La chiropratique comme traitement des douleurs cervicales

Cette solution a été adoptée par des millions de patients. Les chiropraticiens sont des professionnels spécialisés dans le traitement des problèmes cervicaux sans recours à la chirurgie, par le biais de méthodes douces et rapides s’attaquant aux causes mécaniques (c’est-à-dire liées aux mouvements de la colonne vertébrale) et neurologiques (liées aux nerfs) de la douleur cervicale.
Dans quels cas faire appel à un chiropraticien
Ces praticiens sont rigoureusement formés au diagnostic des différents types de problèmes cervicaux et, à partir de là, à la définition d’une réponse thérapeutique adaptée à ces problèmes.
Le chiropraticien est un spécialiste de la manipulation vertébrale, une technique médicale manuelle destinée à rendre à la colonne ses capacités motrices : en recouvrant ses mécanismes normaux, elle permet une décontraction des muscles et la fin de la douleur. Une motricité réduite de la colonne vertébrale (c’est-à-dire, si elle ne peut se mouvoir avec autant de facilité qu’elle le devrait) peut être à l’origine de douleurs cervicales.
La chiropratique a mis au point un éventail d’approches thérapeutiques complémentaires des ajustements vertébraux traditionnels. Ces différentes approchent permettent au chiropraticien de faire face à un large registre de situations de douleurs cervicales.
Parmi ces situations relevant de la chiropratique, citons :
• Les entorses cervicales
• Les syndromes limitant les possibilités des articulations vertébrales
• Les entorses des articulations facettaires
• Les traumatismes cervicaux
• Les endommagements des disques cervicaux ne nécessitant pas de recours à la chirurgie
• Les torticolis aigus (contraction musculaire à cause de laquelle le cou peut rester bloqué), les raideurs de la nuque
• Un syndrome dégénératif des articulations du cou
• Différentes sortes de douleurs cervicales chroniques
Avant de déterminer la ou les approche(s) à mettre en œuvre dans votre cas, le chiropraticien procédera à un examen poussé afin de diagnostiquer la cause spécifique de votre mal.

Démarche diagnostique des douleurs cervicales en chiropratique
Même si vous vous plaignez seulement de douleurs cervicales, le chiropraticien examinera la colonne vertébrale dans son ensemble ; il va contrôler la région de votre cou (le rachis cervical), du milieu du dos (rachis dorsal ou thoracique) et du bas du dos (rachis lombaire). Il est important de procéder à un examen complet de la colonne, car même si seules les cervicales sont douloureuses, il se peut que d’autres régions soient touchées.
Le praticien localisera les zones de motricité articulaire réduite, d’endommagement discal, de spasme musculaire et de lésion des ligaments. Parmi les méthodes employées, on compte la palpation dynamique du mouvement et la palpation statique, des techniques propres à la chiropratique qui consistent, par le toucher, à évaluer les zones sensibles et les contractions, et à apprécier la bonne motricité des articulations vertébrales. (Pour plus d’informations sur la palpation dynamique et statique, cliquez ici).
Ensuite, votre démarche, votre posture générale et la courbure de votre colonne seront étudiés. Ces détails permettront au chiropraticien de déterminer les mécanismes de votre corps et l’état de fonctionnement de votre colonne vertébrale.
Il fera aussi le tour de vos antécédents médicaux, en complément d’un bilan de santé complet. Des examens d’imagerie (radiographie, IRM, …) seront peut-être ordonnés afin de préciser le diagnostic.
Suite à ces différentes étapes, il en saura plus sur votre mal et pourra mettre en place un programme thérapeutique adapté.
Les différentes méthodes de soins
Le traitement détaillé dépendra du diagnostic ; il mêlera à la manipulation vertébrale l’usage de techniques manuelles et d’instruments médicaux.
Précision sur la manipulation vertébrale: il s’agit d’une méthode sans risque pour traiter les douleurs cervicales ; un rapport récent de la littérature consacrée à un lien éventuel entre manipulation vertébrale et les risques d’AVC a écarté tout lien significatif de cause à effet.
Voici quelques techniques de manipulation vertébrale :
• La manipulation vertébrale spécifique : le praticien localise les articulations à capacité de mouvement réduite ou perturbée (on parle de subluxation) et leur restitue leur fonctionnalité au moyen d’une technique manuelle : des pressions modérées sur les tissus mous les étirent et stimulent le système nerveux pour rendre à la colonne vertébrale ses pleines capacités de mouvement. C’est une technique bénéfique en cas de diminution fonctionnelle des articulations cervicales et d’anomalies de la motricité.
• La technique de flexion-distraction, manipulation douce qui ne fait pas appelle aux pressions, est utilisée pour les saillies discales et hernies. Toutefois, avant d’accepter de traiter une lésion des disques cervicaux, le chiropraticien s’assurera que le problème n’est pas de nature chirurgicale ; dans le cas contraire, vous serez renvoyé vers un chirurgien.
La flexion-distraction est aussi une technique manuelle ; le chiropraticien est assisté d’une table spécialisée, mais utilise un mouvement de pompe sur le disque concerné, plutôt que la force directe.
• La manipulation assistée d’un instrument n’utilise pas non plus la pression. Grâce à un instrument dirigé manuellement, le praticien peut appliquer une force sans exercer de pression sur la colonne vertébrale, ce qui est particulièrement approprié chez les patients âgés présentant un syndrome articulaire dégénératif.
On peut aussi faire appel à la thérapie manuelle pour traiter des tissus mous endommagés comme les ligaments et les muscles. Quelques exemples :
• La thérapie du « point-gâchette » : après avoir identifié sur le muscle les points hypertoniques spécifiques responsables de la douleur, le chiropraticien y exerce avec les doigts une pression directe afin d’apaiser la tension.
• Les techniques manuelles d’étirement et des articulations et de résistance
• Le massage thérapeutique
• La thérapie sur les tissus mous assistée d’instruments : elle comprend l’usage d’instruments spéciaux pour diagnostiquer et traiter les dysfonctionnements musculaires ciblés (aussi appelés restrictions), par des petits coups répétés sur les zones concernées.
En plus de la manipulation vertébrale et des techniques manuelles, le chiropraticien dispose de divers outils pour soigner les inflammations musculaires et détendre les muscles. Par exemple :
• Les ultrasons : en intensifiant la circulation sanguine, ils réduisent les spasmes musculaires et crampes, les enflures, les raideurs et la douleur. Pour fournir au corps la chaleur nécessaire et favoriser la guérison, on envoie des ondes acoustiques au sein même des tissus musculaires.
• L’électrostimulation : les muscles sont stimulés par un courant électrique de faible intensité.
Pour renforcer les mécanismes articulaires (et rendre à la colonne sa mobilité initiale), des exercices thérapeutiques vous seront prescrits.
De l’utilité de la chiropratique en cas de douleurs cervicales
Elle peut favoriser un retour rapide à des activités normales, et à une vie quotidienne sans douleur, en trouvant une réponse aux causes mécaniques (liées à la mobilité de la colonne) ou neurologiques (liées aux nerfs) sous-jacentes à cette douleur.
La prévention et le soin global
Pour un chiropracteur, chaque douleur cervicale est unique, et chaque patient doit être traité individuellement, dans l’intégralité de ses besoins. C’est pourquoi il ne se concentre pas uniquement sur la douleur, mais cherche à corriger le régime alimentaire du patient, sa gestion du stress et son mode de vie : tout cela influe sur le mal de cou, il faut donc le prendre en compte si on veut soulager la douleur.
La prévention fait partie intégrante d’une bonne santé sur le long terme, c’est pourquoi les chiropraticiens mettent l’accent sur cet aspect. En apprenant à éviter les maux de cou par le biais d’une bonne gestuelle et le maintien d’une posture correcte, vous rendrez un grand service à votre corps, pour des années. Cet intérêt particulier pour la prévention, cette exigence de prendre soin de soi, illustre encore la conception chiropratique d’un traitement global non limité à la seule douleur.

