La sciatique: les symptômes et causes possibles

La Sciatique est-elle une maladie ou un symptôme ?
Le terme sciatique est fréquemment utilisé pour décrire la douleur se propageant dans le nerf sciatique. La sciatique est un symptôme causé par un problème dans le rachis lombaire. Le nerf sciatique est le plus gros nerf du corps humain, il a le diamètre d’un doigt.
Les fibres du nerf sciatique commencent aux 4ème et 5ème vertèbres lombaires (L4,L5) et aux toutes premières vertèbres du sacrum. Le nerf passe par le foramen sciatique juste en dessous du muscle piriforme (rotateur latéral de la cuisse), par l’arrière de la hanche et la partie inférieure du muscle grand glutéal (muscle des fessiers, extension de la cuisse). Le nerf sciatique parcoure ensuite verticalement l’arrière de la cuisse, au niveau du genou, il se ramifie vers les tendons du jarret (mollet) et se finit dans les pieds.
Les Symptômes de la Sciatique
En général, la sciatique n’affecte qu’un seul côté du corps. La douleur peut être sourde, vive, enflammée ou accompagnée par des chocs intermittents de douleur lancinante qui commencent dans les fessiers et se dirigent vers l’arrière ou le côté de la cuisse et/ou de la jambe. La sciatique s’étend ensuite en dessous du genou et peut être ressentie dans le pied. Parfois, les symptômes incluent picotements et engourdissement. S’asseoir et essayer de rester debout peuvent être douloureux et difficile. Tousser et éternuer peuvent également intensifier la douleur.
La Cause: Compression des Nerfs

La compression du nerf sciatique peut entraîner l’un des symptômes cités ci-dessus. Une dégradation du nerf est rarement permanente et les cas de paralysie sont exceptionnels car la moelle épinière s’arrête avant les premières vertèbres lombaires. Toutefois, une faiblesse grandissante de la jambe ou du tronc, ou une perte de contrôle de la vessie et/ou des intestins sont des indications du Syndrome cauda equina, une maladie grave nécessitant un traitement d’urgence.
Parmi les troubles du rachis lombaire connus pour causer une compression du nerf sciatique, on trouve :
• Les hernies discales sont les causes les plus courantes de sciatique dans le rachis lombaire.
• La maladie dégénérative du disque, un processus biologique naturel associé au vieillissement, connu pour affaiblir le disque et pouvant être signe avant-coureur d’une hernie discale.
• La sténose spinale lombaire est un rétrécissement d’une ou plusieurs voies neurales du à une dégénération du disque et/ou à une arthrose zygapophysaire. Ces changements peuvent affecter le nerf sciatique.
• La spondylolistésis isthmique résulte d’une fracture de stress, souvent de la 5ème vertèbre lombaire (L5). La fracture combinée à l’effondrement du disque peut permettre aux vertèbres de glisser sur la première vertèbre sacrale (S1). À cause du glissement, la racine nerveuse du L5 peut être pincée au moment de quitter la colonne.
Les Tumeurs et Infections de la Colonne Vertébrale sont d’autres affections pouvant comprimer les nerfs sciatiques, mais elles sont plutôt rares.
D’autres maladies peuvent apparaître et ressembler à une vraie sciatique mais elles sont difficiles à diagnostiquer.
Diagnostiquer une Sciatique
Lors de l’examen, le physicien s’intéresse au passé medical du patient, aux médicaments qu’il prend actuellement, lui fait passer un examen physique et neurologique, et si nécessaire, des radios, scanners et/ou IRM. Un diagnostic correct nécessite d’analyser la douleur du patient. On fournit souvent au patient un Diagramme de la douleur pour qu’il illustre la répartition de la douleur et la sensation éprouvée (ex : picotement et brûlure).
Les questions du physician peuvent être:
• “Comment s’est développée la douleur?”
• « Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant la pire douleur imaginable, quelle note donneriez vous à votre douleur ? »
• « La douleur s’aggrave-t-elle en remontant ou en descendant une pente ? »
• « À quel point vos activités quotidiennes sont-elles affectées par la douleur ? »
• « Quel type de traitement avez-vous essayé et a-t-il été efficace ? »
La portée des mouvements du patient est observée. Les réflexes et la force musculaire sont testés. Le physicien peut utiliser un examen de mouvements ou plus pour déterminer la source ou la cause de la douleur.

