Le Traitement Chirurgical de la Déformation Thoraco-lombaire en cas de Spondylarthrite Ankylosante

Une Maladie Antique

La Spondylarthrite Ankylosante (SA) est une maladie inflammatoire chronique qui a pour résultat l’ossification (formation d’os) des articulations et des endroits où les tendons et les ligaments sont reliés aux os. Cette maladie existe depuis bien longtemps. Les premiers signes de SA ont été retrouvés dans les restes squelettiques d’une momie égyptienne vieille de 5000 ans. Des médecins renommés dans les années 1800 ont également établi des descriptions de la SA, parmi lesquels W. von Bechterew (1883), Adolph Strumpell (1897) et Pierre Marie (1898). Voilà pourquoi la SA est également connue sous le nom de Maladie de Bechterew ou Maladie de Marie-Strumpell.

Une Forme d’Arthrite Chronique

La Spondylarthrite Ankylosante fait partie d’un groupe de maladies rhumatismales appelées « spondylarthropathies séronégatives » (articulations vertébrales) qui ont en commun l’antigène HLA-B27. La plupart des personnes présentant l’antigène HLA-B27 ne développent pas une SA. Elle est connue pour affecter approximativement 1,4% de la population globale, les hommes plus souvent que les femmes. La gravité de cette maladie et la rémission varient selon les individus.

La Dégradation de la Colonne

La SA peut être une maladie insidieuse douloureuse, responsable d’une fusion des articulations costovertébrales (côtes), d’une destruction des plaques motrices vertébrales, d’une sclérose sous-chondrale (durcissement du cartilage), d’un rétrecissement des articulations et de l’ostéoporose. La maladie peut se présenter au départ sous la forme d’une douleur dans le bas du dos, d’une raideur et d’une sensibilité des articulations du sacrum. La SA est connue pour remonter progressivement vers le rachis cervical.

La formation non naturelle d’un os peut entraîner une raideur des plateaux vertébraux, avec pour conséquence une maladie appelée Colonne Bambou. Avec le temps, la colonne peut prendre l’apparence d’un long os raide très susceptible de se fracturer.
Tandis que la colonne subit une inflammation et un changement de structure, la déformation peut prendre la forme d’une courbe prononcée entraînant une posture irrégulière et/ou une allure « menton sur poitrine ». Si le rachis thoracique est affecté, cela peut restreindre l’ampliation de la poitrine. De plus, à cause de la déformation, le patient sera peut-être incapable de regarder droit devant lui, aura des difficultés à respirer et sera plus susceptible de subir un traumatisme.

La Mesure Menton-Front

La technique menton-front est une méthode utilisée par le médecin pour mesurer l’angle de l’incurvation. Une courbe plus prononcée signifiera un angle plus grand. Le médecin effectue cette mesure périodiquement et la compare à une base de reference pour contrôler les changements progressifs de la colonne. Ce test a pour but de déterminer si une intervention chirurgicale est nécessaire.

Traitement Non-Chirurgical de la Maladie

Il est primordial de soulager les symptômes du patient (ex : douleur, raideur) et d’empêcher une déformation de la colonne. Un traitement conservateur peut comprendre des agents anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et la kinésithérapie.

Certains AINS agissent en inhibant la cyclo-oxygénase. C’est une enzime qui aide à produire des prostaglandines, les substances actives responsables de l’inflammation. Parmi ces médicaments, on trouve, entre autres, l’Indomethacin, le Naprosyn, le Diclofenac et le Fenoprofen.

La kinésithérapie aide le patient à renforcer les muscles de son dos et à augmenter sa souplesse et la portée de ses mouvements. Les patients pourront apprendre à améliorer leur respiration. Une activité quotidienne et un entraînement renforcés peuvent aider à éviter la fusion et à améliorer la posture.

Les Signes d’un Besoin Chirurgical

La plupart des patients atteints de SA ne nécessitent pas d’opération chirurgicale. Toutefois, lorsque les médicaments ne soulagent pas la douleur ou que celle-ci devient insoutenable, qu’un déficit neurologique existe, que la stabilité de la colonne devient compromise, que la position ne peut plus soutenir un regard horizontal, ou qu’une déformation spinale réduit les activités quotidiennes, la chirurgie est recommandée.