Le paracétamol dans le traitement de la lombalgie aigüe

Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).

Propriétés analgésiques

Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité  qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.

Dosage et effets secondaires

La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.

Vos symptômes

Pour en savoir plus, voici quelques exemples de questions qu’on risque de vous poser. Vous pouvez répondre dans l’espace dédié.
Quand sont apparus les symptômes ?
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Parmi vos activités quotidiennes, lesquelles vos symptômes vous empêchent-ils désormais de pratiquer ?
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Y a-t-il des facteurs qui aggravent ou diminuent les symptômes ?
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Avez-vous remarqué un quelconque problème au niveau des jambes ?
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Au moment de l’apparition des symptômes, avez-vous eu de la fièvre, ou ressenti une sensation de douleur ou de brûlure en urinant ?
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Vos antécédents médicaux


Parlez à votre médecin de votre état de santé général et des maladies que vous avez eues par le passé. Quelques exemples des questions qui vous seront posées à ce sujet :
Avez-vous déjà eu des problèmes de dos auparavant ? Quand ?
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Avez-vous déjà contracté l’une de ces maladies : cancer, arthrose, maladie du système immunitaire ?
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Quels médicaments prenez-vous régulièrement ?
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Avez-vous déjà consommé des drogues par intraveineuse ?
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Avez-vous perdu du poids de manière involontaire récemment ?
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Parlez-lui également de toutes les méthodes essayées pour combattre les symptômes : médicaments, crèmes ou pommades, et autres remèdes de grand-mère.
L’examen physique
Votre dos sera examiné ; mais, même après un examen physique minutieux, il se peut qu’on ne sache déterminer la cause précise de votre mal de dos. Il y a toutefois de grandes chances que l’on établisse que vos symptômes ne sont pas le fruit d’un état de santé alarmant. Les tests complémentaires ne seront probablement pas nécessaires si vous n’avez connu des symptômes lombalgiques que pendant quelques semaines.

Chiropratique et lombalgie : définitions

L’Acupuncture est une pratique thérapeutique qui trouve son origine dans la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste en l’implantation d’aiguilles à des points spécifiques du corps, supposément pour faciliter le flux de l’énergie vitale (ou « qi » – prononcez « tchi ») et ainsi permettre au corps de retrouver une bonne santé et de la conserver.

Une douleur chronique est une douleur passagère (moins de 3 semaines) ou qui est sévère.

Une médecine alternative est un système médical fondé sur un système entier de théories et de pratiques ; ces ensembles ont souvent évolué parallèlement à l’approche médicale conventionnelle qui fait autorité aux Etats-Unis, et de manière antérieure. Parmi les exemples existants, citons, dans la culture occidentale, la naturopathie, et pour la culture non occidentale, la médecine traditionnelle chinoise.

Un rebouteux est un praticien (pas forcément un médecin diplômé) dont la tâche est de remettre en place les os fracturés ou disloqués.

Le syndrome de la queue de cheval apparaît lorsque les nerfs de la queue de cheval (ensemble de nerfs spinaux se prolongeant par paquets au-delà de la moelle épinière) sont compressés et endommagés. Les symptômes incluent une débilité de la jambe, une détérioration des fonctions intestinales, vésicales, et/ou sexuelles, et une altération des sensations autour du rectum ou des parties génitales.

Une douleur chronique est une douleur qui s’inscrit dans la durée (plus de 3 mois).

Un essai clinique est une étude scientifique consistant à tester sur des personnes un traitement ou une thérapie afin de vérifier son innocuité et son efficacité. L’essai clinique constitue une étape-clé dans le processus visant à déterminer si un traitement fonctionne ou non et pourquoi ; les résultats contribuent aussi à faire avancer la connaissance des maladies et problèmes médicaux.

Une complication est une maladie ou un problème secondaires se développant au cours de la pathologie initiale, ou en conséquence du traitement.

Un essai clinique contrôlé est une étude s’appuyant sur un groupe témoin de comparaison, et qui reçoit un placebo, un traitement différent, ou même rien du tout.

Un rapport global est une analyse qui résume et interprète les informations tirées de différentes études et sur la base de laquelle on établit des conclusions.

Hippocrate : médecin grec né en 460 av. J.-C., considéré comme le père de la médecine occidentale.

L’homéopathie ou médecine homéopathique est une pratique alternative inventée en Allemagne, basée sur le principe de similitude (« Similia similibus curantur »)  selon lequel l’inoculation à petites doses hautement diluées de substances médicinales permet de guérir des symptômes qu’elles-mêmes causeraient si elles étaient administrées dans des quantités plus importantes ou plus concentrées.

