Le premier symptôme d’une lombalgie est une douleur ressentie dans la zone lombosacrée (c’est-à-dire dans le bas du dos).
• La douleur peut aussi bien se diffuser sur l’avant, le côté ou l’arrière de la jambe, que rester confinée au bas du dos.
• Elle peut s’intensifier en fonction de l’activité.
• Parfois, elle empire de nuit ou suite à une position assise prolongée, comme dans le cas d’un long trajet en voiture.
• Un engourdissement ou un affaiblissement de la partie de la jambe alimentée par un nerf compressé est possible.
o Un exemple : l’incapacité d’effectuer une flexion plantaire, c’est-à-dire ne pas pouvoir se tenir sur la pointe des pieds, ni abaisser le pied. C’est le cas lorsque le premier nerf sacral est compressé ou endommagé.
o Autre exemple : l’incapacité de lever le gros orteil, qui survient quand le cinquième nerf lombaire est touché.
Archive pour catégorie Les Maladies du dos
Symptômes
sept 1
Lombalgie aigüe et médicaments
août 12
De nombreux éléments peuvent s’avérer utiles lorsqu’il s’agit de trouver une réponse à la phase douloureuse de la lombalgie. Il faut établir une médication spécifique en tenant compte (1) des indications (2) des contre-indications (3) des objectifs du traitement (analgésie, réduction de l’inflammation, du spasme musculaire ? etc.) et (4) de la preuve scientifique et clinique de leur efficacité.
Ainsi, avec un bon choix de médicaments contre la douleur et une réaction positive, on peut améliorer l’état du patient à travers une rééducation plus active et éviter le développement d’un problème chronique.
Conditionnement aérobie et lombalgie
Un examen de thérapie physique pour une lombalgie permet bien souvent à un physiothérapeute d’identifier les mouvements et positions particuliers qui, de fait, permettent de diminuer ou contrôler la douleur. Une fois les techniques de contrôle de la douleur assimilées, le patient doit progresser rapidement vers un programme de conditionnement aérobie. Il a été prouvé qu’une activité aérobie participe à l’apport en nutriments des éléments structurels de la colonne vertébrale. Certains de ces éléments, comme les disques, ont un ravitaillement sanguin assez pauvre, et comptent sur les mouvements du corps et les gestes aérobies pour faire circuler les nutriments jusqu’à eux. Plus une personne est sédentaire, moins ces nutriments ont la possibilité d’accéder aux éléments structurels de la colonne pour les maintenir en bonne santé.
Le patient doit choisir ses activités aérobies en fonction de ses goûts et de sa disponibilité, et ces activités doivent correspondre au type de problème auquel il fait face. Généralement, un programme de marche, de vélo elliptique ou stationnaire sont des bons choix. Il faut s’adonner à l’exercice au moins trois fois par semaine, pour des sessions de trente à quarante minutes.
Un programme de thérapie physique de la lombalgie de nature active et axé sur l’enseignement au patient des techniques d’auto-soin et de prévention des blessures dorsales sont les ingrédients-clés du retour d’une personne à un mode de vie libéré de toute douleur, actif et sain.
A partir du diagnostic, votre praticien vous recommandera un programme thérapeutique. Dans l’immense majorité des cas, la chirurgie n’est pas nécessaire : souvent, il ne s’agit que d’un claquage, et le temps est alors un bon remède. Toutefois, si les symptômes persistent ou s’aggravent, allez consulter votre spécialiste de la colonne.
Celui-ci peut vous prescrire des médicaments et/ou des injections pour combattre la douleur, éventuellement au sein d’un programme thérapeutique plus large incluant des soins physiques.
Le degré de douleur déterminera la prescription, qui peut inclure :
Des injections dans la colonne vertébrale
• L’injection épidurale cervicale se pratique dans l’espace épidural, celui qui entoure la membrane recouvrant la colonne vertébrale et ses racines nerveuses. C’est par cet espace que les nerfs atteignent le cou, les épaules et les bras. En cas d’inflammation d’une racine nerveuse, la douleur peut donc gagner le cou, l’épaule ou le bras. En injectant un produit anti-inflammatoire dans l’espace épidural cervical, on peut calmer l’inflammation et apaiser la douleur de manière totale et permanente, ou au moins la réduire pour plusieurs mois.
• Les injections dans les points-gâchette sont réservées à des cas plus extrêmes. Les points-gâchette sont des sortes de nœuds se développant au niveau des muscles lorsque ceux-ci sont trop contractés. On injecte alors un analgésique dans la zone concernée. Il ne s’agit pas d’un traitement à part entière ; il vous sera probablement prescrit, en complément, un programme d’entraînement physique (c’est la thérapie physique) destiné à travailler la flexibilité et la force du muscle, et à lui réapprendre les bons mouvements.
