Archive pour catégorie Soins contre le mal de dos

Des exercices pour optimiser les résultats sur les douleurs du bas du dos

Depuis des décennies, il est recommandé de faire de l’exercice pour traiter une douleur vive dans le bas du dos. Le terme « exercice » est assez large et regroupe l’aérobic et le fitness cardiovasculaire, ainsi que des exercices de souplesse et de renforcement musculaire. Il va de soi de recommander aux patients souffrant de douleurs vives dans le bas du dos de retrouver la forme autant que possible.

Scientifiquement Prouvé
Comment y parvenir? C’est une autre question, sur laquelle la littérature scientifique est partagée. Selon Cady et al, les pompiers avec une moins bonne forme physique que les autres souffrent plus souvent de douleurs dans le bas du dos. Malheureusement, ceux-ci sont également plus vieux. De plus, l’étude ne s’est pas intéressée aux douleurs dans le bas du dos survenues auparavant.

Une étude suivie a montré qu’il était plus coûteux de traiter les pompiers en moins bonne forme, suggérant ainsi les avantages du fitness aérobique. Ce sport peut améliorer le flux sanguin et l’oxygénation des tissus, parmi lesquels les muscles, les os et les ligaments de la colonne.

Des exercices d’aérobique peuvent également diminuer l’impact psychologique d’une douleur dans le bas du dos car ils améliorent l’humeur, atténuent la dépression et favorisent la tolérance à la douleur. En théorie, des exercices d’aérobique peuvent favoriser la capacité du corps à briser les tissus cicatriciels par un activateur du plasminogène des tissus. Faire du fitness aérobique est un objectif raisonnable, en complément d’un programme d’exercices actifs qui se concentre sur la restauration d’une mobilité lombo-sacrée normale, le renforcement du tronc et des mécanismes corporels appropriés. Un programme d’aérobique seul serait trop simpliste, insuffisant pour être bénéfique à la plupart des patients et susceptible d’être à l’origine de douleurs.

Il vaut mieux éviter le déconditionnement en évitant l’alitement et l’immobilisation. Les patients relativement déconditionnés devraient pratiquer des exercices d’aérobique de base incluant un réchauffement approprié, un refroidissement et une évaluation de l’intensité ciblée des exercices grâce au rythme cardiaque et à l’estimation de l’effort perçu.

Le Renforcement

La littérature scientifique est partagée au sujet de l’efficacité des exercices de renforcement dans le traitement des douleurs vives dans le bas du dos. C’est en partie dû au mauvais plan d’étude, à la difficulté de trouver un échantillonage aléatoire et au manque de diagnostics spécifiques dans la plupart des études.

Il y a également eu des débats sur le mérite des exercices de flexion-extension pour le traitement de divers problèmes de bas du dos. Certaines études ont montré que les exercices de flexion aidaient les patients atteints de dysfonctionnements des éléments postérieurs, tels que la spondylosis et la spondylolistesis. D’autres ont montré l’efficacité d’un programme basé sur l’extension chez les patients souffrant de lombalgies d’origine discale. Les exercices unidirectionnels sont trop simplistes pour répondre aux multiples changements physiopathologiques qui apparaissent lors d’épisodes de douleurs dans le bas du dos, vives ou récurrentes.

La Méthode McKenzie

L’approche McKenzie des pathologies discales ne s’intéresse ni à la flexion ni à l’extension mais à la centralisation de la douleur. Le programme McKenzie n’est entamé qu’après une évaluation complète dans laquelle sont découvertes les positions qui centralisent la douleur. L’objectif global de ce programme complet d’exercices est de réduire la douleur, de développer le soutien musculaire du tronc et de la colonne et de diminuer le stress accumulé dans les disques intervertébraux et autres stabiliseurs statiques de la colonne.