La manipulation désigne une mobilisation passive forcée des articulations au-delà de leur jeu habituel. La chiropratique lui préfère le terme d’ajustement.

Le massage est une pratique thérapeutique consistant à manipuler le muscle et le tissu conjonctif afin d’optimiser leur fonction et de favoriser relaxation et bien-être.

La méta-analyse est une forme d’étude scientifique qui s’appuie  sur des techniques statistiques pour analyser les résultats d’un corpus d’études isolées.

La mobilisation est une technique employée par les chiropraticiens et autres professionnels de santé, consistant à faire travailler passivement une articulation dans ses possibilités habituelles de jeu.

La thérapie myofasciale est un procédé thérapeutique physique qui fait appel à l’étirement et au massage.

La naturopathie est une médecine alternative s’appuyant sur les forces guérisseuses présentes au sein même du corps, pour aider ce dernier à soigner la maladie et rester sain. Les pratiques incluent entre autres la modification du régime alimentaire, le massage, les exercices physiques, l’acupuncture et la petite chirurgie.

L’étude observationnelle consiste à observer des individus ou mesurer certains résultats sans chercher à influer dessus (par exemple, on ne donne pas de traitement).

Un orthopédiste, docteur en médecine, est un chirurgien spécialisé dans les troubles du système musculosquelettique.

L’ostéopathie est une pratique médicale non conventionnelle qui insiste, entre autres, sur les maladies qui se développent dans le système musculosquelettique, selon une croyance sous-jacente voulant que le fonctionnement de tous les systèmes du corps humain est relié, et qu’un dysfonctionnement de l’un d’entre eux peut affecter la fonction d’une autre partie du corps. La plupart des ostéopathes pratique la manipulation ostéopathique, qui est un ensemble de techniques manuelles sur tout le corps destinées à soulager la douleur, restaurer les fonctions et favoriser bonne santé et bien-être.

L’ostéoporose est une diminution de la masse osseuse avec pour conséquence possible de favoriser les fractures, même après un choc mineur comme une simple chute.

Un placebo ressemble à un traitement étudié dans le cadre d’un essai clinique, à ceci près qu’il n’a pas de principe actif : par exemple, une « pilule » qui ne serait en réalité qu’une dragée sucrée. En administrant à un groupe de volontaires un placebo et un traitement actif à un autre, les chercheurs peuvent comparer les réactions de ces deux groupes et se faire ainsi une idée plus exacte des effets du traitement actif. Ces dernières années, on a élargi la définition du placebo à d’autres éléments pouvant avoir une incidence sur l’efficacité des soins, par exemple la manière dont un patient perçoit le soin prodigué et les espoirs qu’il place dedans.

Une étude prospective suit les participants sur la durée pour évaluer les effets d’un traitement médical.

Une étude randomisée en double aveugle est un essai clinique au cours duquel on sépare au hasard les participants par groupes afin de comparer différents traitements. Ni les chercheurs ni les participants ne peuvent décider de la composition des groupes ; ainsi, en affectant au hasard les personnes aux groupes, ces derniers seront équivalents et on pourra comparer les traitements administrés de manière objective. Au moment de l’étude, on ne sait pas quel traitement est le meilleur. Précisons que les patients participant à ces études sont des volontaires.

Une revue : voir les articles rapport global, méta-analyse et revue systématique.

Un traitement ou dispositif « fantôme » (« sham » en anglais) relève de la même démarche que le placebo. Par exemple, le chiropraticien positionne le patient et le « manipule » de manière à simuler un traitement réel, alors qu’il n’en est rien.

Une douleur subaiguë dure un peu plus longtemps que la douleur aigüe (par exemple, plus de quelques jours ou quelques semaines), sans aller jusqu’à devenir chronique.

Une revue systématique consiste à collecter et analyser les résultats d’un éventail d’études sur une question ou un sujet donnés, et d’en tirer un bilan critique.

L’usage de la chiropratique dans le traitement de la lombalgie

La chiropratique est un type de soin médical qui se concentre sur la relation entre la structure du corps (essentiellement, la colonne vertébrale) et sa fonction. Les spécialistes de chiropratique, appelés chiropraticiens ou encore chiropracteurs, pratiquent un geste thérapeutique nommé « manipulation » (ou « ajustement »), qui constitue le cœur de leur protocole de soins. Hors des divergences d’opinions et des différentes approches au sein même de la profession, ce rapport de recherche se chargera de fournir un aperçu global de la chiropratique, d’examiner les conclusions de la recherche sur le traitement chiropratique de la lombalgie, et d’indiquer d’autres sources d’information. Les liens hypertexte sur certains termes renvoient à leur définition dans la section dédiée de ce rapport.

Points-clés
•    On fait appel à la chiropratique avant tout pour traiter les troubles musculo-squelettiques, c’est-à-dire les problèmes relatifs aux muscles, aux articulations, aux os et aux tissus conjonctifs tels que les cartilages, les ligaments et les tendons.
•    Les études scientifiques sur le traitement chiropratique de la lombalgie ont été jusqu’ici inégales sur le plan de la qualité et insuffisantes pour pouvoir en tirer des conclusions solides. Néanmoins, l’idée générale est qu’en ce qui concerne les douleurs dorsales, le traitement chiropratique et les traitements médicaux conventionnels s’avèrent à peu près aussi efficaces l’un que l’autre. Il est plus délicat de tirer des conclusions sur la valeur relative de la chiropratique pour d’autres états cliniques.
•    Le risque de complications liées à l’ajustement chiropratique du bas du dos semble  très faible. Cependant, il semble plus élevé dans le cadre d’un ajustement cervical.
•    Il est important de tenir informés tous vos prestataires de soins de santé dès lors que vous suivez ou envisagez un traitement, quel qu’il soit, et cela vaut aussi pour la chiropratique. Ainsi, chaque prestataire peut s’assurer que les différentes approches d’un traitement sont compatibles.