Des traitements médicamenteux
• Les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens) délivrés sans ordonnance permettent de réduire l’enflure et la douleur. Le choix est immense : le paracétamol (comme le Tylenol) ou l’ibuprofène (l’Advil, par exemple) sont des solutions possibles.
• Les médicaments sur ordonnance : en cas de douleur cervicale chronique causée par des spasmes musculaires, le recours à un myorelaxant vous permettra d’arrêter ces spasmes. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être un bon antidouleur car ils empêchent les messages nerveux liés à la douleur d’atteindre le cerveau ; de plus, ils favorisent bien souvent une hausse de la sécrétion d’endorphines, un analgésique naturel.
Comme pour tout médicament, suivez attentivement les conseils de votre médecin. Ne mélangez jamais les substances sans ordonnance avec celles qu’il vous a prescrites sans le consulter.
Pourquoi est-on si nombreux à connaître des douleurs, particulièrement dans le bas du dos ? Médecins et patients posent la question avec un degré de frustration variable. Je voudrais proposer ici une autre manière d’envisager la lombalgie, sous l’angle de la médecine chinoise.
La médecine traditionnelle chinoise est une pratique orientale millénaire qui a connu un regain d’intérêt dans notre monde occidental au cours des dernières décennies. Elle englobe les pratiques de l’acupuncture (ak-u-punk-chur), de la phytothérapie, de la moxabustion (mox-ah-bust-shun), et du Tui-Na (toui-nah) ou massage thérapeutique, et on y inclut souvent les thérapies nutritionnelle et respiratoire (le Qi-Gong, prononcez « tchi-gong »).
En novembre 1997, le National Institute of Health américain a publié un communiqué consensuel affirmant qu’il y avait suffisamment de preuves concrètes des effets de l’acupuncture pour en soutenir la pratique (dans certains cas). Une étude plus poussée de sa physiologie et sa valeur clinique a quand même été encouragée, et des résultats prometteurs en sont ressortis quant à son efficacité dans le traitement des lombalgies. Je voudrais également préciser que la pratique de l’acupuncture n’exclut pas celle, concurrente, des méthodes thérapeutiques occidentales, et bien souvent, le succès du traitement d’un patient est le fruit de leur combinaison.
Théorie de la médecine traditionnelle chinoise
Lorsque, dans le monde médical occidental, on diagnostique chez un individu un « problème de dos », qu’il s’agisse de spondylarthrose, d’arthrose vertébrale, du prolapsus d’un disque ou de l’élongation d’un muscle ou d’un ligament lombaires, la thérapie se concentre alors exclusivement sur la région du bas du dos, et les solutions de traitement mises en place sont des thérapies de l’ordre de la chirurgie spinale, de la thérapie physique, d’une intervention pharmaceutique ou d’injections de cortisone ou de type épidural. Ces méthodes sont tout à fait acceptables, mais quel intérêt si elles ne réduisent pas la douleur ? Et surtout, que fait-on de la cause sous-jacente de la faiblesse dorsale ? Ne peut-on pas renforcer ce talon d’Achille caché ? Considérons cette possibilité sous l’angle de la médecine chinoise.
Même si, à sa manière, le système médical traditionnel chinois est bien logique et scientifique, tout le sépare du système occidental moderne et il n’est pas toujours évident de l’expliquer à travers le regard rationnel de la médecine occidentale. Pour que notre esprit puisse assimiler le système de la médecine traditionnelle chinoise, qui a porté ses fruits, il faut ouvrir notre façon de voir les choses et considérer chacun de ces deux systèmes comme valide, tout en apprenant à en accepter les ressemblances et les différences.
On peut considérer que la médecine chinoise voit son origine dans la théorie du Ying et du Yang. En plus de décrire tout ce qui existe dans la nature, le Ying et le Yang s’appliquent parfaitement à toutes les parties et fonctions du corps. En effet, ils sont dans un état constant d’équilibre dynamique ; quand cet équilibre est menacé, la maladie devient possible. Prenons un exemple dans la nature : l’équilibre dynamique caractérisant les cycles solaire (Yang) et lunaire (Ying). Dans une période de 24h, chaque cycle est unique, remplace l’autre et a besoin de lui pour trouver un équilibre global (dans une perspective, bien sûr, purement terrienne). Le Ying et le Yang ont chacun un rôle personnel dans le corps et pourtant, l’un ne peut exister sans l’autre ; par exemple, le Ying représente l’immobilité, la forme et le sang alors que le Yang est activité, fonction et Qi.