Le chirurgien évalue l’âge, le sexe, l’activité, la déformation, la qualité de vie, le caractère approprié de l’opération et la rééducation post-opératoire du patient. Chaque patient est unique. La chirurgie en elle-même est délicate et potentiellement dangereuse. Les avantages possibles pour le patient comprennent une douleur réduite, une mobilité améliorée, une meilleure « fonctionnalité » et moins de gêne physique.

Le Traitement Chirurgical

Le chirurgien a le choix entre plusieurs procédures. Le type de chirurgie dépend de l’angle de la déformation, de la stabilité de la colonne, de l’implication neurologique et de nombreuses autres variables.
L’ostéotomie de la colonne implique l’ablation de l’os (vertèbre). Celui-ci est coupé pour corriger la ou les déformations angulaires. L’os est réaligné et peut alors guérir. L’instrumentation et la fusion de la colonne sont combinées avec une ostéotomie pour stabiliser la colonne pendant la guérison et la fusion.

Redonner à la colonne un aspect plus naturel nécessite des procédures chirurgicales qui impliquent plus d’une zone de la colonne. Par exemple, les régions lombaire et thoracique peuvent être modifiées pour assurer une meilleure correction. Une fois encore, les procédures et les zones devant être corrigées dépendent des besoins individuels du patient.

Après une chirugie thoracolombaire, le patient porte un corset semblable à une veste pendant plusieurs mois. Celui-ci stabilise la colonne pendant le processus de guérison.

Pour Conclure

Bien que la Spondylarthrite Ankylosante puisse avoir comme conséquence une importante déformation de la colonne, pour la plupart des patients, la chirurgie n’est pas nécessaire. Souvent les symptômes de la SA peuvent être traités avec des médicaments et de l’exercice. Les changements de style de vie, tels qu’un arrêt total de la cigarette, peuvent être bénéfiques.

Pour les quelques patients devant passer par une correction chirurgicale de la déformation de la colonne, n’oubliez pas que ce n’est pas une tâche facile et qu’elle nécessite un chirurgien très expérimenté.

Les Risques d’Hériter de la Spondylarthrite Ankylosante

Les patients, hommes et femmes, qui prévoient de construire une famille demanderont “Quel est le risque que mon enfant hérite de la spondylarthrite?” L’enfant d’une personne présentant le gène HLA-B27 a 50% de chances d’hériter de ce marqueur, mais moins de chances de développer une spondylarthrite. Ce pourcentage là est compris entre 5 et 20%. La gravité de la spondylarthrite est également influencée par les gènes, mais ceux-ci doivent encore être identifiés. Bien que les gènes jouent un rôle important dans la spondylarthrite, la plupart des gens considèrent que les risques ne sont pas assez importants pour les dissuader d’avoir des enfants, en particulier depuis l’amélioration des traitements.

Les enfants ayant le gène HLA-B27 et dont les parents sont atteints de spondylarthrite ont bien plus de chances de développer la maladie, en particulier si d’autres membres de la famille sont affectés. Le risque est plus faible et moins prévisible dans les familles où le HLA-B27 n’est pas présent. Les parents souhaitant plus d’informations spécifiques devraient s’adresser à un professionnel de la génétique.

Il est inutile de tester votre enfant pour le HLA-B27, car ce n’est qu’un facteur contribuant au risque général de développer la spondylarthrite. Obtenir cette information prématurément peut alerter excessivement et inutilement les parents et le patient.

Les parents devraient toutefois être attentifs aux symptômes suspects de l’enfant et se rapprocher d’un pédiatre rhumatologue. Chez les enfants, la spondylarthrite commence généralement dans le coude, le genou ou la hanche plutôt que dans le dos. Des mois ou des années après, d’autres articulations peuvent être affectées, parmi lesquelles la colonne. Avec un traitement, la plupart des enfants atteints de spondylarthrite ne sont pas invalidés de manière significative.

La Recherche

Les chercheurs ont récemment identifié deux gènes supplémentaires, ARTS1 et IL23R, également responsables de la spondylarthrite. Ils jouent un rôle dans la réaction du système immunitaire à une infection. La découverte de ces gènes pourrait aider les médecins à identifier les personnes ayant de fortes chances de développer une spondylarthrite et éventuellement mener à l’immunisation contre cette maladie.

Grossesse et Spondylarthrite Ankylosante

Une des principales inquiétudes des femmes atteintes de spondylarthrites concerne le fait de porter un enfant. Quelle influence la grossesse aura-t-elle sur la progression de la maladie ? La spondylarthrite ou les médicaments pris pendant la grossesse peuvent-ils avoir un risque pour le fœtus ? Quelles sont les chances que l’enfant développe une spondylarthrite ?