1.    Qu’est-ce que la chiropratique ?

Le terme vient du grec cheir (la main) et praxis (la pratique), et désigne donc un soin prodigué « par la main ». Il s’agit d’une médecine alternative, et son approche du diagnostic, de la classification et du traitement des problèmes de santé est différente de celle de la médecine conventionnelle (voir encadré).
On peut décrire les concepts à la base de la chiropratique comme suit :
•    Le corps dispose d’une puissante capacité à s’auto-soigner.
•    Sa structure (essentiellement la colonne vertébrale) et sa fonction sont intimement liées, et cette relation a un impact sur la santé.
•    On a recours à la chiropratique dans le but de normaliser cette relation structure /fonction et d’assister le corps dans son processus de guérison

2.    Quand et comment la chiropratique a-t-elle été découverte puis utilisée ?

•    Il s’agit d’une forme de manipulation de la colonne vertébrale, constituant l’une des plus anciennes pratiques thérapeutiques ; la manipulation spinale a été décrite par Hippocrate dans la Grèce antique (1-3). La profession moderne de chiropraticien fut fondée en 1895 par Daniel David Palmer à Davenport dans l’Iowa. C’était un guérisseur autodidacte qui étudiait les philosophies médicales de son époque. Il s’aperçut de la capacité naturelle du corps à guérir, capacité contrôlée, croyait-il, par le système nerveux. Il pensait également que des subluxations, ou désalignements vertébraux (un concept qui existait alors déjà dans la tradition des rebouteux et des ostéopathes) venaient interrompre ou parasiter ce « flux nerveux ». Palmer suggéra que si un organe n’est plus ravitaillé par les impulsions nerveuses, il peut devenir malade. C’est cette ligne de pensée qui le poussa à développer une procédure destinée « ajuster » les vertèbres, les os de la colonne vertébrale, dans le but de corriger les subluxations.

•    Certains chiropraticiens considèrent encore la subluxation comme centrale dans le traitement chiropratique. Toutefois, les autres ne voient plus aujourd’hui la théorie de la subluxation comme thème universel de la bonne santé et de la maladie, ni comme base de leur pratique. D’autres théories relatives à la démarche chiropratique ont été développées.

3.    Qui a recours à la chiropratique ? Pour quels problèmes ?

En 1997, on estimait à presque 192 millions le nombre annuel de visites d’Américains chez le chiropraticien Plus de 88 millions de ces visites étaient motivées par une douleur dorsale ou cervicale. Une étude récente montre que plus de 40% des patients recevant des soins chiropratiques sont traités pour des problèmes dorsaux ou lombaires. Plus de la moitié d’entre eux a dit connaître des symptômes chroniques. Parmi les problèmes couramment traités par les chiropraticiens figurent le mal de dos, et les douleurs cervicales, maux de têtes, blessures sportives et élongations à répétition. Mais d’autres problèmes poussent les patients à solliciter des soins contre la douleur, comme l’arthrite

La lombalgie est une pathologie courante, qui touche chaque année jusqu’à un quart de la population. La plupart des gens fait au moins une fois dans sa vie l’expérience d’une lombalgie significative. Plusieurs études récentes ont montré que dans la plupart des cas, une crise aigüe se dissipe en quelques semaines, peu importe le traitement. Souvent, la cause en est inconnue, et la manière dont le mal est perçu, d’une part, et d’autre part dont il est diagnostiqué, varient du tout au tout, ce qui fait de son étude un vrai défi.

La Kinésithérapie pour la Fibromyalgie

La kinésithérapie suit souvent une approche directe, qui vous fera peut-être grincer des dents si votre douleur se situe dans de multiples points de pression hypersensibles. Toutefois, la kinésithérapie utilise des méthodes douces, efficaces et il y a de grandes chances pour qu’elle joue un rôle majeur dans le traitement de vos symptômes dus à la fibromyalgie.

Il existe diverses techniques de kinésithérapie. Les traitements passifs détendent votre corps et incluent un massage des tissus en profondeur, une thérapie par le chaud et le froid, l’hydrothérapie, la TENS (Neurostimulation électrique transcutanée) et les ultrasons.

Votre programme de kinésithérapie commencera généralement par des traitements passifs. Lorsque vous serez prêt, vous continuerez avec des traitements actifs qui renforceront votre corps et empêcheront une douleur fibromyalgique supplémentaire. Votre kinésithérapeute travaillera avec vous sur un plan de traitement approprié.

Les Traitements Passifs

•   Un massage des Tissus en Profondeur: À moins que vous ne ressentiez une douleur extrême, un massage des tissus en profondeur est un traitement idéal de la fibromyalgie car il utilise beaucoup la pression pour soulager les tensions musculaires profondes et les spasmes. Ces derniers empêchent les muscles de bouger dans les zones affectées, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles les personnes fibromyalgiques souffrent d’une mobilité diminuée. Les techniques de kinésithérapie, parmi lesquelles un massage des tissus en profondeur, vous aideront à utiliser vos muscles de manière plus efficace. Ce traitement peut être combiné à des thérapies par le chaud et le froid pour augmenter ses avantages.

•    La Thérapie par le Chaud: C’est l’une des méthodes privilégiées pour réduire les douleurs chroniques associées à la fibromyalgie. La  chaleur déclenche le processus de guérison naturel du corps en détendant vos muscles et en accélérant le flux sanguin vers la zone affectée. Le sang supplémentaire délivre plus d’oxygène et de nutriments. Le sang élimine également les « déchets » produits par les spasmes musculaires.

Il se peut que la chaleur n’élimine pas complètement l’origine de votre douleur mais elle peut réduire celle-ci de manière efficace. Cette thérapie est utilisée de plusieurs façons : avec une chaleur sèche (un coussin chauffant ou une serviette chaude et sèche) ou une chaleur humide (de la vapeur ou un tissu chaud et humide)

•    La Thérapie par le froid: Tandis que la thérapie par le chaud est plus efficace sur les douleurs chroniques, la thérapie par le froid (également appelée cryothérapie) apaise l’inflammation et la douleur vive des points de pression. Cette thérapie ralentit la circulation, ce qui réduit le gonflement. Votre kinésithérapeute placera peut-être une compresse froide sur la zone ciblée, pratiquera un massage à la glace ou même utilisera un spray connu sous le nom de fluorométhane pour refroidir les tissus enflammés. La thérapie par le chaud et celle par le froid proposent toutes deux leurs propres avantages, et votre kinésithérapeute alternera peut être ces deux méthodes pour un résultat optimal.