Les séances thérapeutiques doivent être activement dirigées et limitées à un nombre qui garantit que le patient comprend le concept du programme entier, pratique les exercices avec une bonne technique et peut les effectuer de manière indépendante chez lui. De plus, un entraînement spécifique doit être intégré afin qu’on apprenne aux patients à maintenir une colonne neutre et un soutien musculaire dynamique de la colonne dans toutes les activités de leur vie quotidienne, au travail et dans leurs loisirs. Les personnes ne connaissant pas d’amélioration au bout de six séances devront être ré-évaluées et le thérapeute devra revoir leur plan de traitement. Le succès de ces programmes complets est à présent bien documenté.

5 conseils simples pour prévenir le mal de dos

Nous sommes tous touchés au moins une fois. Il existe cependant des moyens de l’empêcher d’apparaître trop souvent ou de devenir trop sérieux. Voici 5 moyens majeurs de prévenir le mal de dos :

1) Ne pas rester inactif, faire de l’exercice
La chose la plus importante que vous pouvez faire pour la bonne santé de votre colonne vertébrale et le reste de votre corps, c’est de l’exercice. D’abord, réfléchissez à une activité que vous aimez, ensuite, pratiquez-la ! Il faudrait se fixer un objectif d’au moins 30 minutes quotidiennes d’exercice (autant que possible). Quelle que soit votre activité, assurez-vous qu’elle accélère un minimum votre respiration ; c’est bon pour la circulation. Incluez aussi des exercices musculaires, afin que les muscles restent sains et forts. Marche, jogging, vélo, nage, les exemples sont nombreux ; même le jardinage peut être considéré comme de l’exercice s’il est effectué avec ardeur !
2) Se rendre chez le médecin
Il est très important de faire des bilans de santé réguliers, quel que soit votre âge. Prévoyez de consulter votre médecin au moins une fois par an pour vous assurer que tous vos systèmes naturels fonctionnent sans problème. Et si vous souffrez du dos et avez l’impression ne pas connaître le moindre soulagement, il est vraiment temps d’aller consulter. Il existe aujourd’hui assez de solutions de traitement pour que vous n’ayez pas à vivre avec le mal de dos.
3) Perdre du poids
On estime que plus de la moitié des Américains sont en surpoids. Il faut savoir que l’obésité favorise les maladies cardiaques, le diabète, l’augmentation de la pression sanguine, le cancer, et le mal de dos. Si la colonne vertébrale est conçue pour supporter et répartir le poids du corps, un poids excessif peut l’éprouver, pour finir par l’épuiser.
Soulagez votre colonne, perdez ces kilos indésirables et superflus. Vous ne savez pas comment faire ? Parlez-en à votre médecin. Il vous aidera à trouver le meilleur programme de perte de poids et d’exercice.
4) Bien se tenir
Peut-être pensez-vous qu’un dos voûté détend les muscles. En fait, cela les fait travailler encore plus. Une bonne posture, c’est-à-dire se tenir, debout comme assis, dans une position équilibrée et neutre, est la meilleure façon de ne pas imposer à votre colonne vertébrale un effort démesuré.
5) Favoriser un repos correct
Le sommeil est une source d’énergie essentielle à l’organisme, et l’endroit où on dort peut faire toute la différence. Si vous éprouvez des troubles du sommeil, si vous vous réveillez le matin plus fatigué que la veille au soir, peut-être est-il temps de reconsidérer l’endroit où vous dormez, et la façon dont vous vous reposez. Un bon matelas permet de maintenir le même alignement vertébral naturel que la posture debout. En permettant à votre corps de se reposer dans ses conditions naturelles, vous offrez à vos muscles un véritable relâchement et le sommeil n’en est que plus réparateur.
Même si vous ne pourrez peut-être pas éviter quelques douleurs dorsales occasionnelles, prendre soin de votre dos préservera votre forme physique!