Le Qi a besoin du sang qui le nourrit, tout comme le sang a besoin du Qi pour circuler. On peut définir le Qi comme énergie, force matérielle, courant électromagnétique, matière, éther, force vitale ou force de vie. Le Qi parcourt le corps entier, par des canaux ou méridiens qui en atteignent le moindre recoin. Il faut comprendre que ces canaux n’ont rien à voir avec les trajectoires empruntées par les réseaux nerveux, vasculaire et lymphatique de la médecine occidentale. Grosso modo, il nous est attribué à notre naissance une réserve de Qi, et lorsque ce réservoir est vide, notre force de vie nous a quittés : en d’autres termes, on meurt. Cette réserve, selon la théorie de la médecine chinoise, est implantée dans le système organique des Reins, et distribuée dans tous nos organes, glandes et canaux de manière très systématique. En raison de la complexité de ce canal parcourant le corps, l’évocation d’un organe comme les Reins inclut beaucoup plus que le seul organe au strict sens anatomique. Chaque système d’organes a ses représentations du Ying et du Yang, son propre équilibre hormonal, et un Qi et des fonctions sanguines spécifiques, qui jouent un rôle vital de connexion, via les canaux, avec les autres systèmes et le reste du corps, et font de ce dernier un système holistique. En d’autres mots, il est impossible, pour la médecine traditionnelle chinoise, de considérer un organe ou une partie du corps de manière isolée, sans envisager le système du corps dans son ensemble. Vous vous demandez le rapport de tout cela avec votre lombalgie ?
Cette solution a été adoptée par des millions de patients. Les chiropraticiens sont des professionnels spécialisés dans le traitement des problèmes cervicaux sans recours à la chirurgie, par le biais de méthodes douces et rapides s’attaquant aux causes mécaniques (c’est-à-dire liées aux mouvements de la colonne vertébrale) et neurologiques (liées aux nerfs) de la douleur cervicale.
Dans quels cas faire appel à un chiropraticien
Ces praticiens sont rigoureusement formés au diagnostic des différents types de problèmes cervicaux et, à partir de là, à la définition d’une réponse thérapeutique adaptée à ces problèmes.
Le chiropraticien est un spécialiste de la manipulation vertébrale, une technique médicale manuelle destinée à rendre à la colonne ses capacités motrices : en recouvrant ses mécanismes normaux, elle permet une décontraction des muscles et la fin de la douleur. Une motricité réduite de la colonne vertébrale (c’est-à-dire, si elle ne peut se mouvoir avec autant de facilité qu’elle le devrait) peut être à l’origine de douleurs cervicales.
La chiropratique a mis au point un éventail d’approches thérapeutiques complémentaires des ajustements vertébraux traditionnels. Ces différentes approchent permettent au chiropraticien de faire face à un large registre de situations de douleurs cervicales.
Parmi ces situations relevant de la chiropratique, citons :
• Les entorses cervicales
• Les syndromes limitant les possibilités des articulations vertébrales
• Les entorses des articulations facettaires
• Les traumatismes cervicaux
• Les endommagements des disques cervicaux ne nécessitant pas de recours à la chirurgie
• Les torticolis aigus (contraction musculaire à cause de laquelle le cou peut rester bloqué), les raideurs de la nuque
• Un syndrome dégénératif des articulations du cou
• Différentes sortes de douleurs cervicales chroniques
Avant de déterminer la ou les approche(s) à mettre en œuvre dans votre cas, le chiropraticien procédera à un examen poussé afin de diagnostiquer la cause spécifique de votre mal.
Démarche diagnostique des douleurs cervicales en chiropratique
Même si vous vous plaignez seulement de douleurs cervicales, le chiropraticien examinera la colonne vertébrale dans son ensemble ; il va contrôler la région de votre cou (le rachis cervical), du milieu du dos (rachis dorsal ou thoracique) et du bas du dos (rachis lombaire). Il est important de procéder à un examen complet de la colonne, car même si seules les cervicales sont douloureuses, il se peut que d’autres régions soient touchées.
Le praticien localisera les zones de motricité articulaire réduite, d’endommagement discal, de spasme musculaire et de lésion des ligaments. Parmi les méthodes employées, on compte la palpation dynamique du mouvement et la palpation statique, des techniques propres à la chiropratique qui consistent, par le toucher, à évaluer les zones sensibles et les contractions, et à apprécier la bonne motricité des articulations vertébrales. (Pour plus d’informations sur la palpation dynamique et statique, cliquez ici).
Ensuite, votre démarche, votre posture générale et la courbure de votre colonne seront étudiés. Ces détails permettront au chiropraticien de déterminer les mécanismes de votre corps et l’état de fonctionnement de votre colonne vertébrale.
Il fera aussi le tour de vos antécédents médicaux, en complément d’un bilan de santé complet. Des examens d’imagerie (radiographie, IRM, …) seront peut-être ordonnés afin de préciser le diagnostic.
Suite à ces différentes étapes, il en saura plus sur votre mal et pourra mettre en place un programme thérapeutique adapté.
Les différentes méthodes de soins
Le traitement détaillé dépendra du diagnostic ; il mêlera à la manipulation vertébrale l’usage de techniques manuelles et d’instruments médicaux.