Les causes de la sténose spinale

Vous devez découvrir ce qui cause votre douleur (en plus de l’explication générale de la sténose spinale) car cela aura un impact sur vos options de traitement.
Les docteurs ont deux façons de catégoriser la sténose spinale. Celle-ci peut être congénitale, ce qui signifie que vous l’avez depuis la naissance, et on la considère comme une malformation. Ce type de sténose spinale est rare, surtout comparée à l’autre catégorie: la sténose spinale acquise.
La sténose spinale acquise est le résultat d’une maladie ou d’une blessure de la colonne. La cause principale de sténose spinale acquise est l’usure de la colonne due au vieillissement. En fait, la cause directe la plus courante de sténose spinale est l’ostéoarthrite, lorsque le cartilage qui amortit les articulations commence à dégénérer avec l’âge.
Chez les jeunes personnes, le cartilage est lisse, mais avec l’âge, il peut devenir rugueux ou s’user complètement, faisant entrer les os en contact les uns avec les autres. Le corps réagit à ce frottement en produisant des becs de perroquet (ostéophytes). Ces derniers limitent le mouvement et avec lui la douleur engendrée par le frottement des os.
Ce n’est pas systématique: si vous étiez amené à moins bouger, votre douleur serait sûrement moins intense. Toutefois, vous ne pouvez pas totalement arrêter de bouger, et une mobilité réduite diminue également votre qualité de vie. De plus, ces becs de perroquet peuvent générer un autre type de douleur. Ils peuvent rétrécir le canal rachidien (sténose spinale), ce qui peut ensuite comprimer la moelle épinière et les racines nerveuses.
En plus de l’ostéoarthrite, vous pouvez également développer une sténose spinale à cause de problèmes de disques intervertébraux. Ces derniers peuvent enfler, être rompus ou déchirés (hernie exclue). Une hernie discale ou les fragments d’une hernie exclue peuvent alors entrer dans le canal rachidien ou pincer un nerf sortant du foramen. Les ligaments qui connectent les vertèbres peuvent également dégénérer et dévier une vertèbre ou plus de leur position, ce qui peut pincer la moelle épinière ou les nerfs.
Parmi les facteurs de risque à la fois pour l’ostéoarthrite et les problèmes de disques, on trouve le vieillissement, une mauvaise posture, des sports intensifs et le surpoids.
Une blessure de la colonne peut également causer une sténose spinale. Par exemple, il se peut que vous portiez un objet lourd sans utiliser la bonne technique. Cela peut abîmer un disque ou même décaler les vertèbres. De telles blessures peuvent appuyer sur la moelle épinière et les racines nerveuses. Vous pouvez également fracturer une partie de votre colonne et les fragments d’os peuvent alors pénétrer dans le canal rachidien. N’importe quelle blessure de la colonne peut également causer un gonflement des tissus qui viendra appuyer sur la moelle épinière et les racines nerveuses.

Les symptômes de la sténose spinale

Afin d’obtenir le meilleur traitement pour votre sténose spinale, il est important de reconnaître et de comprendre les symptômes. La sténose spinale peut se développer progressivement avec l’âge, et vos symptômes aussi. Toutefois, ces derniers peuvent être divers et variés. Il se peut que vous n’ayiez aucun symptôme, car le rétrécissement du canal rachidien ou d’autres voies ne comprime pas toujours la moelle épinière ou les nerfs. Mais s’ils sont comprimés, vous le ressentirez.
Vos symptômes dépendent également de l’endroit où votre canal rachidien est rétréci. En règle générale, la sténose spinale affecte le bas de votre dos (rachis lombaire) ou votre nuque (rachis cervical). Il est bien moins fréquent de souffrir d’une sténose dans le haut du dos (rachis thoracique).
Les Symptômes de la Sténose Spinale Lombaire: Une sténose spinale dans le bas de votre dos (rachis lombaire) peut entraîner des douleurs ou des crampes dans vos jambes lorsque vous restez debout pendant longtemps ou lorsque vous marchez. Souvent, cette gêne s’atténue si vous vous penchez en avant ou que vous vous asseyez mais revient au moment de se remettre debout. Réfléchissez à ça : lorsque vous faites vos courses au supermarché, le fait de vous appuyer sur le caddie réduit-il votre douleur ? Une douleur diminuée au moment de se pencher en avant est typique d’une sténose spinale lombaire. On appelle ce type de douleur pseudoclaudication, fausse claudication ou claudication neurogénique intermittente.
Parmi les autres symptômes d’une sténose spinale lombaire, on compte l’engourdissement, la faiblesse ou les picotements dans la jambe ou le pied.
Dans des cas sérieux de sténose spinale lombaire, les nerfs vers la vessie ou les intestins peuvent être comprimés, ce qui peut conduire à une incontinence partielle ou totale. Si vous avez des difficultés à contrôler votre vessie ou vos intestins, vous devriez consulter un médecin immédiatement.
Les Symptômes de la Sténose Spinale Cervicale: Une sténose spinale dans votre nuque (rachis cervical) peut entraîner une douleur dans la nuque et les épaules. Elle peut se propager dans votre bras ou votre main. Une sténose spinale cervicale peut également causer des maux de tête, des engourdissements ou des faiblesses musculaires. Elle peut aussi affecter les nerfs qui contrôlent votre équilibre, entraînant ainsi une attitude maladroite et une tendance à tomber. La douleur occasionnée par une sténose spinale cervicale peut être occasionnelle ou chronique et peut également varier entre moyenne et intense.