Le traitement chirurgical de la douleur cervicale

La plupart des patients réagit positivement aux traitements non chirurgicaux (les traitements médicamenteux par exemple), on a donc rarement recours à une opération sur la colonne cervicale : elle n’est nécessaire que dans 5% des cas. Toutefois, il y a des situations où la chirurgie sera préférable :
• Lorsqu’un traitement non chirurgical s’avère inefficace : si après avoir essayé la chiropratique, la thérapie physique, la médication, le massage, les exercices physiques et d’autres méthodes encore, la douleur est toujours présente.
• Lorsque vous connaissez des symptômes neurologiques évolutifs attaquant les bras et les jambes : engourdissements, picotements, faiblesses.
• Lorsque vous connaissez des troubles de l’équilibre ou de la marche.
• Lorsque, cela mis à part, vous êtes en bonne santé.
En général, on fait appel à la chirurgie dans les cas de maladie discale dégénérative, de traumatisme ou d’instabilité vertébrale, car ces troubles imposent une pression sur la moelle épinière ou les terminaisons nerveuses de la colonne vertébrale. La chirurgie peut atténuer cette pression : on parle de décompression.
En soulageant la pression exercée sur la moelle épinière ou d’autres nerfs, on soulage douleur, engourdissements, picotements et faiblesses. La chirurgie cervicale peut avoir d’autres objectifs, comme ceux de restituer aux nerfs leur bon fonctionnement et/ou de prévenir une mobilité vertébrale anormale.
Deux techniques sont typiquement utilisées dans le cadre de la chirurgie cervicale :
• La décompression, consistant à retirer les tissus qui font pression sur une structure nerveuse
• La stabilisation, destinée à limiter le mouvement intervertébral.
La chirurgie cervicale décompressive
Différents types de chirurgie permettent de retirer un tissu qui exerce une pression sur un nerf cervical :
• La facettectomie : les facettes sont les articulations de la colonne vertébrale, celles qui vous permettent de vous mouvoir. Toutefois, elles peuvent parfois compresser un nerf. « -ectomie » signifie « ablation de » ; une facettectomie est donc l’ablation d’une facette destinée à réduire cette compression.
• La foraminotomie : si une partie du disque ou une excroissance osseuse (ostéophyte) compresse un nerf qui part de la vertèbre (par un passage appelé foramen), la foraminotomie (« -otomie » : « créer une ouverture ») élargit l’ouverture du foramen afin que le nerve puisse passer sans être compressé.
• La laminectomie : à l’arrière de chaque vertèbre, une plaque osseuse est là pour protéger le canal rachidien et la moelle épinière, ce sont les lames. Si elles appuient sur la moelle épinière, le chirurgien dégagera de l’espace pour cette dernière en retirant tout ou une partie de la lame.
• La laminoplastie : la plaque osseuse protégeant le canal rachidien et la moelle peut avoir besoin d’être modifiée afin de laisser plus de place à votre moelle épinière. « -plastie » implique l’idée de remodelage : on redessine la forme de la lame pour l’empêcher de faire appui sur la moelle épinière.
• La laminotomie : comme la foraminotomie, la laminotomie sert à agrandir un passage, cette fois au niveau de votre lame, si celle-ci compresse un nerf.
Toutes les techniques de décompression ci-dessus sont effectuées depuis l’arrière de la colonne (approche postérieure). Mais il arrive que le chirurgien doive opérer à partir de l’avant de la colonne (approche antérieure). Par exemple, un disque saillant ou hernié sortant vers le canal rachidien ne peut pas toujours être retiré par l’arrière, car c’est là que passe la moelle. Dans ce cas, le processus de décompression est généralement effectué par l’avant de la colonne (approche antérieure). Les principales techniques de décompression antérieure sont :
• La discesctomie : si un disque est saillant ou hernié, il peut compresser un nerf ; le chirurgien retire alors tout ou une partie du disque.