Précision sur la manipulation vertébrale: il s’agit d’une méthode sans risque pour traiter les douleurs cervicales ; un rapport récent de la littérature consacrée à un lien éventuel entre manipulation vertébrale et les risques d’AVC a écarté tout lien significatif de cause à effet.
Voici quelques techniques de manipulation vertébrale :
• La manipulation vertébrale spécifique : le praticien localise les articulations à capacité de mouvement réduite ou perturbée (on parle de subluxation) et leur restitue leur fonctionnalité au moyen d’une technique manuelle : des pressions modérées sur les tissus mous les étirent et stimulent le système nerveux pour rendre à la colonne vertébrale ses pleines capacités de mouvement. C’est une technique bénéfique en cas de diminution fonctionnelle des articulations cervicales et d’anomalies de la motricité.
• La technique de flexion-distraction, manipulation douce qui ne fait pas appelle aux pressions, est utilisée pour les saillies discales et hernies. Toutefois, avant d’accepter de traiter une lésion des disques cervicaux, le chiropraticien s’assurera que le problème n’est pas de nature chirurgicale ; dans le cas contraire, vous serez renvoyé vers un chirurgien.
La flexion-distraction est aussi une technique manuelle ; le chiropraticien est assisté d’une table spécialisée, mais utilise un mouvement de pompe sur le disque concerné, plutôt que la force directe.
• La manipulation assistée d’un instrument n’utilise pas non plus la pression. Grâce à un instrument dirigé manuellement, le praticien peut appliquer une force sans exercer de pression sur la colonne vertébrale, ce qui est particulièrement approprié chez les patients âgés présentant un syndrome articulaire dégénératif.
On peut aussi faire appel à la thérapie manuelle pour traiter des tissus mous endommagés comme les ligaments et les muscles. Quelques exemples :
• La thérapie du « point-gâchette » : après avoir identifié sur le muscle les points hypertoniques spécifiques responsables de la douleur, le chiropraticien y exerce avec les doigts une pression directe afin d’apaiser la tension.
• Les techniques manuelles d’étirement et des articulations et de résistance
• Le massage thérapeutique
• La thérapie sur les tissus mous assistée d’instruments : elle comprend l’usage d’instruments spéciaux pour diagnostiquer et traiter les dysfonctionnements musculaires ciblés (aussi appelés restrictions), par des petits coups répétés sur les zones concernées.
En plus de la manipulation vertébrale et des techniques manuelles, le chiropraticien dispose de divers outils pour soigner les inflammations musculaires et détendre les muscles. Par exemple :
• Les ultrasons : en intensifiant la circulation sanguine, ils réduisent les spasmes musculaires et crampes, les enflures, les raideurs et la douleur. Pour fournir au corps la chaleur nécessaire et favoriser la guérison, on envoie des ondes acoustiques au sein même des tissus musculaires.
• L’électrostimulation : les muscles sont stimulés par un courant électrique de faible intensité.
Pour renforcer les mécanismes articulaires (et rendre à la colonne sa mobilité initiale), des exercices thérapeutiques vous seront prescrits.
De l’utilité de la chiropratique en cas de douleurs cervicales
Elle peut favoriser un retour rapide à des activités normales, et à une vie quotidienne sans douleur, en trouvant une réponse aux causes mécaniques (liées à la mobilité de la colonne) ou neurologiques (liées aux nerfs) sous-jacentes à cette douleur.
La prévention et le soin global
Pour un chiropracteur, chaque douleur cervicale est unique, et chaque patient doit être traité individuellement, dans l’intégralité de ses besoins. C’est pourquoi il ne se concentre pas uniquement sur la douleur, mais cherche à corriger le régime alimentaire du patient, sa gestion du stress et son mode de vie : tout cela influe sur le mal de cou, il faut donc le prendre en compte si on veut soulager la douleur.
La prévention fait partie intégrante d’une bonne santé sur le long terme, c’est pourquoi les chiropraticiens mettent l’accent sur cet aspect. En apprenant à éviter les maux de cou par le biais d’une bonne gestuelle et le maintien d’une posture correcte, vous rendrez un grand service à votre corps, pour des années. Cet intérêt particulier pour la prévention, cette exigence de prendre soin de soi, illustre encore la conception chiropratique d’un traitement global non limité à la seule douleur.
Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).
Propriétés analgésiques
Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.
Dosage et effets secondaires
La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.
Vos symptômes
jan 13
Pour en savoir plus, voici quelques exemples de questions qu’on risque de vous poser. Vous pouvez répondre dans l’espace dédié.
Quand sont apparus les symptômes ?
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Parmi vos activités quotidiennes, lesquelles vos symptômes vous empêchent-ils désormais de pratiquer ?
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Y a-t-il des facteurs qui aggravent ou diminuent les symptômes ?
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Avez-vous remarqué un quelconque problème au niveau des jambes ?