Environ 50% des patientes atteintes de spondylarthrite ne ressentent aucun changement dans leur maladie pendant la grossesse. 25% ont une atténuation des symptômes, en particulier celles dont l’arthrite affecte les articulations des mains et des pieds et celles souffrant également de problèmes inflammatoires des intestins ou de psoriasis. Environ 25% des femmes enceintes remarqueront l’aggravation temporaire de leurs symptômes, de la raideur le matin et de la douleur dorsale au repos.

Après l’accouchement, environ la moitié des femmes notent une réapparition des symptômes de la maladie dans les six mois. La vaste majorité des femmes a un accouchement normal à terme. Même les patientes ayant des problèmes d’articulation sacro-iliaques ou de colonne ou même une prothèse de la hanche n’ont généralement pas besoin de césarienne. Le taux de complications chez les nouveaux nés ne diffère pas de celui attendu chez la population non affectée. On peut ainsi conclure que la grossesse n’a pas d’effet néfaste sur la mère ou le fœtus et peut être menée en toute sécurité.

Les modifications du traitement de la SA pendant la Grossesse

Le traitement de la spondylarthrite doit être modifié pendant la grossesse. Il est plus prudent d’éviter les agents anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), la base même de la thérapie pour la spondylarthrite. Un programme actif d’exercices pendant la grossesse est essentiel. Il vous faut étirer vos ligaments, renforcer vos muscles et maintenir une bonne capacité pulmonaire. Il est recommandé de marcher, de faire du vélo et de nager. Chez les patientes qui présentent une réapparition des symptômes, travailler avec un kinésithérapeute peut être utile, surtout si l’accès à un bassin d’eau chaude est disponible. Cela réduira peut-être votre besoin en médicaments.

Pour les patientes qui doivent rester alitées en raison d’un saignement utérin ou pour éviter un accouchement prématuré, un entraînement supervisé est nécessaire car le manque d’exercice peut augmenter les risques de déformations du fœtus. L’Acetaminophen (Tylenol) peut être utilisé chez les patientes dont la maladie se fait intensément ressentir. Votre docteur pourra également vous prescrire des injections de stéroïdes, ou même de faibles doses de stéroïdes par voie orale. Bien qu’il soit conseillé d’éviter les AINS, vous devriez savoir que, même si les recommandations ci-dessus sont vraies, il a souvent été signalé que des femmes avaient utilisé ces médicaments pendant la grossesse sans impact négatif sur elles-mêmes ou leur enfant. Les plus sûrs seraient Naproxen, Ibuprofen et Indomethacin.

Suggestions pour l’après-Grossesse

Les AINS sont excrétés en quantités infimes dans le lait maternel, l’allaitement au sein devrait donc être évité chez les patientes qui prennent ces médicaments. Les réapparations de la douleur juste après l’accouchement étant fréquentes, la patiente enceinte devrait prévoir de demander de l’aide à sa famille et ses amis.

Choses à savoir et Conseils au sujet des Douleurs Dorsales

• À un moment donné de leur vie, 80% des américains souffrent de douleurs dorsales.

• Vous pouvez blesser votre dos en toussant ou en éternuant.

• Si votre dos est tendu ou enflammé (une blessure relativement minime donc), utilisez de la glace pour réduire les gonflements, les spasmes musculaires et la douleur pendant les 24 à 48 premières heures suivant la blessure.

• Si votre dos est tendu ou enflammé (une blessure relativement minime donc), utilisez d’abord de la glace. Après 48 heures, passez au chaud pour réchauffer et détendre les tissus douloureux.

• Une bonne posture est l’une des meilleures façons d’éviter de blesser sa colonne vertébrale.

• Pratiquer régulièrement de l’exercice favorisera le bon maintien de votre colonne.

• Chaque année, les douleurs dorsales coûtent aux américains environ 100 milliards d’euros en frais médicaux, frais d’invalidité et en productivité amoindrie.

Les Examens en cas de Douleur Dorsale

Si vous souffrez d’une douleur dorsale depuis plusieurs jours ou qu’elle est intense et accompagnée d’autres symptômes, vous devriez prendre rendez-vous avec un spécialiste de la colonne. (Si vous n’en connaissez pas, vous pouvez vous renseigner dans notre section Trouvez un Professionnel dans Votre Région). Qu’elles soient soudaines ou persistantes, les douleurs dorsales peuvent indiquer un problème de la colonne plus sérieux qu’un muscle tendu ou froissé, qui devrait se guérir en quelques semaines.