• La corpectomie : de temps à autres, c’est tout le corps vertébral qu’il faut retirer, car il arrive que de la substance discale aille se loger entre le corps vertébral et la moelle épinière et ne puisse être évacuée au moyen d’une simple discectomie. Dans d’autres cas, des excroissances osseuses (ou ostéophytes) se forment entre le corps vertébral et la moelle épinière. Dans de telles situations, il arrive qu’il faille retirer tout le corps vertébral pour pouvoir avoir accès à la substance discale qui compresse le nerf : on procède alors à une corpectomie.
La chirurgie stabilisatrice
Les discectomies et corpectomies mènent souvent à une déstabilisation de la colonne vertébrale : celle-ci présente alors des anomalies de mouvement, ce qui augmente les risques de dommage neurologique sévère. C’est pourquoi après une discectomie ou une corpectomie il faut souvent stabiliser la colonne. Voici quelques outils utilisés :
• Le disque cervical artificiel : c’est une avancée récente (et passionnante) de la chirurgie vertébrale. Les chirurgiens commencent à implanter un disque cervical artificiel après la discectomie. Cette pratique est en train de remplacer la fusion et l’instrumentation vertébrale. L’avantage du disque artificiel est qu’il permet au patient de conserver la mobilité normale de son cou après l’opération. Auparavant, si un patient avait subi une fusion de deux vertèbres ou plus, sa mobilité en était sévèrement réduite. Si ces disques cervicaux sont encore une toute nouvelle technologie, mais les premiers résultats sont encourageants.
• La fusion et l’instrumentation vertébrale : pendant de nombreuses années, cette méthode de stabilisation était répandue. Elle peut être utilisée seule ou en complément de la chirurgie décompressive. Le chirurgien fait en sorte que les os de la colonne fusionnent avec le temps (cela prend généralement plusieurs mois voire plus), par l’intermédiaire d’une greffe (la plupart du temps à partir d’un os du propre corps du patient) ou d’une substance biologique qui stimule la consolidation osseuse. On peut avoir recours à l’instrumentation vertébrale (au moyen de fil métallique, câbles, vis, baguettes, plaques) pour optimiser la stabilité et favoriser la fusion des os (qui, en mettant fin à tout mouvement entre les vertèbres, offre une stabilité à long terme).
Comme pour toute opération, la chirurgie cervicale engendre des risques potentiels ; c’est à votre médecin d’évoquer ces risques avec vous avant de vous faire signer le formulaire de consentement à l’intervention. Parmi les complications potentielles (liste non exhaustive) :
• L’endommagement de la moelle épinière, des nerfs, de l’œsophage, de l’artère carotide ou encore des cordes vocales.
• Le non-rétablissement après fusion osseuse (pseudarthrose)
• L’absence d’amélioration
• La casse ou l’échec de l’instrumentation
• Une infection et/ou une douleur sur la zone de greffe osseuse
• Des douleurs et une enflure des veines de la jambe (phlébite)
• La formation de caillots sanguins au poumon
• Des problèmes urinaires
• Très rare : paralysie, décès éventuel
Ces complications peuvent entraîner de nouvelles interventions chirurgicales, alors, encore une fois, assurez-vous de bien comprendre les enjeux de la chirurgie et ses risques avant de prendre cette décision qui n’appartient qu’à vous.
La convalescence
Après l’intervention, vous n’irez pas instantanément mieux. Selon toute probabilité, vous resterez alité 24 heures, et devrez prendre des médicaments contre la douleur pendant 2 à 4 semaines. On vous expliquera comment vous assoir, vous lever et vous tenir avec prudemment. Il est important de laisser à votre corps le temps de s’en remettre ; c’est pourquoi le docteur vous recommandera certainement de réduire vos activités. De manière générale, évitez de solliciter votre cou. Bannissez les sports de contact, les contorsions, ou même le soulèvement de charges lourdes pendant la durée de votre convalescence.
De plus, restez vigilant ; faites part à votre médecin du moindre problème (fièvre, poussée de douleur, infection) sans attendre.