L’anatomie de la sténose spinale

Il est plus facile de comprendre la sténose spinale quand on connaît l’anatomie de la colonne. La colonne vertébrale est composée d’os appelés vertèbres. Elle comprend 24 vertèbres, plus le sacrum et le coccyx. La plupart des adultes ont sept vertèbres dans leur nuque (vertèbres cervicales), douze entre les épaules et la taille (vertèbres thoraciques) et cinq dans le bas du dos (vertèbres lombaires). Le sacrum est fait de cinq vertèbres entre les os iliaques, fusionnés en un seul os. Le coccyx est formé de petits os fusionnés à la fin de la colonne.

Au dos de chaque vertèbre se trouve la lame vertébrale, un morceau d’os qui protège votre canal rachidien et votre moelle épinière. Vos vertèbres ont également plusieurs protubérances osseuses qu’on appelle apophyses, ou processus ; celles-ci sont attachées les unes aux autres par du cartilage, ce qui facilite le mouvement. Les vertèbres sont connectées par des ligaments qui les aident à rester à leur place.
Le ligament jaune est un ligament particulièrement important. Non seulement, il aide à stabiliser votre colonne mais il protège également votre moelle épinière et vos racines nerveuses. De plus, il est le ligament le plus fort de votre colonne.
Le ligament jaune est une structure dynamique, ce qui signifie qu’il adapte sa forme aux mouvements de votre corps. Lorsque vous vous asseyez, il s’étire ; cela donne à votre canal rachidien plus de place pour les nerfs spinaux. Lorsque vous vous levez, le ligament jaune devient alors plus court et plus épais, laissant ainsi moins de place aux nerfs spinaux. (Cette capacité dynamique aide à expliquer le fait que les gens atteints de sténose spinale soient plus à l’aise quand ils sont assis que quand ils restent debout ou marchent. Pour en apprendre plus sur la sténose spinale, consultez l’article Les Causes de la Sténose Spinale).
Entre chaque vertèbre se trouvent les disques intervertébraux, ce sont des sortes d’amortisseurs durs et fibreux. Chaque disque est fait d’une bande externe en forme de pneu (annulus fibrosus) et d’une substance interne gélatineuse (nucleus pulposus).
Les nerfs sont également une partie importante dans l’anatomie de votre colonne, après tout, ce sont eux qui envoient les messages de votre cerveau au reste de votre corps. La moelle épinière, c’est-à-dire la liasse de nerfs commençant au cerveau, traverse un anneau dans chaque vertèbre. Ces anneaux sont alignés dans ce qu’on appelle le canal rachidien. Entre chaque vertèbre, deux nerfs se ramifient hors de la moelle épinière (l’un à droite et l’autre à gauche). Ces nerfs quittent la colonne par des ouvertures appelées foramina et rejoignent toutes les parties de votre corps.
En général, le canal rachidien est assez large pour la moelle épinière et les foramina sont assez larges pour laisser passer les racines nerveuses. Mais ils peuvent se rétrécir (sténose spinale) et entraîner des douleurs.

Qu’est-ce que la sténose spinale?

Pour comprendre ce qu’est la sténose spinale, une leçon de grec s’impose: stenosis signifie « rétrécissement ». La sténose spinale est un rétrécissement de votre colonne vertébrale. Plus précisément, on parle de sténose spinale lorsque les voies traversées par votre moelle épinière et vos racines nerveuse se rétrecissent, au point de comprimer ces dernières. On parle donc de compression.
L’expression “moelle épinière et nerfs comprimés” est loin d’être agréable, tout comme la sténose spinale. Elle peut entraîner des douleurs dans le bas de votre dos, vos jambes, votre nuque, vos bras ou vos mains. Tout cela dépend de l’endroit de votre dos où votre moelle épinière et/ou vos nerfs sont comprimés.
Une sténose spinale peut apparaître n’importe où dans votre colonne, mais le plus souvent, elle se situe dans le bas du dos (rachis lombaire) ou dans votre nuque (rachis cervical). Si la sténose se développe dans le bas de votre dos, on parlera donc de sténose spinale lombaire ; et si elle apparaît dans votre nuque, de sténose spinale cervicale.
Une sténose spinale est relativement courante car les changements dans la colonne, comme ici le rétrécissement, font partie intégrante du vieillissement. Bien sûr, cela ne signifie pas pour autant que seules les personnes agées peuvent en souffrir ou que tout le monde souffre de sténose spinale avec l’âge, mais celle-ci est plus fréquente passé un certain âge.
La sténose spinale a une particularité étonnante, elle peut être totalement indolore. Les voies dans votre colonne peuvent se rétrécir sans appuyer sur votre moelle épinière ou vos racines nerveuses. Et sans compression, pas de douleur.
Mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir une sténose spinale aussi bien placée. Peut-être faites vous partie de ces personnes qui ont des difficultés à marcher, ou alors le problème réside dans des maux de têtee, un engourdissement du bras ou une faiblesse des muscles. Vous pouvez ressentir la sténose spinale de nombreuses manières.
Rassurez-vous cependant: il y a également plusieurs façons de traiter la douleur causée par la sténose spinale.