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Au moment de l’apparition des symptômes, avez-vous eu de la fièvre, ou ressenti une sensation de douleur ou de brûlure en urinant ?
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Vos antécédents médicaux
Parlez à votre médecin de votre état de santé général et des maladies que vous avez eues par le passé. Quelques exemples des questions qui vous seront posées à ce sujet :
Avez-vous déjà eu des problèmes de dos auparavant ? Quand ?
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Avez-vous déjà contracté l’une de ces maladies : cancer, arthrose, maladie du système immunitaire ?
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Quels médicaments prenez-vous régulièrement ?
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Avez-vous déjà consommé des drogues par intraveineuse ?
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Avez-vous perdu du poids de manière involontaire récemment ?
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Parlez-lui également de toutes les méthodes essayées pour combattre les symptômes : médicaments, crèmes ou pommades, et autres remèdes de grand-mère.
L’examen physique
Votre dos sera examiné ; mais, même après un examen physique minutieux, il se peut qu’on ne sache déterminer la cause précise de votre mal de dos. Il y a toutefois de grandes chances que l’on établisse que vos symptômes ne sont pas le fruit d’un état de santé alarmant. Les tests complémentaires ne seront probablement pas nécessaires si vous n’avez connu des symptômes lombalgiques que pendant quelques semaines.
L’Acupuncture est une pratique thérapeutique qui trouve son origine dans la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste en l’implantation d’aiguilles à des points spécifiques du corps, supposément pour faciliter le flux de l’énergie vitale (ou « qi » – prononcez « tchi ») et ainsi permettre au corps de retrouver une bonne santé et de la conserver.
Une douleur chronique est une douleur passagère (moins de 3 semaines) ou qui est sévère.
Une médecine alternative est un système médical fondé sur un système entier de théories et de pratiques ; ces ensembles ont souvent évolué parallèlement à l’approche médicale conventionnelle qui fait autorité aux Etats-Unis, et de manière antérieure. Parmi les exemples existants, citons, dans la culture occidentale, la naturopathie, et pour la culture non occidentale, la médecine traditionnelle chinoise.
Un rebouteux est un praticien (pas forcément un médecin diplômé) dont la tâche est de remettre en place les os fracturés ou disloqués.
Le syndrome de la queue de cheval apparaît lorsque les nerfs de la queue de cheval (ensemble de nerfs spinaux se prolongeant par paquets au-delà de la moelle épinière) sont compressés et endommagés. Les symptômes incluent une débilité de la jambe, une détérioration des fonctions intestinales, vésicales, et/ou sexuelles, et une altération des sensations autour du rectum ou des parties génitales.
Une douleur chronique est une douleur qui s’inscrit dans la durée (plus de 3 mois).
Un essai clinique est une étude scientifique consistant à tester sur des personnes un traitement ou une thérapie afin de vérifier son innocuité et son efficacité. L’essai clinique constitue une étape-clé dans le processus visant à déterminer si un traitement fonctionne ou non et pourquoi ; les résultats contribuent aussi à faire avancer la connaissance des maladies et problèmes médicaux.
Une complication est une maladie ou un problème secondaires se développant au cours de la pathologie initiale, ou en conséquence du traitement.
Un essai clinique contrôlé est une étude s’appuyant sur un groupe témoin de comparaison, et qui reçoit un placebo, un traitement différent, ou même rien du tout.
Un rapport global est une analyse qui résume et interprète les informations tirées de différentes études et sur la base de laquelle on établit des conclusions.
Hippocrate : médecin grec né en 460 av. J.-C., considéré comme le père de la médecine occidentale.
L’homéopathie ou médecine homéopathique est une pratique alternative inventée en Allemagne, basée sur le principe de similitude (« Similia similibus curantur ») selon lequel l’inoculation à petites doses hautement diluées de substances médicinales permet de guérir des symptômes qu’elles-mêmes causeraient si elles étaient administrées dans des quantités plus importantes ou plus concentrées.
La manipulation désigne une mobilisation passive forcée des articulations au-delà de leur jeu habituel. La chiropratique lui préfère le terme d’ajustement.
Le massage est une pratique thérapeutique consistant à manipuler le muscle et le tissu conjonctif afin d’optimiser leur fonction et de favoriser relaxation et bien-être.
La méta-analyse est une forme d’étude scientifique qui s’appuie sur des techniques statistiques pour analyser les résultats d’un corpus d’études isolées.
La mobilisation est une technique employée par les chiropraticiens et autres professionnels de santé, consistant à faire travailler passivement une articulation dans ses possibilités habituelles de jeu.
La thérapie myofasciale est un procédé thérapeutique physique qui fait appel à l’étirement et au massage.