Au cours de votre visite, le spécialiste de la colonne vous posera des questions et pratiquera quelques examens de base. Il essaiera ainsi d’identifier la cause de vos douleurs dorsales et de développer un plan de traitement ; une façon de contrôler votre douleur et d’autres symptômes et de favoriser votre rétablissement.

Tout d’abord, il vous interrogera sur vos symptômes actuels et les remèdes que vous avez déjà essayés. Il ou elle vous posera des questions typiques, telles que :
• Quand a commencé la douleur?
• Quelles activités avez-vous récemment pratiquées ?
• Qu’avez-vous fait contre cette douleur dorsale ?
• Votre douleur est-elle fixe ou se déplace-t-elle vers d’autres parties de votre corps (ex : vers vos jambes, ce serait une sciatique) ?
• Y a-t-il quelque chose qui réduise ou empire la douleur ?

Le spécialiste de la colonne vous fera passer des examens physiques et neurologiques. Lors de l’examen physique, votre docteur observera votre posture, la portée de vos mouvements (jusqu’où vous pouvez déplacer certaines articulations et de quelle manière) et votre condition physique, notant chaque mouvement déclenchant votre douleur. Votre docteur palpera votre colonne vertébrale, notera sa courbe et son alignement et recherchera des spasmes musculaires. Cet examen implique généralement la participation du patient. Par exemple, il peut vous demander de vous pencher dans différentes directions et de bouger vos bras et vos jambes, peut-être même de vous allonger sur une table et de lever vos jambes.

Lors de l’examen neurologique, le spécialiste de la colonne testera vos réflexes, la force de vos muscles, d’autres changements nerveux et l’expansion de la douleur (c’est-à-dire : la douleur commence-t-elle dans votre dos pour s’étendre vers d’autres parties de votre corps?)

Pour diagnostiquer la cause de votre douleur dorsale, il se peut que vous ayez à subir quelques examens radiographiques. Vous passerez peut-être une radio, ce qui aidera votre docteur à « voir » les os de votre colonne. Les radios sont efficaces pour montrer les canaux rachidiens rapprochés (sténose spinale), les fractures, les becs de perroquets (ou ostéophytes) ou l’osteoarthrite. Un scanner (ou tomodensitomètre) ou une Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) peuvent être nécessaires. Ces examens sont plus efficaces que des radios pour montrer les tissus doux de votre colonne et peuvent aider à identifier des problèmes tels qu’un disque gonflé ou une hernie discale.

On vous demandera peut-être de passer des examens complémentaires, tels que:
• Une scintigraphie osseuse. Pour aider votre docteur à détecter des problèmes de la colonne, tels que l’ostéoarthrite, des fractures ou des infections, vous aurez peut être besoin d’une scintigraphie osseuse. Vous aurez une très petite quantité de liquide radioactif injecté dans un vaisseau sanguin. Il traversera votre sang et sera absorbé par vos os. Le liquide radioactif sera plus absorbé par une zone où l’activité est anormale, comme une inflammation. Un scanner pourra alors détecter la quantité de radiations dans tous vos os et montrera les « points chauds » pour aider votre docteur à repérer où se trouve le problème.

• Discogramme. C’est une procédure qui confirme ou dément que le ou les disques sont sources de douleurs. On injecte un colorant inoffensif dans l’un de vos disques. Si celui-ci a un problème, tel qu’une hernie, le colorant s’échappera du disque. Le docteur sera capable de voir la fuite sur une radio, et cela lui montrera que votre disque présente un défaut.

• Myélogramme. Pour voir si vous avez un problème de canal rachidien ou de moelle épinière, par exemple la compression d’un nerf causant la souffrance et la faiblesse, vous passerez peut-être un myélogramme. Dans ce test, on injectera un colorant spécial dans la zone entourant votre moelle épinière et vos nerfs. (Avant cela, la zone sera anesthésiée). Puis vous passerez une radio ou un scanner. L’image montrera une représentation anatomique détaillée de votre colonne, en particulier de vos os, ce qui aidera votre docteur à identifier toute anormalité.