Qu’est-ce qu’une douleur cervicale ?

Au cours de la vie, beaucoup d’entre nous subissent des douleurs cervicales, sans qu’on en connaisse, le plus souvent, les causes exactes. En fait, celles-ci peuvent être multiples : après une nuit inconfortable, vous vous levez avec un torticolis tenace. La voiture qui vous suivait vous a embouti, ce qui vous a valu un traumatisme cervical. Ou peut-être avez-vous fait un mauvais mouvement lors d’un cours d’aérobic intensifs.
Si la plupart d’entre nous connait les douleurs cervicales, la manière de les ressentir n’est pas la même pour tout le monde. Parfois, elle ne touche qu’un seul côté de votre nuque ; d’autres fois, elle attaque les bras. Une douleur peut même causer des maux de tête ou des vertiges terribles. Les symptômes peuvent disparaître au bout de quelques jours, ou bien s’inscrire dans la durer et vous handicaper au quotidien.
Peu importent les causes, ça fait mal, et êtes impatient de vous en débarrasser. Mais vous vous en doutez, tout comme les causes et symptômes des douleurs cervicales sont multiples, il y a plein de manières de les traiter : médicaments sans ordonnance, acupuncture, massage… Dans la plupart des cas, la chirurgie n’est pas nécessaire, mais elle peut s’avérer être la solution en ce qui vous concerne.
Vous le voyez, la notion de douleur cervicale ne se limite pas à un « simple » mal de cou, et c’est en en apprenant plus à son sujet que vous serez à même de vous attaquer efficacement au problème.

Anatomie de la douleur cervicale
Une tête, ce n’est pas rien à porter : elle peut peser jusqu’à 4 kilos, et même plus. Et le cou ne se contente pas de supporter tout ce poids : il vous permet aussi de hocher la tête, la secouer, la faire pivoter. C’est la partie la plus mobile de la colonne vertébrale, avec une possibilité d’inclinaison de 90° vers l’avant, 90° vers l’arrière, 180° latéralement, et presque 120° d’obliquité vers chacune des deux épaules.
D’un point de vue technique, on désigne le cou par « colonne cervicale » ; son commencement se situe à la base du crâne, et il contient 7 petits os (les vertèbres), recensées de C1 à C7 par les médecins (le « C » signifiant « cervicale »). Les nombres 1 à 7 donnent une indication du niveau des vertèbres : C1 est la plus proche du crâne, et C7 jouxte la poitrine.

Entre chaque vertèbre se trouve un anneau cartilagineux dur et fibreux chargé d’absorber les chocs : le disque intervertébral. Chaque disque est composé d’une couche extérieure, sorte de coussinet caoutchouteux (annulus fibrosus) et d’un noyau gélatineux au centre (nucleus pulposus).
En dehors des os et des disques, le cou se compose d’articulations, de muscles et de ligaments. Ce sont eux qui assurent sa mobilité et sa stabilité.
Le cou abrite la partie supérieure de la moelle épinière, les racines nerveuses, ainsi qu’un réseau élaboré d’artères et de veines. Les nerfs présents dans le cou permettent au cerveau de communiquer avec les épaules, les bras et la poitrine. Les artères et les veines assurent la circulation du sang entre le cerveau et le cœur.
Au final, le cou est une machine fascinante et complexe. Toutefois, en raison de ses grandes possibilités de mouvements, le risque de se blesser est élevé.