La naturopathie est une médecine alternative s’appuyant sur les forces guérisseuses présentes au sein même du corps, pour aider ce dernier à soigner la maladie et rester sain. Les pratiques incluent entre autres la modification du régime alimentaire, le massage, les exercices physiques, l’acupuncture et la petite chirurgie.
L’étude observationnelle consiste à observer des individus ou mesurer certains résultats sans chercher à influer dessus (par exemple, on ne donne pas de traitement).
Un orthopédiste, docteur en médecine, est un chirurgien spécialisé dans les troubles du système musculosquelettique.
L’ostéopathie est une pratique médicale non conventionnelle qui insiste, entre autres, sur les maladies qui se développent dans le système musculosquelettique, selon une croyance sous-jacente voulant que le fonctionnement de tous les systèmes du corps humain est relié, et qu’un dysfonctionnement de l’un d’entre eux peut affecter la fonction d’une autre partie du corps. La plupart des ostéopathes pratique la manipulation ostéopathique, qui est un ensemble de techniques manuelles sur tout le corps destinées à soulager la douleur, restaurer les fonctions et favoriser bonne santé et bien-être.
L’ostéoporose est une diminution de la masse osseuse avec pour conséquence possible de favoriser les fractures, même après un choc mineur comme une simple chute.
Un placebo ressemble à un traitement étudié dans le cadre d’un essai clinique, à ceci près qu’il n’a pas de principe actif : par exemple, une « pilule » qui ne serait en réalité qu’une dragée sucrée. En administrant à un groupe de volontaires un placebo et un traitement actif à un autre, les chercheurs peuvent comparer les réactions de ces deux groupes et se faire ainsi une idée plus exacte des effets du traitement actif. Ces dernières années, on a élargi la définition du placebo à d’autres éléments pouvant avoir une incidence sur l’efficacité des soins, par exemple la manière dont un patient perçoit le soin prodigué et les espoirs qu’il place dedans.
Une étude prospective suit les participants sur la durée pour évaluer les effets d’un traitement médical.
Une étude randomisée en double aveugle est un essai clinique au cours duquel on sépare au hasard les participants par groupes afin de comparer différents traitements. Ni les chercheurs ni les participants ne peuvent décider de la composition des groupes ; ainsi, en affectant au hasard les personnes aux groupes, ces derniers seront équivalents et on pourra comparer les traitements administrés de manière objective. Au moment de l’étude, on ne sait pas quel traitement est le meilleur. Précisons que les patients participant à ces études sont des volontaires.
Une revue : voir les articles rapport global, méta-analyse et revue systématique.
Un traitement ou dispositif « fantôme » (« sham » en anglais) relève de la même démarche que le placebo. Par exemple, le chiropraticien positionne le patient et le « manipule » de manière à simuler un traitement réel, alors qu’il n’en est rien.
Une douleur subaiguë dure un peu plus longtemps que la douleur aigüe (par exemple, plus de quelques jours ou quelques semaines), sans aller jusqu’à devenir chronique.
Une revue systématique consiste à collecter et analyser les résultats d’un éventail d’études sur une question ou un sujet donnés, et d’en tirer un bilan critique.
La chiropratique est un type de soin médical qui se concentre sur la relation entre la structure du corps (essentiellement, la colonne vertébrale) et sa fonction. Les spécialistes de chiropratique, appelés chiropraticiens ou encore chiropracteurs, pratiquent un geste thérapeutique nommé « manipulation » (ou « ajustement »), qui constitue le cœur de leur protocole de soins. Hors des divergences d’opinions et des différentes approches au sein même de la profession, ce rapport de recherche se chargera de fournir un aperçu global de la chiropratique, d’examiner les conclusions de la recherche sur le traitement chiropratique de la lombalgie, et d’indiquer d’autres sources d’information. Les liens hypertexte sur certains termes renvoient à leur définition dans la section dédiée de ce rapport.
Points-clés
• On fait appel à la chiropratique avant tout pour traiter les troubles musculo-squelettiques, c’est-à-dire les problèmes relatifs aux muscles, aux articulations, aux os et aux tissus conjonctifs tels que les cartilages, les ligaments et les tendons.
• Les études scientifiques sur le traitement chiropratique de la lombalgie ont été jusqu’ici inégales sur le plan de la qualité et insuffisantes pour pouvoir en tirer des conclusions solides. Néanmoins, l’idée générale est qu’en ce qui concerne les douleurs dorsales, le traitement chiropratique et les traitements médicaux conventionnels s’avèrent à peu près aussi efficaces l’un que l’autre. Il est plus délicat de tirer des conclusions sur la valeur relative de la chiropratique pour d’autres états cliniques.
• Le risque de complications liées à l’ajustement chiropratique du bas du dos semble très faible. Cependant, il semble plus élevé dans le cadre d’un ajustement cervical.