Le paracétamol dans le traitement de la lombalgie aigüe

Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).
Propriétés analgésiques
Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.
Dosage et effets secondaires
La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.

Les médicaments et injections dans la colonne pour une maladie dégénérative du Disque

Votre docteur vous suggèrera peut-être de prendre des médicaments pour vous aider à gérer la douleur causée par une maladie dégénérative du disque. La gravité de vos symptômes détermine le traitement dont vous avez besoin et sera également différent selon que votre douleur soit vive ou chronique. Une douleur vive est un assaut soudain de douleur. La douleur chronique est à long terme, et au fil du développement de la maladie dégénérative du disque, vous serez plus susceptible de ressentir une douleur chronique qu’une douleur vive.

Comme pour tout autre medicament, vous ne devriez pas prendre quoi que ce soit avant d’en avoir au préalable parlé avec votre docteur. Il y a des chances pour que vous essayiez une série de médicaments, en commençant d’abord par des traitements sans ordonnance. S’ils sont inefficaces, votre docteur vous prescrira peut-être des médicaments plus forts. S’ils n’ont pas d’effet non plus, vous aurez peut-être besoin d’injections dans la colonne qui enverront un médicament plus fort directement dans la source de votre douleur.

Les Médicaments Sans Ordonnance pour une Maladie Dégénérative du Disque

  • L’Acétaminophène (ou Paracetamol) : Le Tylenol est un exemple d’acétaminophène, un type de médicaments connu pour soulager efficacement la douleur. Votre docteur le qualifiera sûrement d’analgésique, mais la plupart d’entre nous utilisons le terme « calmant ». Cependant, il n’aide pas à réduire l’inflammation. L’acétaminophène a pour fonction principale de bloquer la perception de douleur par votre cerveau, ce qui est très efficace pour les douleurs vives qui accompagnent la MDD.
  • Les AINS sans ordonnance (anti-inflammatoires non stéroïdiens) : Ceux-ci aident à réduire le gonflement (ou l’inflammation) en soulageant la douleur ; c’est en ça que les AINS diffèrent de l’acétaminophène. Il existe un large choix d’AINS sans ordonnance. Vous pouvez prendre de l’Ibuprofen (Advil), de l’aspirine ou de l’Aleve.
  • En prenant un AINS, vous créez un effet anti-inflammatoire dans votre système, il est donc nécessaire de le prendre pendant longtemps. En effet, l’AINS ne sera pas aussi efficace si vous ne le prenez que lorsque vous avez mal.  Étant donné qu’ils s’accumulent dans votre corps et essayent de limiter l’inflammation, les AINS sont plus efficaces pour les personnes souffrant de douleurs chroniques.

Médicaments Sous Ordonnance pour une Maladie Dégénérative du Disque

  • Les Antidépresseurs: Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être des médicaments efficaces pour traiter la douleur car ils stoppent les messages de la douleur avant qu’ils n’arrivent au cerveau. Ils peuvent également aider à augmenter la production d’endorphines par le corps, les analgésiques naturels de l’organisme. Enfin, les antidépresseurs peuvent vous aider à mieux dormir, ce qui est un avantage certain chez les personnes souffrant de douleurs chroniques.
  • Les Décontractants Musculaires: Si vous souffrez de douleurs dorsales chroniques, causées par des spasmes musculaires, il se peut que vous ayiez besoin d’un décontractant musculaire, qui aidera à arrêter les spasmes. Les décontractants musculaires peuvent également vous aider à dormir. Le Valium en est un exemple.
  • Les Antiepileptiques : Si un nerf vous fait souffrir, votre docteur pourra vous prescrire un médicalement qui cible spécifiquement les nerfs.  Neurontin, Lyrica et Cymbalta en sont trois exemples.
  • Les Opioïdes(Narcotiques): Dans les cas les plus extrêmes, et seulement sous surveillance attentive, votre docteur peut vous prescrire un opioïde, tel que la morphine ou la codéine. La Vicodin et le Percocet sont des exemples de narcotiques.
  • Les AINS sous ordonnance: Vous pouvez prendre des AINS plus forts que ceux sans ordonnance, si votre docteur pense qu’ils seront plus efficaces contre votre douleur. Par exemple, il pourra vous recommander un inhibiteur COX-2 (Celebrex, par exemple). C’est un type d’AINS, mais il n’a pas d’effets secondaire gastro-intestinaux comme d’autres AINS sous ordonnance peuvent en avoir.