•    L’hydrothérapie: Comme son nom l’indique, l’hydrothérapie implique de l’eau. C’est un traitement passif dans lequel vous aurez juste à vous asseoir dans un bain à remous pour soulager votre douleur, détendre vos muscles et conditionner votre corps sans ajouter un stress inutile.

•   La TENS (Neurostimulation électrique transcutanée) : Une machine TENS utilise le courant électrique pour stimuler vos muscles. Cela paraît intense, mais ce n’est réellement pas douloureux. Les électrodes collées à votre peau envoient un léger courant électrique vers les points clé de votre chemin nerveux. La TENS réduit les spasmes musculaires et déclenche la libération d’endorphines, les analgésiques naturels de votre organisme.

•    Les Ultrasons: Cette thérapie utilise des ondes acoustiques pour créer une douce chaleur qui augmentera la circulation sanguine vers vos tissus profonds. Les ultrasons aident à réduire les spasmes musculaires, l’inflammation, la raideur et la douleur et s’avère particulièrement efficace pour améliorer mobilité des personnes souffrant de douleurs chroniques, en comparaison à celles victimes de problèmes inflammatoires vifs.

Les Traitements Actifs

Les traitements actifs améliorent l’équilibre, la souplesse, la force et les mouvements des articulations. Un programme d’exercices peut également être prescrit pour obtenir un résultat optimal. Celui-ci atténuera votre douleur récurrente mais aussi améliorera votre santé générale. Votre kinésithérapeute développera avec vous un programme en se basant sur vos symptômes spécifiques et vos antécédents médicaux.

Les traitements actifs travaillent sur:

•    L’équilibre: Vos muscles abdominaux jouent un rôle plus important dans votre santé globale que ce que vous pourriez penser. Des muscles abdominaux forts aident les muscles de votre dos à soutenir votre colonne. Cette zone est un peu la centrale électrique de votre corps. Naturellement, une zone abdominale saine apporte à votre corps un point de centrage fort et stable.
•   La souplesse et le renforcement des muscles : Votre mobilité sera probablement limitée si vous ressentez une douleur due à la fibromyalgie. Grâce à des exercices d’étirement et de renforcement personnalisés, votre kinésithérapeute vous aidera à allonger et à renforcer vos muscles, il améliorera également la mobilité de vos articulations. Des muscles forts et fins gèrent mieux la douleur.
•    L’Hydrothérapie: Des exercices à base d’eau peuvent être recommandés pour proposer un conditionnement aérobique en douceur.

Votre kinésithérapeute vous apprendra des principes “d’auto-traitement” afin que vous sachiez mieux comment traiter vos symptômes. L’objectif final est que vous soyez assez renseigné sur le sujet pour contrôler vos symptômes. Il est primordial que vous appreniez les exercices et que vous les continuiez après que la thérapie officielle soit terminée. Si vous n’arrivez pas à vous tenir à la remise en forme, vous ne profiterez pas des résultats à long-terme de votre kinésithérapie. En prenant vous-même soin de votre dos, vous réduirez les douleurs fibromyalgiques à venir.

L’exercice et la fibromyalgie

L’exercice et la fibromyalgie peuvent ressembler à un couple mal assorti. Lorsque vous ressentez une douleur chronique répandue, il est compréhensible que vous n’ayez pas envie de passer des heures dans une salle de gym. La simple pensée de faire de l‘exercice peut évoquer des images plutôt intenses (ex : un tapis roulant décourageant d’avance et des haltères lourdes et froides).

Mais en réalité, l’exercice fait partie intégrante d’un bon traitement de la fibromyalgie. Voici quelques uns des avantages de l’exercice pour les patients fibromyalgiques :

•    Il renforce vos muscles. Des muscles fins, flexibles et forts combattent le stress. Des muscles forts soutiennent également mieux votre corps et vos os, ce qui facilite le mouvement et le soutien.
•    Il augmente l’énergie. Les personnes fibromyalgiques sont souvent victimes d’une fatigue débilitante et une activité physique régulière peut aider à booster leur énergie et leur niveau d’endurance.
•   Il favorise un sommeil reposant. La recherche a montré que faire de l’exercice vous aide à vous endormir et à rester endormi plus longtemps. Les troubles du sommeil sont un symptôme courant de la fibromyalgie et aggravent la douleur répandue. Un meilleur sommeil signifie moins de douleur.
•    Il améliore votre santé mentale. Faire de l’exercice réduit le stress, l’anxiété et la dépression, des symptômes fréquemment associés à la fibromyalgie.
•    Il empêche de prendre du poids. Au plus votre poids est important, au plus vous infligez de stress à votre corps, ce qui entraîne la douleur. De l’exercice combiné à un régime équilibré, vous aidera à atteindre ou à garder un poids sain.

Par où Commencer

La première étape est de rester réaliste. Vous ne devez pas passer des heures à la salle de sport, et votre entraînement doit se limiter à des mini séances. Vous pouvez travailler votre forme physique, ce qui renforcera votre dos et combattra la douleur  due à la fibromyalgie, grâce à de simples exercices d’étirement, d’aérobique et de force qui ne nécessitent pas trop de temps : 3 à 4 fois par semaine pendant 30 à 40 minutes sont des recommandations largement acceptables.

Il est important de retenir que la progression est la clé du succès dans n’importe quelle remise en forme. Par exemple, ne commencez pas un entraînement de force avant d’avoir entrepris un programme d’étirement et d’aérobique. Si vous ne démarrez pas en douceur, vous pourriez vous faire plus de mal que de bien.

Les Exercices à Faire

Commencez par entamer un programme d’étirement quotidien pour allonger les muscles tendus et favoriser la flexibilité. Votre docteur vous recommandera peut-être d’ajouter des types d’exercices cardiovasculaires, tels que la marche ou la natation.

Lorsque vous vous sentirez à l’aise, peut-être aurez vous envie de suivre des cours d’aérobique ou d’ajouter à votre programme cardiovasculaire un entraînement de force. Le Yoga et le Pilates peuvent être de bons entraînements de force car ils utilisent le poids de votre propre corps pour faire résistance.

Parlez à votre docteur ou à votre kinésithérapeute des exercices qui vous conviennent le plus. Il vous faudra prendre en compte votre douleur et votre forme physique et vous aurez envie de dire à votre docteur quelles activités vous préférez afin d’augmenter vos chances de suivre le programme jusqu’au bout. Ensemble, vous développerez un programme d’exercices qui vous aidera à gérer les symptômes de votre fibromyalgie et à améliorer la qualité de votre vie.

