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Chiropratique et lombalgie : définitions

L’Acupuncture est une pratique thérapeutique qui trouve son origine dans la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste en l’implantation d’aiguilles à des points spécifiques du corps, supposément pour faciliter le flux de l’énergie vitale (ou « qi » – prononcez « tchi ») et ainsi permettre au corps de retrouver une bonne santé et de la conserver.

Une douleur chronique est une douleur passagère (moins de 3 semaines) ou qui est sévère.

Une médecine alternative est un système médical fondé sur un système entier de théories et de pratiques ; ces ensembles ont souvent évolué parallèlement à l’approche médicale conventionnelle qui fait autorité aux Etats-Unis, et de manière antérieure. Parmi les exemples existants, citons, dans la culture occidentale, la naturopathie, et pour la culture non occidentale, la médecine traditionnelle chinoise.

Un rebouteux est un praticien (pas forcément un médecin diplômé) dont la tâche est de remettre en place les os fracturés ou disloqués.

Le syndrome de la queue de cheval apparaît lorsque les nerfs de la queue de cheval (ensemble de nerfs spinaux se prolongeant par paquets au-delà de la moelle épinière) sont compressés et endommagés. Les symptômes incluent une débilité de la jambe, une détérioration des fonctions intestinales, vésicales, et/ou sexuelles, et une altération des sensations autour du rectum ou des parties génitales.

Une douleur chronique est une douleur qui s’inscrit dans la durée (plus de 3 mois).

Un essai clinique est une étude scientifique consistant à tester sur des personnes un traitement ou une thérapie afin de vérifier son innocuité et son efficacité. L’essai clinique constitue une étape-clé dans le processus visant à déterminer si un traitement fonctionne ou non et pourquoi ; les résultats contribuent aussi à faire avancer la connaissance des maladies et problèmes médicaux.

Une complication est une maladie ou un problème secondaires se développant au cours de la pathologie initiale, ou en conséquence du traitement.

Un essai clinique contrôlé est une étude s’appuyant sur un groupe témoin de comparaison, et qui reçoit un placebo, un traitement différent, ou même rien du tout.

Un rapport global est une analyse qui résume et interprète les informations tirées de différentes études et sur la base de laquelle on établit des conclusions.

Hippocrate : médecin grec né en 460 av. J.-C., considéré comme le père de la médecine occidentale.

L’homéopathie ou médecine homéopathique est une pratique alternative inventée en Allemagne, basée sur le principe de similitude (« Similia similibus curantur »)  selon lequel l’inoculation à petites doses hautement diluées de substances médicinales permet de guérir des symptômes qu’elles-mêmes causeraient si elles étaient administrées dans des quantités plus importantes ou plus concentrées.

La manipulation désigne une mobilisation passive forcée des articulations au-delà de leur jeu habituel. La chiropratique lui préfère le terme d’ajustement.

Le massage est une pratique thérapeutique consistant à manipuler le muscle et le tissu conjonctif afin d’optimiser leur fonction et de favoriser relaxation et bien-être.

La méta-analyse est une forme d’étude scientifique qui s’appuie  sur des techniques statistiques pour analyser les résultats d’un corpus d’études isolées.

La mobilisation est une technique employée par les chiropraticiens et autres professionnels de santé, consistant à faire travailler passivement une articulation dans ses possibilités habituelles de jeu.

La thérapie myofasciale est un procédé thérapeutique physique qui fait appel à l’étirement et au massage.

La naturopathie est une médecine alternative s’appuyant sur les forces guérisseuses présentes au sein même du corps, pour aider ce dernier à soigner la maladie et rester sain. Les pratiques incluent entre autres la modification du régime alimentaire, le massage, les exercices physiques, l’acupuncture et la petite chirurgie.

L’étude observationnelle consiste à observer des individus ou mesurer certains résultats sans chercher à influer dessus (par exemple, on ne donne pas de traitement).

Un orthopédiste, docteur en médecine, est un chirurgien spécialisé dans les troubles du système musculosquelettique.

L’ostéopathie est une pratique médicale non conventionnelle qui insiste, entre autres, sur les maladies qui se développent dans le système musculosquelettique, selon une croyance sous-jacente voulant que le fonctionnement de tous les systèmes du corps humain est relié, et qu’un dysfonctionnement de l’un d’entre eux peut affecter la fonction d’une autre partie du corps. La plupart des ostéopathes pratique la manipulation ostéopathique, qui est un ensemble de techniques manuelles sur tout le corps destinées à soulager la douleur, restaurer les fonctions et favoriser bonne santé et bien-être.