Il n’est pas toujours simple et rapide de diagnostiquer une douleur dorsale. Le spécialiste de la colonne devra limiter les causes et peut-être pratiquer plusieurs séries de tests pour confirmer le diagnostic. Il faut être un bon patient et être…patient. Une fois le diagnostic établi, le spécialiste de la colonne sera plus en mesure de développer un plan de traitement qui répondra totalement à vos besoins.

Les Causes des Douleurs Dorsales

Les causes de douleurs dorsales étant nombreuses, il est important de connaître l’origine exacte de votre douleur afin que votre docteur puisse y remédier.

Vous ne vous souvenez peut-être pas d’avoir blessé votre dos, mais ce dernier s’en rappelle et la douleur essaye de vous dire quelque chose. Ou peut-être ignorez vous qu’il y a un problème avec votre colonne vertébrale jusqu’à ce qu’un mouvement de stress aggrave la situation. Voici quelques causes fréquentes des douleurs dorsales :

• Le vieillissement: Avec l’âge, les ligaments s’épaississent et les disques intervertébraux s’assèchent, c’est un des inconvénients du vieillissement. Ces changements dans la colonne vertébrale peuvent créer des désordres qui appuieront sur vos nerfs rachidiens, vous faisant ainsi ressentir des douleurs, des engourdissements et une certaine faiblesse. La maladie dégénérative du disque est un exemple de problème de la colonne dû à l’âge. Avec le temps, vos disques peuvent perdre leur structure et leur fonction normales. Ce n’est que de l’usure mais cela peut résulter en un gonflement de disque, une hernie discale et une douleur intense.

Parfois, le disque gonflé ou la hernie discale peut appuyer sur un nerf et entraîner ainsi une douleur dans une autre partie de votre corps. Par exemple, une hernie discale peut comprimer un nerf dans le bas de votre dos et envoyer une douleur lancinante dans votre jambe (également appelée sciatique). Une douleur partant d’un point de votre corps pour arriver à un autre est appelée radiculopathie. Vous pouvez souffrir d’une radiculopathie cervicale, qui affecte principalement vos bras, ou d’une radiculopathie lombaire, qui touche vos jambes.

• La vie Quotidienne: Les activités de tous les jours peuvent avoir raison de votre corps. Le stress et les tensions émotionnelles peuvent amener vos muscles à se tendre et se contracter, les rendant douloureux et raides. Étant donné que la plus grande partie de notre poids est soutenue par notre dos, c’est dans celui-ci que nous ressentons les effets de la vie quotidienne : des muscles tendus et des mouvements douloureux.

La façon dont vous menez votre vie peut également être la cause de vos douleurs dorsales. Une mauvaise posture (rester debout pendant longtemps ou être mal assis) peut provoquer des douleurs (alors faites attention quand vous êtes au bureau). Une douleur dans le bas du dos est souvent associée à un travail physique important, à un mouvement vigoureux, au fait de soulever des charges, de se pencher, de pivoter ou à des positions peu commodes. Si vous n’utilisez pas de bonnes techniques lorsque vous soulevez un carton de livres, par exemple, vous pouvez réellement blesser votre dos.

Même des activités saines et normales peuvent avoir pour résultat des muscles froissés ou tendus, responsables de douleurs dorsales. Le jardinage, le tennis, l’équitation, la moto et même le golf peuvent blesser votre dos.

• Blessures et Accidents: Vous pouvez fracturer un os de votre colonne dans une chute ou un accident de voiture. Si vous souffrez d’ostéoporose, une maladie qui affaiblit vos os, vous êtes d’autant plus sujet à la fracture d’un os.

Vous pouvez vous blesser en pratiquant un sport, par exemple, en vous faisant tacler plusieurs fois au football. Ce sont les causes soudaines, inattendues de douleurs dorsales qui le plus souvent nécessitent une attention médicale immédiate.

• L’Obésité: Le surpoids apporte une pression et un stress supplémentaires sur votre dos, en particulier le bas du dos. De plus, un excès de poids aggrave également d’autres maladies telles que l’ostéoporose (des os faibles), l’ostéoarthrose (des douleurs dans les articulations), la polyarthrite rhumatoïde (une maladie autoimmune), la maladie dégénérative du disque (décrite ci-dessus dans le paragraphe sur le vieillissement), la sténose spinale et la spondyolisthésis.

Les Symptômes d’une Douleur Dorsale

La douleur dorsale est son propre symptôme. Toutefois, elle peut se faire ressentir de différentes manières et vos symptômes dépendent de l’origine de votre douleur et de la partie de la colonne qu’elle affecte.