Les Médicaments pour la Fibromyalgie

Nombreux sont les médicaments qui pourront peut-être traiter vos symptômes, mais n’oubliez pas qu’à ce jour, la fibromyalgie ne peut pas se soigner. La plupart des médicaments aident à traiter une partie des symptômes. Par exemple, votre docteur pourra vous recommander des somnifères pour soulager votre insomnie ou des antidépresseurs pour améliorer votre moral. En se basant sur vos symptômes spécifiques, il développera un traitement qui vous convient.

La FDA a approuvé trois medicaments pour traiter la fibromyalgie : la pregabaline (vendue sous le nom Lyrica), la duloxétine (Cymbalta) et le milnacipran (Savella). Lyrica est un antiépileptique, tandis que Cymbalta et Savella sont des antidépresseurs. Mais ce ne sont pas là vos seules options. En effet, il y a beaucoup de médicaments qui traitent les symptômes de la fibromyalgie.

Les antidépresseurs

Environ 30% des patients atteints de fibromyalgie souffrent également de dépression ou d’une forme de troubles de l’humeur. Dans de nombreux cas, les antidépresseurs sont utilisés comme première ligne de défense dans le traitement de la fibromyalgie. Les docteurs prescrivent généralement un ou plusieurs antidépresseurs, classés dans trois classes : les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN) et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS).

•    Les antidépresseurs tricycliques: Ils améliorent l’humeur, atténuent la douleur et répondent aux problèmes de sommeil en augmentant le niveau des neurotransmetteurs calmants dans le cerveau. Parmi les effets secondaires possibles, on retrouve la somnolence, les vertiges, la bouche et les yeux secs et la constipation. L’amitriptyline chlorhydrate (Elavil) et la nortriptyline (Pamelor) sont des exemples d’antidépresseurs tricycliques.

•    Les IRSN : Cette classe d’antidépresseurs augmente la sérotonine et la noradrénaline en arrêtant leur recapture (réabsorption) dans les cellules du cerveau. Un niveau élevé de ces molécules chimiques aide à maintenir l’équilibre mental et réduit la douleur que vous ressentez. Parmi les effets secondaires, on trouve les vertiges, l’insomnie et la somnolence. Ainsi, votre docteur vous prescrira peut-être aussi un antidépresseur tricyclique pour limiter toute perturbation du sommeil. Cymbalta et Savella sont des exemples d’IRSN.

•    Les ISRS : Ils font partie des types les plus récents d’antidépresseurs et améliorent le moral en permettant à une quantité supérieure de sérotonine de circuler entre les neurones. Plus de sérotonine signifie une perception plus faible de la douleur. (Les ISRS sont très similaires aux IRSN ; la principale différence est que les IRSN ont un effet sur la sérotonine et sur la noradrénaline). Les ISRS peuvent aider à réduire votre fatigue, ce qui est l’un des symptômes les plus invalidants de la fibromyalgie. Les ISRS présentent toutefois des défauts. À l’instar des ISRS, ils peuvent interférer avec le sommeil. Ainsi, votre docteur vous prescrira peut-être aussi un antidépresseur tricyclique pour empêcher toute perturbation du sommeil. Le  chlorhydrate de fluoxetine (Prozac) et le chlorhydrate de sertraline (Zoloft) sont des ISRS.

Les antiépileptiques

Le Lyrica est un antiépileptique (ou anticonvulsant) qui se trouve également être le premier médicament à avoir été approuvé par la FDA pour traiter spécifiquement la fibromyalgie. La relation entre le Lyrica et la fibromyalgie n’est pas exactement connue mais les recherches suggèrent qu’il diminue les signaux de la douleur envoyés par les nerfs endommagés, réduisant ainsi la douleur que vous ressentez.

D’autres anticonvulsants, tels que la gabapentine (Neurotontin) sont également utilisés pour traiter des symptômes associés à la fibromyalgie, tels que le trouble de l’ATM (articulation temporo-mandibulaire) et une douleur myofasciale.

Les décontractants musculaires

Le décontractant musculaire cyclobenzaprine (Cycloflex et Flexeri) est souvent utilisé au début du traitement de la fibromyalgie pour détendre les muscles contractés et améliorer la qualité du sommeil. Les décontractants musculaires peuvent également réduire considérablement le trouble de l’ATM et d’autres douleurs associées à la fibromyalgie.

Autres Médicaments

•   Les options sans ordonnance telles qu’un anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS), comme de l’ibuprofène ou de l’aspirine, sont considérés comme inefficaces dans le traitement des symptômes de la fibromyalgie si elles sont prises seules. Mais associées à un autre médicament pour la fibromyalgie, tel qu’un antidépresseur, elles peuvent aider à soulager la douleur.

Les AINS et l’acétaminophène (Tylenol) sont plus utiles pour traiter les douleurs “ordinaires” qui accompagnent la fibromyalgie: maux de tête et douleurs menstruelles, pour n’en citer que quelques unes.

•    Les benzodiazepines, telles que le Xanax et le Valium, détendent les muscles, améliorant ainsi la qualité du sommeil et réduisent les symptômes du syndrome des jambes sans repos (souvent associé à la fibromyalgie). Même si elles peuvent soulager certains de vos symptômes, les benzodiazépines agissent en affaiblissant le système nerveux central et créent une dépendance. La supervision par un docteur est très importante si vous prenez ces médicaments.

•   Les analgésiques non-narcotiques, tels que le tramadol (Ultram) sont plus forts que l’acétaminophène mais ne créent pas une dépendance comme le font les narcotiques. Ils agissent dans le cerveau afin d’équilibrer la perception de la douleur.

•    Les analgésiques opioïdes, tels que l’oxycodone (OxyContin) ne doivent être utilisés qu’en dernier recours.

Mise en Garde

Les médicaments présentent des effets secondaires et d’autres facteurs que vous devriez prendre en compte. Parlez au préalable de chaque médicament avec votre docteur, même s’il est délivré sans ordonnance et ne comporte a priori aucun risque.