Douleurs cervicales : les symptômes
Afin d’optimiser le traitement, il est important de les identifier et de les comprendre. Les douleurs cervicales peuvent s’accompagner de symptômes tels que :
• Des courbatures sur un ou les deux côtés de la nuque
• Une sensation de brûlure
• Des picotements
• Une raideur
• Des douleurs au niveau des omoplates
• Une douleur, un engourdissement ou une faiblesse du bras
• Des difficultés à avaler, parler, écrire ou marcher
• Des maux de tête
• Des vertiges
• Des nausées
• Un brouillage de la vision
• De la fièvre
• Des sueurs nocturnes
• De la fatigue
• Une perte de poids involontaire
Une douleur cervicale, cela se traite correctement. Si la douleur ou les symptômes qui l’accompagnent persistent plus de quelques jours, consultez un médecin ; faites-le immédiatement si à la douleur s’ajoute l’un des signes d’urgence suivants :
• Une fièvre importante
• Une hypersensibilité à la lumière
• Une irritabilité
• Une grande douleur provoquée par les mouvements du cou
• Un engourdissement, une faiblesse et/ou des picotements
• Ou si vous avez récemment subi un traumatisme à la tête ou au cou
Les causes
Il est impératif de connaître la cause d’une douleur cervicale, cela conditionnera les solutions de traitement. Comme vous le savez certainement, la douleur peut être ressentie de plein de façons différentes. Elle peut être légère ou lourde, vous engourdir ou vous brûler, atteindre le cou ou bien la main. La multitude des symptômes est le fruit de la multitude des causes. Voici quelques causes fréquentes :
• Dans la vie quotidienne : Les aléas de tous les jours mettent le corps à rude épreuve, votre expérience personnelle vous place sûrement en première ligne pour vous en rendre compte. Le stress, la tension émotionnelle, peuvent entraîner crispations et contractures musculaires, sources de douleur et de raideur. Dormez dans une mauvaise position, et vous vous réveillerez avec un torticolis ; restez assis trop longtemps à votre bureau, les yeux rivés à votre ordinateur, votre cou sera courbaturé.
De même, votre mode de vie est peut-être à l’origine de votre douleur cervicale ; un mauvais maintien, l’obésité, une musculature abdominale faible perturbent bien souvent l’équilibre spinal, et pour compenser, vous ployez le cou.
Même une activité saine et anodine peut occasionner entorses et claquages, sources de douleur. Une séance de jardinage, un tennis, un rugby entre amis, et même le golf, toutes ces activités sont sources éventuelles de blessure au cou.
• L’âge : En vieillissant, notre colonne cervicale est de plus en plus directement exposée à des troubles comme l’arthrose, la sténose spinale ou la dégénérescence discale.
Avec la dégénérescence discale, il se peut que les disques se déshydratent, perdent leur flexibilité et leur élasticité, et amortissent moins bien les chocs. Avec le temps, un disque peut enfler et provoquer une hernie. La substance discale appuie alors sur une racine nerveuse et cause douleurs cervicales (pouvant courir jusqu’au bras), picotements et/ou engourdissements.
L’arthrose est une maladie courante qui touche les articulations, provoquant une détérioration progressive du cartilage. Sans cartilage, les os frottent les uns sur les autres ; en réaction, le corps, pour se défendre, crée des excroissances osseuses, les ostéophytes. Ces excroissances exercent alors une pression sur les nerfs, provoquant une douleur cervicale.
La sténose spinale provoque un rétrécissement du petit passage réservé aux nerfs entre les vertèbres, pouvant comprimer et coincer la moelle épinière et/ou les racines des nerfs rachidiens. Ces derniers se retrouvent dans l’incapacité de fonctionner normalement, la sténose occasionne alors des douleurs au cou, aux épaules et dans les bras, ainsi qu’un engourdissement.
• Les blessures et accidents : le fameux coup du lapin : ce mouvement brusque et forcé de la tête ou du cou dans une direction, qui « rebondit » dans la direction opposée, constitue un traumatisme cervical. La brutalité du mouvement endommage les tissus protecteurs alentours de la tête et du cou. Les muscles se raidissent alors, se contractent, d’où une fatigue musculaire se traduisant par une douleur et une raideur. Un traumatisme sévère peut aussi impliquer des dommages dans les disques intervertébraux, les articulations, les ligaments, les muscles et les racines nerveuses. Les accidents de voiture sont la première cause de traumatisme cervical. Si vous avez été blessé à la tête, il est plus que vraisemblable que le cou a été touché, même si vous vous ne vous en rendez pas compte sur le moment. Mieux vaut consulter un médecin au plus vite.

• Autres troubles : une douleur qui se prolonge, une perte de fonctions cérébrales, spinales, musculaires ou neurologiques, peuvent cacher quelque chose de plus grave. Consultez alors un médecin de toute urgence car, dans certains cas, ces symptômes sont liés à une infection, une compression ou une tumeur de la moelle épinière, à une fracture ou à un autre problème.
Examens et analyses relatifs aux douleurs cervicales
Si une douleur persiste au bout de quelques jours, si elle est importante ou accompagnée d’autres symptômes, faites appel à votre spécialiste de la colonne vertébrale (si vous n’en connaissez pas, consultez ce lien : Les professionnels dans votre région).
Au cours de la consultation, votre spécialiste vous posera des questions et procédera à un examen sommaire, afin de tenter d’identifier la cause de votre douleur et de mettre en place un programme thérapeutique adapté, une solution pour surmonter le mal et les autres symptômes éventuels et favoriser la guérison.
En premier lieu, vous serez interrogé sur les symptômes concrets ainsi que sur les remèdes déjà essayés. Voici des exemples de questions typiques :
• A quel moment la douleur est-elle apparue ?
• Quelles ont été vos activités récentes ?
• Qu’avez-vous tenté pour combattre la douleur ?
• S’étend-elle, se déplace-t-elle vers d’autres parties du corps (par exemple dans le bras) ?
• Y a-t-il quelque chose qui la minimise ? qui la renforce ?
Ensuite, le spécialiste procédera à des examens physiques et neurologiques. Au cours du premier, on observera votre posture, vos capacités motrices, et votre condition physique ; tout mouvement douloureux sera noté. On palpera votre colonne vertébrale pour évaluer sa courbure et son équilibrage, et détecter les spasmes musculaires éventuels. On examinera également la région des épaules. L’examen neurologique est là pour évaluer vos réflexes, votre force musculaire, les autres altérations nerveuses et l’étendue de la douleur.
Il faudra peut-être avoir recours à l’imagerie médicale pour réussir à diagnostiquer la cause de votre mal. Une radiographie permettrait de déceler un rétrécissement de l’espace discal (sténose spinale), d’éventuelles fractures et excroissances osseuses (ostéophytes) ou une arthrose. Un tomodensitogramme ou un IRM détecteront une saillie discale ou une hernie.