Mise en Garde sur les Médicaments

Comme avec tous les medicaments, vous devez suivre rigoureusement les conseils de votre docteur. Ne mélangez jamais des médicaments avec et sans ordonnance sans avoir consulté celui-ci. Et au moment où il rédige votre ordonnance, dîtes lui si vous utilisez une plante médicinale en plus de n’importequel autre médicament prescrit.

Les Injections dans la Colonne contre la Maladie Dégénérative du Disque

  • L’Injection Péridurale de Stéroïdes: C’est l’une des injections les plus fréquentes. Elle est particulièrement efficace sur les douleurs dans le bas du dos causées par une hernie discale, l’un des problèmes liés à la MDD. Cette injection cible la zone péridurale, c’est-à-dire l’espace autour de la membrane qui couvre la colonne et les racines nerveuses. Les nerfs parcourent cet espace puis se ramifient vers d’autres parties de votre corps, comme vos jambes. Si une racine nerveuse est comprimée (pincée) dans l’espace péridural, la douleur peut circuler de votre dos vers vos jambes (ce qu’on appelle communément la sciatique, bien que le terme technique médical soit la radiculopathie).
  • Une injection péridurale de stéroïdes introduit comme son nom l’indique des stéroïdes, des anti-inflammatoires très puissants, directement dans la racine nerveuse enflammée. C’est une thérapie qui contrôle la douleur, il est donc recommandé que l’injection soit faite par un spécialiste du contrôle de la douleur bien entraîné. Vous aurez probablement besoin de 2 à 3 injections ; en général, vous n’en aurez pas plus à cause des risques d’effets secondaires des stéroïdes.
  • Une Injection dans l’Articulation Zygapophysaire: Si vos articulations zygapophysaires vous font souffrir, des injections à cet emplacement pourront être d’une grande utilité. Ces articulations dans votre colonne vous aident à bouger et favorisent la stabilité. Toutefois, si elles deviennent enflammées, vous en souffrirez. Une injection dans l’articulation zygapophysaire engourdira cette dernière et pourra réduire votre douleur.

Le dos et ses problèmes : Introduction

La colonne vertébrale humaine est un assemblage de petits os, les vertèbres, empilés les uns sur les autres jusqu’à former une colonne. Chaque vertèbre est séparée de l’autre par un coussinet appelé disque, et elles sont fixées entre elles par des ligaments ; les muscles sont rattachés aux vertèbres par des bandes de tissu fibreux: les tendons.
Des interstices au sein de chaque vertèbre forment en s’alignant un long canal creux, à l’intérieur duquel passe la moelle épinière, qui part de la base du cerveau. Les nerfs de la moelle épinière se ramifient pour s’échapper hors de la colonne via les espaces intervertébraux.

C’est la partie inférieure du dos qui supporte presque tout le poids du corps. Le moindre problème au niveau des  os, muscles, ligaments ou tendons de cette zone peut provoquer une douleur quand on est debout, penché ou en mouvement. Moins fréquemment, il arrive aussi qu’un disque dérangé pince ou irrite un nerf au niveau de la moelle, provoquant une douleur qui descend jusqu’à la jambe, en dessous du genou : c’est la sciatique.

But

Le présent fascicule traite des problèmes lombaires aigus chez l’adulte. Si vous êtes touché, vous connaissez probablement des symptômes tels qu’une douleur ou gêne dans la partie inférieure du dos, une douleur ou un engourdissement qui descend dans la jambe (en cas de sciatique), et une impossibilité de mener à bien vos activités quotidiennes ou de faire les choses que vous aimez.
Un problème au bas du dos peut aussi bien apparaître de manière soudaine que graduellement. On parle de douleur aigüe lorsqu’elle ne dure qu’un petit moment (en général, de plusieurs jours à quelques semaines) ; un épisode de plus de 3 mois n’est pas aigu.

Votre dos connaît des dérangements ? Vous n’êtes pas seul : huit adultes sur dix seront touchés à un moment de leur vie, et la plupart subira même plus d’une crise de lombalgie aigüe. Entre ces crises, la majorité des gens peuvent reprendre leurs activités habituelles, libérés partiellement ou intégralement de leurs symptômes.
Ce fascicule vous en dira plus  sur les douleurs dorsales aigües : que faire, et à quoi s’attendre quand on consulte un prestataire de soins de santé.