Les Soins Chiropratiques en cas de Fibromyalgie

La fibromyalgie est un problème myofaciale épidémique et invalidant. Un patient type dira qu’il a mal partout, dort mal et se sent fatigué et déprimé de manière chronique. Certains docteurs qui sont également des MEI (médecins examinateurs indépendants) affirment qu’un traitement chiropratique n’est pas approprié à ces patients. Un MEI réputé de l’Oregon m’a écrit après avoir lu certains de mes articles sur la thérapie myofaciale. Il n’était pas d’accord avec les médecins qui donnent à leurs patients fibromyalgiques une série d’ajustements de la colonne ; il a donc dit aux compagnies d’assurance d’interdire un traitement chiropratique pour ces patients.

Je n’ai pas apprécié le point de vue de ce MEI. Je venais tout juste de consacrer une année sur une étude qui contredisait son objection. Dans cette étude, j’ai ajusté les vertèbres cervicales C5-C6 d’un sujet, de manière répétée. Cela a considérablement réduit l’irritabilité de ses points gâchette sous-épineux. (Cette zone est bien entendu innervée par C5 et C6.)

L’irritabilité des points gâchette de mon sujet a graduellement diminué, sous l’influence d’une série d’ajustements cervicaux. Nous avons découvert qu’au plus les ajustements étaient fréquents au plus le soulagement de l’irritabilité du point gâchette était incroyablement augmenté. Cette étude implique un fait important : Ajuster de manière répétée une partie fixe de la colonne peut réduire l’irritabilité des points gâchette dans les muscles innervés par cette zone.

Cela correspond à ce que j’ai vu chez de nombreux patients fibromyalgiques sur lesquels j’ai pratiqué des ajustements répétés. Ce MEI de l’Oregon n’avait sûrement pas observé la façon dont les patients fibromyalgiques répondent à des ajustements répétés. Autrement, il ne provoquerait pas ses collègues qui proposent ce service. Contrairement à ce MEI, d’autres confrères qui n’exercent pas cette discipline apprécient la valeur d’un soin chiropratique chez les patients fibromyalgiques.

Par exemple, le très respecté rhumatologue Dr. Frederick Wolfe a remarqué qu’un traitement chiropratique aidait ces patients. Le docteur Wolfe est un chercheur très connu dans le domaine de la fibromyalgie. Il est également professeur clinique du département Médecine de l’Université de Médecine du Kansas. En 1985, ses collègues et lui ont interrogé 81 patients fibromyalgiques et 81 sujets témoins à l’aide d’un questionnaire structuré.

F. Wolfe a écrit « Dans notre série, nous avons demandé aux patients de nous indiquer si un médicament ou un traitement avait diminué leur douleur…Il est intéressant de constater que les patients ont signalé plus d’avantages dus à des modifications de leur style de vie, telles que le repos et la relaxation, que dus à d’autres interventions. Le traitement chiropratique faisait également partie des mesures les plus efficaces ».

En 1991, j’ai parlé avec le Dr. Wolfe de cette étude. Il m’a rappelé qu’il avait utilisé un questionnaire pour obtenir les réponses des patients fibromyalgiques. « Et ce que nous avons écrit, »m’a-t-il dit « c’est ce qu’ils ont déclaré, même si ce n’était pas la vérité.  C’est un peu comme demander à des personnes si elles ont pris des vitamines et si cela a eu un effet bénéfique. 50% des gens répondraient oui, mais c’est une association plutôt qu’une relation de cause à effet. »

Je l’ai questionné au sujet du classement de la chiropraxie parmi les mesures les plus efficaces.  Il m’a répondu « Je pense que c’est une remarque très utile parce que, voyez vous, c’est un type différent de déclaration. Globalement, on pourrait dire que c’est plus une relation de cause à effet. C’est plus facile à déterminer et cela m’inspire plus confiance car ce sont les déclarations des patients. Elles sont peut-être fausses, mais peut-être pas. En réalité, je pense que c’est la vérité. Les gens nous donnent fréquemment le même avis. »

Je lui ai demandé s’il savait quel traitement les chiropracteurs donnaient aux patients. « Non », m’a-t-il répondu, « et c’est amusant que vous appeliez aujourd’hui, car tout à l’heure, j’étais avec un résident. Nous parlions un peu du traitement chiropratique, et comme il est docteur en médecine, il n’est pas très partisan de cette pratique. Et je lui ai dit « Vous savez, le traitement chiropratique fonctionne au moins aussi bien qu’un traitement médical, et pour beaucoup de maladies, il semble même être plus efficace », ce qui ne fait pas partie de la formation conventionnelle. »

Il m’a alors répondu: “Je pense que depuis cette époque (1985, la date de l’étude) nous n’avons rien constaté capable de changer notre avis à ce propos (le fait qu’un traitement chiropratique fasse partie des mesures les plus efficaces.) Selon moi, étant donné que les docteurs s’y prennent mal avec ce genre de problèmes, les chiropracteurs font probablement mieux. »

Les ajustements de la colonne sont bien sûr la base d’un traitement chiropratique. Et je ne pense pas me tromper en disant que quelque soit le traitement que les patients fibromyalgiques de Wolfe ont reçu, ils ont également subi des ajustements de la colonne.

Après avoir parlé au Dr. Wolfe, j’ai trouvé une étude sur la manipulation de la colonne chez des patients fibromyalgiques. Elle a été menée par le docteur Bernard Rubin à l’Université de Médecine Ostéopathique du Texas. Il a étudié l’effet de la manipulation de la colonne, des médicaments et des placebos sur les patients fibromyalgiques. Ceux-ci ont reçu une des quatre formes de traitement :

1) placebo et pas de manipulation
2) placebo et manipulation
3) alprazolam (également appelé Xanax, une benzodiazepine), ibuprofen et pas de manipulation
4) alprazolam, ibuprofen et manipulation

Rubin a écrit que les médicaments étaient efficaces. Mais la manipulation a amélioré le sentiment de bien-être général des patients. La manipulation impliquait un massage des tissus doux paraspinaux et un ajustement de la colonne. Les chercheurs ont utilisé ces deux procédures pour enlever les obstacles musculaires ou osseux qui bloquaient la conduction nerveuse et les flux sanguin et lymphatique.