Peut-être vous fera-t-on aussi passer l’un de ces tests additionnels :
• La scintigraphie osseuse : Son but est de dépister des problèmes de la colonne comme l’arthrose, les fractures ou les infections. Une quantité infime de substance radioactive est injectée dans un vaisseau sanguin ; après s’être répandue à travers le réseau sanguin, elle est absorbée par les os. Une région présentant une activité anormale (comme une inflammation) absorbera une plus grande quantité de cette substance. C’est au scanner ensuite de détecter la force des radiations au sein de vos os et de localiser les « points chauds » (c’est-à-dire les zones où la quantité de substance radioactive est plus importante) afin de permettre au médecin de situer l’origine du problème.
• La discographie : Par cette méthode on pourra confirmer ou infirmer la mise en cause des disques comme source du mal. Un colorant indolore est injecté dans un disque. Si ce dernier connait un problème (une hernie par exemple), il laissera le colorant filtrer. En le repérant aux rayons X, le médecin constatera que quelque chose ne va pas.
• L’électromyographie (EMG) : Si l’on soupçonne l’endommagement d’un nerf, ce test spécial permet de mesurer la rapidité avec laquelle ceux-ci réagissent. En général, on n’ordonne pas cet examen sur-le-champ : on peut mettre plusieurs semaines à se rendre compte d’un problème sur les nerfs (par exemple des réflexes anormaux ou un affaiblissement).
• Le myélogramme : Il permet de détecter un trouble du canal de l’épendyme ou de la moelle épinière (il peut s’agir d’un nerf comprimé, source de douleur et de faiblesse). Un colorant spécial est injecté dans la région de la moelle épinière et des nerfs, sous anesthésie locale. Ensuite, une image obtenue au moyen d’une radiographie ou d’un tomodensitogramme fournira un aperçu détaillé de l’anatomie de votre colonne vertébrale (en particulier des os), qui permettra au médecin de voir si quelque chose comprime vos nerfs.
Le diagnostic d’une douleur cervicale peut s’avérer délicat : les causes peuvent être multiples, et d’autres symptômes sans rapport peuvent interférer. Tâchez de faire un bon patient : soyez patient. Votre spécialiste cherche à savoir si le traumatisme est lourd, et à choisir le traitement qui correspond le mieux à votre situation.
Bon à savoir
• Dites non à la fatigue des muscles de votre cou en fin de journée ! Pour cela, faites quelques assouplissements simples, par exemple en faisant rouler la tête d’un côté à l’autre au travail, installé à votre bureau.
• Avant tout effort physique, échauffez-vous ; pensez notamment à étirer votre cou.
• Un torticolis au réveil ? Evitez autant que possible de dormir sur le ventre, cela pouvant occasionner une pression plus grande sur les épaules et le cou.
• Vérifiez, à la maison comme au bureau, que votre ordinateur soit correctement positionné. Il faut que vous puissiez voir l’écran sans avoir à tordre le cou : faites donc en sorte que celui-ci soit bien en face de vous.
• Le stress peut aggraver la douleur cervicale : détendez-vous, respirez profondément, à vous de trouver les meilleurs remèdes contre l’angoisse.
• En cas de choc au niveau du cou, appliquez immédiatement de la glace pendant des périodes de 20 minutes. Au bout de 24 à 48h, alternez glace et chaleur (20 minutes de chaque devraient suffire).

Symptômes

Le premier symptôme d’une lombalgie est une douleur ressentie dans la zone lombosacrée (c’est-à-dire dans le bas du dos).
• La douleur peut aussi bien se diffuser sur l’avant, le côté ou l’arrière de la jambe, que rester confinée au bas du dos.
• Elle peut s’intensifier en fonction de l’activité.
• Parfois, elle empire de nuit ou suite à une position assise prolongée, comme dans le cas d’un long trajet en voiture.
• Un engourdissement ou un affaiblissement de la partie de la jambe alimentée par un nerf compressé est possible.
o Un exemple : l’incapacité d’effectuer une flexion plantaire, c’est-à-dire ne pas pouvoir se tenir sur la pointe des pieds, ni abaisser le pied. C’est le cas lorsque le premier nerf sacral est compressé ou endommagé.
o Autre exemple : l’incapacité de lever le gros orteil, qui survient quand le cinquième nerf lombaire est touché.

