font fréquemment ressentir dans le dos.
L’examen physique
• Afin de vous examiner au mieux, on vous demandera d’enfiler une blouse. Le praticien vous fera marcher sur les talons, la pointe et la plante des pieds pour repérer d’éventuelles lésions nerveuses. On testera vos réflexes à l’aide d’un petit marteau, généralement sur le genou et l’arrière de la cheville. Couché sur le dos, on vous fera lever une jambe puis l’autre, d’abord avec l’aide du médecin, puis sans. Cela sert à évaluer l’état des nerfs et de la force musculaire, et à déceler une éventuelle tension du nerf sciatique. On teste habituellement la sensitivité au moyen d’une aiguille, d’un trombone, d’un abaisse-langue cassé ou tout autre objet pointu, afin de déceler la moindre perte de sensation au niveau des jambes.
• En fonction de son pronostic sur l’origine de votre problème, le médecin peut ensuite procéder à un examen abdominal, pelvien ou rectal. Leur but est de vérifier si vous êtes atteint d’une maladie qui projetterait la douleur dans votre dos. Les nerfs situés au bas de la moelle épinière desservent les zones sensorielles ainsi que les muscles du rectum ; leur endommagement peut donc conduire à une incapacité de contrôler la miction et la défécation. C’est pourquoi un examen rectal est nécessaire afin de s’assurer que les nerfs ne sont pas endommagés dans cette partie du corps.
L’imagerie médicale
• Les médecins disposent de toute une batterie de tests permettant d’examiner le patient « de l’intérieur » et se faire une idée de la cause d’un mal de dos. Aucun test n’est infaillible isolément, dans la mesure où il ne peut garantir seul la présence ou non d’une maladie à 100%.
• La littérature médicale est très claire sur ce point : en l’absence de messages d’alerte, l’intérêt de l’imagerie pour un cas de mal de dos aigu est très limité. Comme, dans 90% des cas, l’état du patient s’améliore dans les 30 jours suivant l’apparition de la douleur, la plupart des spécialistes n’ordonnera pas ces tests dans le cadre de l’examen courant d’une lombalgie aigüe sans complication.
• On considère en général qu’une simple radiographie est inutile pour évaluer une douleur dorsale, surtout dans les 30 premiers jours. En l’absence de messages d’alerte, son usage n’est pas préconisé. On l’utilise davantage en cas de traumatisme important, ou même léger chez une personne de plus de 50 ans, chez les personnes atteintes d’ostéoporose et celles qui ont pris des stéroïdes de manière prolongée. Ne vous attendez donc pas à une radiographie.
• Le myélogramme est une analyse par rayons X au cours de laquelle on injecte directement dans le canal de l’épendyme un colorant réagissant à la radiographie. Son utilisation a reculé de manière significative depuis l’apparition de l’IRM. De nos jours, on associe généralement ce procédé à un tomodensitogramme, et encore, seulement dans des cas très particuliers où la chirurgie est envisagée.
• L’imagerie par résonnance magnétique (IRM) est un examen très sophistiqué, et donc très cher. Il n’utilise pas les rayons X pour produire des images, mais des aimants très puissants. Son usage courant n’est pas encouragé pour une douleur dorsale aigüe, à moins qu’il faille recourir rapidement à la chirurgie, comme c’est le cas avec le syndrome de la queue de cheval ou en présence de messages d’alerte suggérant une infection du canal de l’épendyme ou des os, une tumeur ou encore une fracture.
o L’IRM est aussi indiqué si au bout d’un mois les symptômes sont toujours là, afin d’écarter la possibilité de problèmes sous-jacents plus graves.
o Par ailleurs, l’IRM n’est pas inoffensif ; on recense une saillie des disques sur 40% des personnes non atteintes de lombalgie ayant subi un IRM. D’autres études montrent que 20% des disques fissurés repérés au cours d’une opération ne le sont pas par l’IRM.
• Le tomodensitogramme utilise les rayons X pour obtenir une coupe transversale du corps. Son utilisation est très semblable à celle de l’IRM.
Analyses neurologiques
• L’électromyogramme, ou EMG, implique la pose de minuscules aiguilles dans les muscles, afin d’en étudier les courants électriques. Son usage est surtout réservé aux cas de douleurs chroniques, pour évaluer le niveau d’endommagement des racines nerveuses. Il permet aussi au médecin de faire la différence entre l’affection d’une racine nerveuse et celle d’un muscle.