Il est intéressant de noter que le docteur Wolfe, un rhumatologue renommé, est favorable au traitement chiropratique des patients fibromyalgiques. L’avis contraire de certains MEI chiropracteurs est en total contraste. Ces docteurs sont responsables de leurs jugements. Nous avons de bonnes raisons de soutenir que ces ajustements chiropratiques aident ces patients. Si le MEI n’est pas d’accord, il lui faut alors répondre à une question cruciale : « Pouvez-vous prouver le contraire ? »

La littérature biomédicale nous apprend une chose : La preuve du contraire n’existe pas, hormis dans les esprits préjudiciables de certains MEI. Pour des raisons humanitaires, ces examinateurs devraient affronter la réalité : la preuve disponible (bien que faible) favorise le soin chiropratique des patients fibromyalgiques. Ces patients dans la souffrance méritent n’importe quel avantage qu’ils peuvent retirer d’une quelconque forme de soin. Et considérant la preuve actuelle, la chiropraxie semble en apporter quelques uns.

Les Traitements pour la Fibromyalgie

Les Traitements Alternatifs pour la Fibromyalgie

Les thérapies alternatives font en sorte d’améliorer votre santé globale. C’est pourquoi certains patients fibromyalgiques les choisissent pour traiter leurs symptômes répandus. Diverses options alternatives peuvent améliorer votre douleur : de l’acupuncture à la rétroaction biologique en passant par les plantes médicinales et la méditation.

Si vous envisagez de suivre ces traitements, vous devriez consulter un praticien de la médicine non conventionnelle (MNC), c’est-à-dire une médecine complémentaire et alternative. Cette appellation peut paraître floue : en effet, même si la médecine alternative et la médecine complémentaire suivent les mêmes méthodes, elles sont différentes car les formes alternatives sont utilisées à la place de la médecine conventionnelle, tandis que les traitements complémentaires sont utilisés en plus de la médecine conventionnelle.

Ci-dessous se trouvent les traitements alternatifs courants pour la fibromyalgie:

•   L’acupuncture: Il y a diverses formes d’acupuncture, mais cette ancienne pratique chinoise se base sur la croyance que chaque personne est dotée d’une force d’énergie appelée le Chi. Lorsque cette force est bloquée ou déséquilibrée, votre corps peut alors répondre par la douleur ou la maladie. Les acupuncteurs traditionnels essayent de libérer les canaux Chi, appelés méridiens, en insérant des aiguilles extrêmement fines dans des points spécifiques des méridiens de votre corps.

En se basant sur vos symptômes spécifiques et votre douleur, le praticien insérera plusieurs aiguilles qui resteront en place pendant 20 à 40 minutes.

Il a également été suggéré que l’acupuncture enclenchait la libération d’endorphines dans le flux sanguin. En résumé, les endorphines sont les analgésiques naturels de votre organisme. Les libérer diminue donc votre perception de la douleur.

De la même façon, l’électroacupuncture utilise une aiguille accrochée à de petits fils qui font passer un léger courant électrique pour stimuler vos points méridiens. La chaleur est souvent utilisée dans cette thérapie.

•    La Rétroaction biologique: Ce traitement sert à réduire le stress en utilisant une machine qui évalue la façon dont votre corps réagit à l’anxiété. La machine de rétroaction biologique possède des capteurs qui calculent la tension musculaire, la température du corps, la production de sueur, le rythme cardiaque et d’autres marqueurs du stress.

Alors que la douleur elle-même est un stress à part entière, d’autres facteurs stressants peuvent venir aggraver votre fibromyalgie. L’objectif de la rétroaction biologique est de déterminer de quelle façon votre corps réagit au stress et à son tour, cette connaissance vous apprendra de quelle façon le contrôler.

Certains chercheurs pensent que la fibromyalgie est causée par un dysfonctionnement dans le système nerveux autonome, activé par le stress. Un système nerveux autonome hyperactif sous-entend une production hormonale excessive qui sensibilise les récepteurs de la douleur, entraînant douleur et sensibilité. Comprendre comment votre corps réagit au stress en utilisant la rétroaction biologique peut significativement réduire vos symptômes.

•    Un Massage: Un massage implique le frôlement, le pétrissage et la manipulation de vos tissus musculaires. Effectué régulièrement, un massage peut soulager une douleur chronique.

Bien que le massage ne soit pas un traitement prouvé pour la fibromyalgie, il est généralement sans danger ni effet secondaire. Toutefois, un massage peut ne pas vous convenir si vous souffrez d’ostéoporose, d’une thrombose veineuse profonde, d’une infection de la peau, de blessures ouvertes ou d’arthrite dans les zones à masser ou à proximité.

Il existe plus de 100 types de techniques de massage. Un massage suédois, par exemple, utilise de longs mouvements pour avoir un effet sur les couches superficielles de vos muscles. En revanche, un massage des tissus en profondeur utilise une pression directe et des mouvements lents pour traiter les couches profondes de vos muscles et soulager la tension musculaire chronique. Le soulagement myofaciale est une autre option. Cette thérapie des tissus doux utilise le massage pour étirer et manipuler vos tissus conjonctifs, les rendant ainsi plus flexibles et améliorant votre mobilité. Votre masseur déterminera avec vous quel massage spécifique réduira au mieux votre douleur.

Vous aurez peut-être également envie de considérer d’autres traitements alternatifs, tels que:

•    Les plantes médicinales: Les troubles du sommeil sont un symptôme classique de la fibromyalgie et les plantes médicinales (la camomille, le kawa et le centranthe n’en sont que des exemples) peuvent apporter un sommeil reposant. Les alternatives à base de plantes pour soulager la douleur incluent la primevère du soir, le gingembre et l’écorce de saule blanc. La citronnelle peut aider à soulager la fatigue chronique et le stress tandis que l’eucalyptus détend les muscles fatigués.

•   La méditation: L’objectif de la méditation est similaire à celui de la rétroaction biologique : apprendre à contrôler la réaction de votre corps face au stress. Vous retirer même cinq minutes par jour afin de réfléchir et de vous détendre pourrait s’avérer bénéfique pour vous remonter le moral et diminuer votre douleur.

Au moment de commencer un nouveau programme médical, faites part à votre praticien de tout autre problème médical que vous rencontrez en plus de la fibromyalgie. Il est important de noter que ces traitements sont d’autant plus efficaces lorsqu’ils sont utilisés comme complément, c’est-à-dire combinés à la médecine conventionnelle.