Votre douleur dorsale peut être vive ou chronique. Une douleur vive dure quatre à six semaines, mais une douleur chronique est persistante, à long terme et peut rester à vie. Parfois, les personnes victimes de douleurs chroniques souffrent de douleurs vives.
Une douleur dorsale peut être soudaine et aigüe ou elle peut être sourde. La douleur peut apparaître pendant le mouvement et même au moment de tousser ou d’éternuer. Vos jambes ou vos bras peuvent également être engourdis. (En cas de symptômes dans les jambes, on parle souvent de sciatique causée par le pincement d’un nerf.)
Back pain may be sudden and sharp—or it may be dull. Pain may occur with movement, and it may even occu

Il est important de traiter correctement votre douleur dorsale. Consultez un docteur si elle persiste et faites vous immédiatement examiner si votre douleur s’accompagne de l’un des signes d’urgence suivants :
• La douleur s’empire considérablement
• La douleur affecte vos activités de la vie quotidienne
• Des symptômes graves
• Faiblesse ou engourdissement de l’aine ou de la jambe
• Faiblesse, picotements ou engourdissement du bras ou de la main
• Perte du contrôle des intestins ou de la vessie

L’Anatomie de la Douleur Dorsale

Votre dos, ou plutôt votre colonne vertébrale, se compose de plusieurs parties. Pour commencer, nous regarderons les structures osseuses. Votre échine, également appelée colonne vertébrale, aide à soutenir une grande partie du poids de votre corps et protège votre moelle épinière. Vous avez 33 vertèbres (os) qui forment la colonne.

Les Parties de la Colonne Vertébrale
Votre colonne vertébrale est divisée en régions: votre nuque (le rachis cervical), le haut de votre dos (le rachis thoracique) et le bas de votre dos (le rachis lombaire). Au bas de votre colonne se trouvent également le sacrum et le coccyx.

Les vertèbres de votre nuque sont classées de C1 à C7, c’est à dire que cette région comprend sept vertèbres. La plupart des adultes ont 12 vertèbres dans leur rachis thoracique (T1-T12), qui commence à vos épaules et finit à votre taille. Il y a ensuite les cinq vertèbres du bas de votre dos (L1-L5) et juste en-dessous votre sacrum, composé de cinq vertèbres entre les os iliaques (os de la hanche). A l’âge adulte, ces cinq os ont eu le temps de fusionner pour former un seul os. Le coccyx est fait de petits os assemblés à la fin de votre colonne vertébrale.
Votre colonne est également dotée d’articulations zygapophysaires, sur la face postérieure (le dos) de vos vertèbres. Ces articulations (comme toutes les articulations de votre corps) facilitent les mouvements et jouent un rôle très important pour votre flexibilité.

Une autre structure osseuse vertébrale: le pédicule. Ceux-ci se trouvent de chaque côté de votre colonne et font partie des « murs » entourant votre canal rachidien.

Entre vos vertèbres se trouvent des disques intervertébraux. Ils agissent comme des coussins ou des amortisseurs pour votre colonne lorsque celle-ci est en mouvement. Chacun d’eux est composé d’une partie externe semblable à un pneu, appelée l’annulus fibrosus, et d’une substance interne gélatineuse appelée le nucleus pulposus.
Ensemble, les vertèbres et les disques forment un tunnel de protection (le canal rachidien) pour abriter la moelle épinière et les nerfs de la colonne. Ces derniers traversent le centre des vertèbres et vont vers diverses parties du corps, où ils vous aident à bouger et à ressentir.

Votre dos comprend également des muscles, des ligaments, des tendons et des vaisseaux sanguins. Les muscles sont des filaments de tissus qui agissent comme un moteur pour les mouvements. Les ligaments sont les bandes fortes et flexibles de tissu fibreux qui relient les os entre eux et les tendons connectent les muscles aux os et aux disques. Les vaisseaux sanguins servent à l’alimentation. Tous ces éléments travaillent ensemble pour vous aider à bouger.

Une douleur dorsale peut être la conséquence d’une blessure de l’une de ces parties du corps ou même de toutes. Les blessures des muscles, des ligaments ou des tendons peuvent causer des tensions ou des claquages, auxquels on attache rarement d’importance. Toutefois, des blessures des os, des nerfs ou des vaisseaux sanguins peuvent être plus graves. Il se peut également que la partie externe des disques intervertébraux se déchire ou se fissure, entraînant ainsi le gonflement de l’annulus fibrosus ou du nucleus pulposus. Toutes ces blessures peuvent causer inflammation et douleur.