• Il est important de tenir informés tous vos prestataires de soins de santé dès lors que vous suivez ou envisagez un traitement, quel qu’il soit, et cela vaut aussi pour la chiropratique. Ainsi, chaque prestataire peut s’assurer que les différentes approches d’un traitement sont compatibles.
1. Qu’est-ce que la chiropratique ?
Le terme vient du grec cheir (la main) et praxis (la pratique), et désigne donc un soin prodigué « par la main ». Il s’agit d’une médecine alternative, et son approche du diagnostic, de la classification et du traitement des problèmes de santé est différente de celle de la médecine conventionnelle (voir encadré).
On peut décrire les concepts à la base de la chiropratique comme suit :
• Le corps dispose d’une puissante capacité à s’auto-soigner.
• Sa structure (essentiellement la colonne vertébrale) et sa fonction sont intimement liées, et cette relation a un impact sur la santé.
• On a recours à la chiropratique dans le but de normaliser cette relation structure /fonction et d’assister le corps dans son processus de guérison
2. Quand et comment la chiropratique a-t-elle été découverte puis utilisée ?
• Il s’agit d’une forme de manipulation de la colonne vertébrale, constituant l’une des plus anciennes pratiques thérapeutiques ; la manipulation spinale a été décrite par Hippocrate dans la Grèce antique (1-3). La profession moderne de chiropraticien fut fondée en 1895 par Daniel David Palmer à Davenport dans l’Iowa. C’était un guérisseur autodidacte qui étudiait les philosophies médicales de son époque. Il s’aperçut de la capacité naturelle du corps à guérir, capacité contrôlée, croyait-il, par le système nerveux. Il pensait également que des subluxations, ou désalignements vertébraux (un concept qui existait alors déjà dans la tradition des rebouteux et des ostéopathes) venaient interrompre ou parasiter ce « flux nerveux ». Palmer suggéra que si un organe n’est plus ravitaillé par les impulsions nerveuses, il peut devenir malade. C’est cette ligne de pensée qui le poussa à développer une procédure destinée « ajuster » les vertèbres, les os de la colonne vertébrale, dans le but de corriger les subluxations.
• Certains chiropraticiens considèrent encore la subluxation comme centrale dans le traitement chiropratique. Toutefois, les autres ne voient plus aujourd’hui la théorie de la subluxation comme thème universel de la bonne santé et de la maladie, ni comme base de leur pratique. D’autres théories relatives à la démarche chiropratique ont été développées.
3. Qui a recours à la chiropratique ? Pour quels problèmes ?
En 1997, on estimait à presque 192 millions le nombre annuel de visites d’Américains chez le chiropraticien Plus de 88 millions de ces visites étaient motivées par une douleur dorsale ou cervicale. Une étude récente montre que plus de 40% des patients recevant des soins chiropratiques sont traités pour des problèmes dorsaux ou lombaires. Plus de la moitié d’entre eux a dit connaître des symptômes chroniques. Parmi les problèmes couramment traités par les chiropraticiens figurent le mal de dos, et les douleurs cervicales, maux de têtes, blessures sportives et élongations à répétition. Mais d’autres problèmes poussent les patients à solliciter des soins contre la douleur, comme l’arthrite
La lombalgie est une pathologie courante, qui touche chaque année jusqu’à un quart de la population. La plupart des gens fait au moins une fois dans sa vie l’expérience d’une lombalgie significative. Plusieurs études récentes ont montré que dans la plupart des cas, une crise aigüe se dissipe en quelques semaines, peu importe le traitement. Souvent, la cause en est inconnue, et la manière dont le mal est perçu, d’une part, et d’autre part dont il est diagnostiqué, varient du tout au tout, ce qui fait de son étude un vrai défi.
La kinésithérapie suit souvent une approche directe, qui vous fera peut-être grincer des dents si votre douleur se situe dans de multiples points de pression hypersensibles. Toutefois, la kinésithérapie utilise des méthodes douces, efficaces et il y a de grandes chances pour qu’elle joue un rôle majeur dans le traitement de vos symptômes dus à la fibromyalgie.
Il existe diverses techniques de kinésithérapie. Les traitements passifs détendent votre corps et incluent un massage des tissus en profondeur, une thérapie par le chaud et le froid, l’hydrothérapie, la TENS (Neurostimulation électrique transcutanée) et les ultrasons.
Votre programme de kinésithérapie commencera généralement par des traitements passifs. Lorsque vous serez prêt, vous continuerez avec des traitements actifs qui renforceront votre corps et empêcheront une douleur fibromyalgique supplémentaire. Votre kinésithérapeute travaillera avec vous sur un plan de traitement approprié.