Les causes

Même de nos jours, avec les nouvelles technologies, on ne découvre que chez très peu de gens la cause exacte d’un problème de dos. La plupart du temps, on se plaint d’un faible tonus des muscles de cette zone, de contractions ou de spasmes musculaires, d’entorses lombaires, de déchirures musculaires ou ligamentaires ou encore de problèmes articulaires. Parfois, des disques déplacés peuvent irriter des nerfs spinaux (cf. fig. 1), et une douleur naît alors dans les fesses ou dans la jambe. Ou, dans la jambe, un engourdissement, un picotement ou une faiblesse.
Les risques d’être touché sont plus importants chez les personnes en mauvaise condition physique et celles dont le travail est très éprouvant ou leur impose de rester assis ou debout longtemps.

Elles mettent aussi plus de temps à se rétablir : les symptômes peuvent sembler encore plus lourds avec le stress émotionnel ou de longues périodes d’inactivité.
Les problèmes de dos sont souvent très douloureux, mais ce n’est que chez une petite minorité qu’ils cachent un problème osseux ou articulaire grave ou un état de santé préoccupant.

Médecins pour le mal de dos

Un docteur peut évaluer le degré de gravité de la blessure et émettre un diagnostic fiable. Le seul traitement qu’un médecin peut proposer est médicamenteux ; il peut prescrire des anti-inflammatoires, des antidouleurs ou des médicaments favorisant le relâchement musculaire, mais ceux-ci n’ont qu’un effet temporaire.

Mais ils travaillent de pair avec des chiropracteurs et des thérapeutes physiques pour trouver une solution plus durable aux différents problèmes de dos dont le patient souffre. Les orthopédistes sont spécialisés dans les problèmes articulatoires tels que l’arthrite.

S’ils peuvent pratiquer des opérations chirurgicales, cette décision n’est prise que si toutes les autres possibilités se sont avérées inefficaces, car les risques sont nombreux, et l’opération n’est pas compatible avec la plupart des pathologies.

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Thérapie physique pour le mal de dos

Elle utilise toute une batterie de techniques : ultrasons, électrostimulation, massage et thérapie thermique pour arrêter les spasmes musculaires. La manipulation et la mobilisation des articulations peuvent également être exploitées pour développer la flexibilité.

Les exercices liés à ce type de thérapie renforcent les muscles et donc stabilisent les tissus faibles.

Mais si les exercices de renforcement musculaire sont effectués trop tôt par rapport au processus de guérison, ils peuvent aggraver la blessure. Pour que ces soins soient remboursés, ils doivent avoir été prescrits par un médecin avant d’être entamés.

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L’acupuncture pour le mal de dos

La philosophie orientale veut que l’on puisse stimuler les points énergétiques que l’on appelle des méridiens à l’aide d’aiguilles.

La science occidentale, quant à elle, déclare que cette stimulation provoque la production d’antidouleurs par le cerveau, qu’elle améliore la circulation et donc réduit l’inflammation, et qu’elle aide au relâchement musculaire.

Comme le tissu conjonctif n’est pas détruit par les aiguilles, la flexibilité ne sera pas développée, contrairement à une manipulation manuelle des tissus et une mobilisation des articulations.

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Massage pour le mal de dos

Beaucoup de chiropracteurs reconnaissent les vertus du massage, qui dénoue les muscles et ainsi les prépare au traitement. Le binôme masseur/chiropracteur fonctionne à merveille, car le patient est plus détendu et euphorique grâce aux endorphines produites. Chaque massage apporte certains bienfaits.

Le massage suédois est plus superficiel ; c’est une forme de relaxation moins susceptible d’éliminer le tissu conjonctif et les spasmes musculaires qu’un massage profond. Comme le massage stimule la circulation, mais aussi la production d’acide lactique (un agent chimique irritant produit par des muscles en fonctionnement sans oxygénation), la zone peut temporairement devenir plus enflammée et sensible.

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