Qu’est-ce qu’une Douleur Dorsale ?

Vous n’êtes sûrement pas sans savoir que la douleur dorsale est une affection très courante. Environ trois adultes sur quatre en souffrent au moins une fois dans leur vie, et ce nombre est très susceptible d’augmenter étant donné le vieillissement de la population et la récente tendance à l’obésité.

La douleur dans le bas du dos (dans votre rachis lombaire) est la plus fréquente. La plupart des douleurs dorsales proviennent de muscles froissés et tendus à cause de mouvements de stress : soulever quelque chose sans la bonne technique ou se retourner soudainement ne sont que deux exemples de mouvements qui peuvent blesser votre dos.
Si votre douleur dorsale est due à un muscle froissé ou tendu, elle se guérira généralement d’elle-même, il suffit d’attendre. Votre rétablissement peut aussi être favorisé par une attention médicale légère, telle que des médicaments avec ou sans ordonnance. Vous pouvez aussi utiliser des compresses chaudes ou froides, ou même vous faire masser.

Parfois, cependant, la douleur dorsale est causée par un problème de colonne vertébrale plus grave, tel qu’une hernie discale ou une spondylarthrose. En fonction de la gravité de votre blessure et de son origine, vous pourriez avoir besoin d’une aide médicale plus poussée, telle que la kinésithérapie ou même la chirurgie.

Mais n’oubliez pas: Avoir mal au dos ne signifie pas forcément que vous nécessitez une attention médicale sérieuse ou une opération chirurgicale. Cela veut dire que vous êtes bien entouré et disposez d’une multitude d’options de traitement pour vous sentir mieux.

Les Soins Chiropratiques et la Maladie Dégénérative du Disque

Les chiropracteurs sont les docteurs specialisés dans le traitement non-chirurgical de problèmes de la colonne. Pour se faire, ils utilisent des approches douces et rapides qui visent les origines mécaniques et neurologiques des douleurs du dos et de la nuque.

Les chiropracteurs ont subi une formation rigoureuse pour diagnostiquer les différents types de blessures de la nuque et du dos. Votre chiropracteur s’intéressera attentivement à vos antécédents et procédera à un examen minutieux pour déterminer quels tissus ont été blessés, quelles articulations de la colonne ont perdu de leur mobilité et la nature de votre maladie dégénérative du disque.

L’objectif d’un traitement chiropratique d’une maladie dégénérative du disque est d’optimiser la mobilité de la colonne, de traiter les disques intervertébraux, de réduire les spasmes musculaires et d’améliorer la force des muscles.

Les chiropracteurs sont des spécialistes de la manipulation de la colonne, un traitement direct et actif qui rend à la colonne sa mobilité d’origine. Chez les patients étant de bons candidats à cette approche,  une manipulation de la colonne peut-être d’une grande aide pour la mobilité réduite et les mécanismes perturbés, caractérisant les problèmes dégénératifs d’articulation.

Comment un Chiropracteur Diagnostique-t-il une Maladie Dégénérative du Disque?

Même si vous vous plaignez à votre chiropracteur d’une douleur dans la nuque ou le bas du dos et que vous lui dîtes que vous souffrez d’une maladie dégénérative du disque, celui-ci examinera votre colonne dans son intégralité. Le chiropracteur vérifiera votre nuque (rachis cervical), le haut de votre dos (rachis thoracique) et le bas de votre dos (rachis lombaire). Il est important d’examiner toute la colonne car même si seul le bas de votre dos ou votre nuque vous fait souffrir, d’autres zones de la colonne peuvent être affectées.

Votre chiropracteur déterminera les zones où la mobilité des articulations est limitée, les disques blessés, les spasmes musculaires et les blessures des ligaments. Il le fera grâce à la mobilité et à la palpation,  des techniques de diagnostic particulières à la chiropraxie. Elles s’exécutent à l’aide du toucher. Le chiropracteur cherchera les zones tendres et celles tendues, puis examinera la facilité de mouvement de chaque articulation vertébrale.

Le chiropracteur analysera également votre façon de marcher et s’intéressera à votre posture générale et à l’alignement de votre colonne. Ces détails l’aideront à comprendre les mécanismes de votre corps et la façon dont votre colonne fonctionne et bouge.