Lombalgie aigüe et médicaments

De nombreux éléments peuvent s’avérer utiles lorsqu’il s’agit de trouver une réponse à la phase douloureuse de la lombalgie. Il faut établir une médication spécifique en tenant compte (1) des indications (2) des contre-indications (3) des objectifs du traitement (analgésie, réduction de l’inflammation, du spasme musculaire ? etc.) et (4) de la preuve scientifique et clinique de leur efficacité.
Ainsi, avec un bon choix de médicaments contre la douleur et une réaction positive, on peut améliorer l’état du patient à travers une rééducation plus active et éviter le développement d’un problème chronique.
Conditionnement aérobie et lombalgie

Un examen de thérapie physique pour une lombalgie permet bien souvent à un physiothérapeute d’identifier les mouvements et positions particuliers qui, de fait, permettent de diminuer ou contrôler la douleur. Une fois les techniques de contrôle de la douleur assimilées, le patient doit progresser rapidement vers un programme de conditionnement aérobie. Il a été prouvé qu’une activité aérobie participe à l’apport en nutriments des éléments structurels de la colonne vertébrale. Certains de ces éléments, comme les disques, ont un ravitaillement sanguin assez pauvre, et comptent sur les mouvements du corps et les gestes aérobies pour faire circuler les nutriments jusqu’à eux. Plus une personne est sédentaire, moins ces nutriments ont la possibilité d’accéder aux éléments structurels de la colonne pour les maintenir en bonne santé.
Le patient doit choisir ses activités aérobies en fonction de ses goûts et de sa disponibilité, et ces activités doivent correspondre au type de problème auquel il fait face. Généralement, un programme de marche, de vélo elliptique ou stationnaire sont des bons choix. Il faut s’adonner à l’exercice au moins trois fois par semaine, pour des sessions de trente à quarante minutes.
Un programme de thérapie physique de la lombalgie de nature active et axé sur l’enseignement au patient des techniques d’auto-soin et de prévention des blessures dorsales sont les ingrédients-clés du retour d’une personne à un mode de vie libéré de toute douleur, actif et sain.

Le soulagement de la douleur par les médicaments et les injections vertébrales

A partir du diagnostic, votre praticien vous recommandera un programme thérapeutique. Dans l’immense majorité des cas, la chirurgie n’est pas nécessaire : souvent, il ne s’agit que d’un claquage, et le temps est alors un bon remède. Toutefois, si les symptômes persistent ou s’aggravent, allez consulter votre spécialiste de la colonne.
Celui-ci peut vous prescrire des médicaments et/ou des injections pour combattre la douleur, éventuellement au sein d’un programme thérapeutique plus large incluant des soins physiques.
Le degré de douleur déterminera la prescription, qui peut inclure :
Des injections dans la colonne vertébrale
• L’injection épidurale cervicale se pratique dans l’espace épidural, celui qui entoure la membrane recouvrant la colonne vertébrale et ses racines nerveuses. C’est par cet espace que les nerfs atteignent le cou, les épaules et les bras. En cas d’inflammation d’une racine nerveuse, la douleur peut donc gagner le cou, l’épaule ou le bras. En injectant un produit anti-inflammatoire dans l’espace épidural cervical, on peut calmer l’inflammation et apaiser la douleur de manière totale et permanente, ou au moins la réduire pour plusieurs mois.
• Les injections dans les points-gâchette sont réservées à des cas plus extrêmes. Les points-gâchette sont des sortes de nœuds se développant au niveau des muscles lorsque ceux-ci sont trop contractés. On injecte alors un analgésique dans la zone concernée. Il ne s’agit pas d’un traitement à part entière ; il vous sera probablement prescrit, en complément, un programme d’entraînement physique (c’est la thérapie physique) destiné à travailler la flexibilité et la force du muscle, et à lui réapprendre les bons mouvements.
Des traitements médicamenteux
• Les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens) délivrés sans ordonnance permettent de réduire l’enflure et la douleur. Le choix est immense : le paracétamol (comme le Tylenol) ou l’ibuprofène (l’Advil, par exemple) sont des solutions possibles.
• Les médicaments sur ordonnance : en cas de douleur cervicale chronique causée par des spasmes musculaires, le recours à un myorelaxant vous permettra d’arrêter ces spasmes. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être un bon antidouleur car ils empêchent les messages nerveux liés à la douleur d’atteindre le cerveau ; de plus, ils favorisent bien souvent une hausse de la sécrétion d’endorphines, un analgésique naturel.
Comme pour tout médicament, suivez attentivement les conseils de votre médecin. Ne mélangez jamais les substances sans ordonnance avec celles qu’il vous a prescrites sans le consulter.