Les Traitements Passifs
• Un massage des Tissus en Profondeur: À moins que vous ne ressentiez une douleur extrême, un massage des tissus en profondeur est un traitement idéal de la fibromyalgie car il utilise beaucoup la pression pour soulager les tensions musculaires profondes et les spasmes. Ces derniers empêchent les muscles de bouger dans les zones affectées, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles les personnes fibromyalgiques souffrent d’une mobilité diminuée. Les techniques de kinésithérapie, parmi lesquelles un massage des tissus en profondeur, vous aideront à utiliser vos muscles de manière plus efficace. Ce traitement peut être combiné à des thérapies par le chaud et le froid pour augmenter ses avantages.
• La Thérapie par le Chaud: C’est l’une des méthodes privilégiées pour réduire les douleurs chroniques associées à la fibromyalgie. La chaleur déclenche le processus de guérison naturel du corps en détendant vos muscles et en accélérant le flux sanguin vers la zone affectée. Le sang supplémentaire délivre plus d’oxygène et de nutriments. Le sang élimine également les « déchets » produits par les spasmes musculaires.
Il se peut que la chaleur n’élimine pas complètement l’origine de votre douleur mais elle peut réduire celle-ci de manière efficace. Cette thérapie est utilisée de plusieurs façons : avec une chaleur sèche (un coussin chauffant ou une serviette chaude et sèche) ou une chaleur humide (de la vapeur ou un tissu chaud et humide)
• La Thérapie par le froid: Tandis que la thérapie par le chaud est plus efficace sur les douleurs chroniques, la thérapie par le froid (également appelée cryothérapie) apaise l’inflammation et la douleur vive des points de pression. Cette thérapie ralentit la circulation, ce qui réduit le gonflement. Votre kinésithérapeute placera peut-être une compresse froide sur la zone ciblée, pratiquera un massage à la glace ou même utilisera un spray connu sous le nom de fluorométhane pour refroidir les tissus enflammés. La thérapie par le chaud et celle par le froid proposent toutes deux leurs propres avantages, et votre kinésithérapeute alternera peut être ces deux méthodes pour un résultat optimal.
• L’hydrothérapie: Comme son nom l’indique, l’hydrothérapie implique de l’eau. C’est un traitement passif dans lequel vous aurez juste à vous asseoir dans un bain à remous pour soulager votre douleur, détendre vos muscles et conditionner votre corps sans ajouter un stress inutile.
• La TENS (Neurostimulation électrique transcutanée) : Une machine TENS utilise le courant électrique pour stimuler vos muscles. Cela paraît intense, mais ce n’est réellement pas douloureux. Les électrodes collées à votre peau envoient un léger courant électrique vers les points clé de votre chemin nerveux. La TENS réduit les spasmes musculaires et déclenche la libération d’endorphines, les analgésiques naturels de votre organisme.
• Les Ultrasons: Cette thérapie utilise des ondes acoustiques pour créer une douce chaleur qui augmentera la circulation sanguine vers vos tissus profonds. Les ultrasons aident à réduire les spasmes musculaires, l’inflammation, la raideur et la douleur et s’avère particulièrement efficace pour améliorer mobilité des personnes souffrant de douleurs chroniques, en comparaison à celles victimes de problèmes inflammatoires vifs.
Les Traitements Actifs
Les traitements actifs améliorent l’équilibre, la souplesse, la force et les mouvements des articulations. Un programme d’exercices peut également être prescrit pour obtenir un résultat optimal. Celui-ci atténuera votre douleur récurrente mais aussi améliorera votre santé générale. Votre kinésithérapeute développera avec vous un programme en se basant sur vos symptômes spécifiques et vos antécédents médicaux.
Les traitements actifs travaillent sur:
• L’équilibre: Vos muscles abdominaux jouent un rôle plus important dans votre santé globale que ce que vous pourriez penser. Des muscles abdominaux forts aident les muscles de votre dos à soutenir votre colonne. Cette zone est un peu la centrale électrique de votre corps. Naturellement, une zone abdominale saine apporte à votre corps un point de centrage fort et stable.
• La souplesse et le renforcement des muscles : Votre mobilité sera probablement limitée si vous ressentez une douleur due à la fibromyalgie. Grâce à des exercices d’étirement et de renforcement personnalisés, votre kinésithérapeute vous aidera à allonger et à renforcer vos muscles, il améliorera également la mobilité de vos articulations. Des muscles forts et fins gèrent mieux la douleur.
• L’Hydrothérapie: Des exercices à base d’eau peuvent être recommandés pour proposer un conditionnement aérobique en douceur.
Votre kinésithérapeute vous apprendra des principes “d’auto-traitement” afin que vous sachiez mieux comment traiter vos symptômes. L’objectif final est que vous soyez assez renseigné sur le sujet pour contrôler vos symptômes. Il est primordial que vous appreniez les exercices et que vous les continuiez après que la thérapie officielle soit terminée. Si vous n’arrivez pas à vous tenir à la remise en forme, vous ne profiterez pas des résultats à long-terme de votre kinésithérapie. En prenant vous-même soin de votre dos, vous réduirez les douleurs fibromyalgiques à venir.