Vous parlerez également de vo antécédents médicaux avec votre chiropracteur. Celui-ci vous fera passer des radios de la colonne pour évaluer les possibles changements dégénératifs, ou une IRM si nécessaire.

Après l’examen, le chiropracteur sera plus en mesure de créer un plan de traitement efficace pour vos douleurs dans la nuque et le dos.

Les Approches de Traitements Chiropratiques Possibles pour votre Maladie Dégénérative du Disque
Le plan de traitement exact dépend de votre diagnostic. Votre chiropracteur pourra utiliser une combinaison de manipulations ou d’ajustements de la colonne pour améliorer la mobilité des articulations et favoriser la guérison des tissus doux.

Parmi les techniques de manipulation de la colonne, on trouve :

  • La manipulation spécifique de la colonne : Le chiropracteur identifie les articulations limitées ou présentant une mobilité anormale, également appelées subluxations, et leur rend leur mobilité grâce à une technique douce mais en profondeur. Cette technique étire rapidement les tissus doux et stimule le système nerveux ou rend sa mobilité d’origine à la colonne.
  • La technique flexion-distraction: C’est un type de manipulation douce et en surface utilisé pour traiter les hernies discales ou exclues accompagnées ou non de douleurs dans les bras et les jambes. La sténose spinale est également traitée avec cette approche. Ce traitement est direct et utilise une table spécialisée pour assister le chiropracteur, mais a recours à une action lente de pompage sur le disque au lieu d’une force directe.
  • La manipulation assistée par instrument: C’est une autre technique en surface. À l’aide d’instruments portatifs, le chiropracteur peut appliquer une force sans manipuler en profondeur la colonne. C’est une technique particulièrement appropriée aux patients âgés souffrant du syndrome dégénératif des articulations.

Le chiropracteur peut également utiliser une thérapie manuelle pour traiter les tissus doux blessés tels que les ligaments et les muscles. En voici quelques exemples:

  • La thérapie du point gâchette: Le chiropracteur identifie des points spécifiques hypertoniques (tendus), douloureux sur un muscle. Puis, il applique une pression directe (avec ses doigts) sur ces points pour soulager la tension.
  • Des techniques d’étirement manuel et de résistance des articulations

 

  • Des massages thérapeutiques

 

  • La thérapie des tissus doux assistée par instruments: Le chiropracteur utilise la technique Graston, une thérapie assistée par instruments utilisée pour traiter les tissus doux blessés. Votre chiropracteur appliquera des coups répétés de l’instrument sur les zones du muscle blessées.

En plus de la manipulation de la colonne et des techniques manuelles, le chiropracteur peut utiliser diverses modalités de thérapie pour aider à réduire l’inflammation causée par la MDD. En voici quelques exemples:

  • La stimulation électrique interférentielle: Elle utilise un courant électrique à basse fréquence pour stimuler vos muscles afin de réduire l’inflammation.
  • Les ultrasons: En augmentant la circulation sanguine, un ultrason aide à réduire les spasmes musculaires, la raideur et la douleur. En envoyant des ondes sonores en profondeur dans les tissus musculaires, il crée une douce chaleur qui favorise la circulation et la guérison.

Pour renforcer les mécanismes des articulations (retour à une mobilité vertébrale normale), votre chiropracteur vous prescrira des exercices thérapeutiques.

Les chiropracteurs soignent les douleurs dans la nuque et le dos de “personnes à part entière” de façon unique. Ainsi, ils ne se concentrent pas uniquement sur votre douleur vertébrale. Les soins chiropratiques incluent la nutrition, la gestion du stress et les objectifs dans la vie de tous les jours (car ces éléments peuvent aggraver la douleur, vous devez donc en parler si vous souhaitez vraiment dire adieu à celle-ci).

Les chiropracteurs insistent sur le fait que la prévention est la clé d’une bonne santé à long terme, c’est un autre exemple de chiropracteurs qui s’intéressent à la personne à part entière et pas seulement à son problème médical. Garder la nuque et le dos en bonne santé est primordial pour une bonne approche chiropratique.

Comment la Chiropraxie Aide-t-elle les Patients souffrant d’une Maladie Dégénérative du Disque?

Un chiropracteur vous aidera à retrouver rapidement vos activités normales afin que vous puissiez apprécier votre vie quotidienne sans douleur. Il ou elle s’attaquera aux causes mécaniques (la façon dont votre colonne bouge) ou neurologiques (liées aux nerfs) de votre maladie dégénérative du disque.