L’acupuncture et la médecine traditionnelle chinoise

Pourquoi est-on si nombreux à connaître des douleurs, particulièrement dans le bas du dos ? Médecins et patients posent la question avec un degré de frustration variable. Je voudrais proposer ici une autre manière d’envisager la lombalgie, sous l’angle de la médecine chinoise.
La médecine traditionnelle chinoise est une pratique orientale millénaire qui a connu un regain d’intérêt dans notre monde occidental au cours des dernières décennies. Elle englobe les pratiques de l’acupuncture (ak-u-punk-chur), de la phytothérapie, de la moxabustion (mox-ah-bust-shun), et du Tui-Na (toui-nah) ou massage thérapeutique, et on y inclut souvent les thérapies nutritionnelle et respiratoire (le Qi-Gong, prononcez « tchi-gong »).
En novembre 1997, le National Institute of Health américain a publié un communiqué consensuel affirmant qu’il y avait suffisamment de preuves concrètes des effets de l’acupuncture pour en soutenir la pratique (dans certains cas). Une étude plus poussée de sa physiologie et sa valeur clinique a quand même été encouragée, et des résultats prometteurs en sont ressortis quant à son efficacité dans le traitement des lombalgies. Je voudrais également préciser que la pratique de l’acupuncture n’exclut pas celle, concurrente, des méthodes thérapeutiques occidentales, et bien souvent, le succès du traitement d’un patient est le fruit de leur combinaison.
Théorie de la médecine traditionnelle chinoise
Lorsque, dans le monde médical occidental, on diagnostique chez un individu un « problème de dos », qu’il s’agisse de spondylarthrose, d’arthrose vertébrale, du prolapsus d’un disque ou de l’élongation d’un muscle ou d’un ligament lombaires, la thérapie se concentre alors exclusivement sur la région du bas du dos, et les solutions de traitement mises en place sont des thérapies de l’ordre de la chirurgie spinale, de la thérapie physique, d’une intervention pharmaceutique ou d’injections de cortisone ou de type épidural. Ces méthodes sont tout à fait acceptables, mais quel intérêt si elles ne réduisent pas la douleur ? Et surtout, que fait-on de la cause sous-jacente de la faiblesse dorsale ? Ne peut-on pas renforcer ce talon d’Achille caché ? Considérons cette possibilité sous l’angle de la médecine chinoise.
Même si, à sa manière, le système médical traditionnel chinois est bien logique et scientifique, tout le sépare du système occidental moderne et il n’est pas toujours évident de l’expliquer à travers le regard rationnel de la médecine occidentale. Pour que notre esprit puisse assimiler le système de la médecine traditionnelle chinoise, qui a porté ses fruits, il faut ouvrir notre façon de voir les choses et considérer chacun de ces deux systèmes comme valide, tout en apprenant à en accepter les ressemblances et les différences.
On peut considérer que la médecine chinoise voit son origine dans la théorie du Ying et du Yang. En plus de décrire tout ce qui existe dans la nature, le Ying et le Yang s’appliquent parfaitement à toutes les parties et fonctions du corps. En effet, ils sont dans un état constant d’équilibre dynamique ; quand cet équilibre est menacé, la maladie devient possible. Prenons un exemple dans la nature : l’équilibre dynamique caractérisant les cycles solaire (Yang) et lunaire (Ying). Dans une période de 24h, chaque cycle est unique, remplace l’autre et a besoin de lui pour trouver un équilibre global (dans une perspective, bien sûr, purement terrienne). Le Ying et le Yang ont chacun un rôle personnel dans le corps et pourtant, l’un ne peut exister sans l’autre ; par exemple, le Ying représente l’immobilité, la forme et le sang alors que le Yang est activité, fonction et Qi.
Le Qi a besoin du sang qui le nourrit, tout comme le sang a besoin du Qi pour circuler. On peut définir le Qi comme énergie, force matérielle, courant électromagnétique, matière, éther, force vitale ou force de vie. Le Qi parcourt le corps entier, par des canaux ou méridiens qui en atteignent le moindre recoin. Il faut comprendre que ces canaux n’ont rien à voir avec les trajectoires empruntées par les réseaux nerveux, vasculaire et lymphatique de la médecine occidentale. Grosso modo, il nous est attribué à notre naissance une réserve de Qi, et lorsque ce réservoir est vide, notre force de vie nous a quittés : en d’autres termes, on meurt. Cette réserve, selon la théorie de la médecine chinoise, est implantée dans le système organique des Reins, et distribuée dans tous nos organes, glandes et canaux de manière très systématique. En raison de la complexité de ce canal parcourant le corps, l’évocation d’un organe comme les Reins inclut beaucoup plus que le seul organe au strict sens anatomique. Chaque système d’organes a ses représentations du Ying et du Yang, son propre équilibre hormonal, et un Qi et des fonctions sanguines spécifiques, qui jouent un rôle vital de connexion, via les canaux, avec les autres systèmes et le reste du corps, et font de ce dernier un système holistique. En d’autres mots, il est impossible, pour la médecine traditionnelle chinoise, de considérer un organe ou une partie du corps de manière isolée, sans envisager le système du corps dans son ensemble. Vous vous demandez le rapport de tout cela avec votre lombalgie ?