L’ostéoporose est une diminution de la masse osseuse avec pour conséquence possible de favoriser les fractures, même après un choc mineur comme une simple chute.

Un placebo ressemble à un traitement étudié dans le cadre d’un essai clinique, à ceci près qu’il n’a pas de principe actif : par exemple, une « pilule » qui ne serait en réalité qu’une dragée sucrée. En administrant à un groupe de volontaires un placebo et un traitement actif à un autre, les chercheurs peuvent comparer les réactions de ces deux groupes et se faire ainsi une idée plus exacte des effets du traitement actif. Ces dernières années, on a élargi la définition du placebo à d’autres éléments pouvant avoir une incidence sur l’efficacité des soins, par exemple la manière dont un patient perçoit le soin prodigué et les espoirs qu’il place dedans.

Une étude prospective suit les participants sur la durée pour évaluer les effets d’un traitement médical.

Une étude randomisée en double aveugle est un essai clinique au cours duquel on sépare au hasard les participants par groupes afin de comparer différents traitements. Ni les chercheurs ni les participants ne peuvent décider de la composition des groupes ; ainsi, en affectant au hasard les personnes aux groupes, ces derniers seront équivalents et on pourra comparer les traitements administrés de manière objective. Au moment de l’étude, on ne sait pas quel traitement est le meilleur. Précisons que les patients participant à ces études sont des volontaires.

Une revue : voir les articles rapport global, méta-analyse et revue systématique.

Un traitement ou dispositif « fantôme » (« sham » en anglais) relève de la même démarche que le placebo. Par exemple, le chiropraticien positionne le patient et le « manipule » de manière à simuler un traitement réel, alors qu’il n’en est rien.

Une douleur subaiguë dure un peu plus longtemps que la douleur aigüe (par exemple, plus de quelques jours ou quelques semaines), sans aller jusqu’à devenir chronique.

Une revue systématique consiste à collecter et analyser les résultats d’un éventail d’études sur une question ou un sujet donnés, et d’en tirer un bilan critique.

L’usage de la chiropratique dans le traitement de la lombalgie

La chiropratique est un type de soin médical qui se concentre sur la relation entre la structure du corps (essentiellement, la colonne vertébrale) et sa fonction. Les spécialistes de chiropratique, appelés chiropraticiens ou encore chiropracteurs, pratiquent un geste thérapeutique nommé « manipulation » (ou « ajustement »), qui constitue le cœur de leur protocole de soins. Hors des divergences d’opinions et des différentes approches au sein même de la profession, ce rapport de recherche se chargera de fournir un aperçu global de la chiropratique, d’examiner les conclusions de la recherche sur le traitement chiropratique de la lombalgie, et d’indiquer d’autres sources d’information. Les liens hypertexte sur certains termes renvoient à leur définition dans la section dédiée de ce rapport.

Points-clés
•    On fait appel à la chiropratique avant tout pour traiter les troubles musculo-squelettiques, c’est-à-dire les problèmes relatifs aux muscles, aux articulations, aux os et aux tissus conjonctifs tels que les cartilages, les ligaments et les tendons.
•    Les études scientifiques sur le traitement chiropratique de la lombalgie ont été jusqu’ici inégales sur le plan de la qualité et insuffisantes pour pouvoir en tirer des conclusions solides. Néanmoins, l’idée générale est qu’en ce qui concerne les douleurs dorsales, le traitement chiropratique et les traitements médicaux conventionnels s’avèrent à peu près aussi efficaces l’un que l’autre. Il est plus délicat de tirer des conclusions sur la valeur relative de la chiropratique pour d’autres états cliniques.
•    Le risque de complications liées à l’ajustement chiropratique du bas du dos semble  très faible. Cependant, il semble plus élevé dans le cadre d’un ajustement cervical.
•    Il est important de tenir informés tous vos prestataires de soins de santé dès lors que vous suivez ou envisagez un traitement, quel qu’il soit, et cela vaut aussi pour la chiropratique. Ainsi, chaque prestataire peut s’assurer que les différentes approches d’un traitement sont compatibles.

1.    Qu’est-ce que la chiropratique ?

Le terme vient du grec cheir (la main) et praxis (la pratique), et désigne donc un soin prodigué « par la main ». Il s’agit d’une médecine alternative, et son approche du diagnostic, de la classification et du traitement des problèmes de santé est différente de celle de la médecine conventionnelle (voir encadré).
On peut décrire les concepts à la base de la chiropratique comme suit :
•    Le corps dispose d’une puissante capacité à s’auto-soigner.
•    Sa structure (essentiellement la colonne vertébrale) et sa fonction sont intimement liées, et cette relation a un impact sur la santé.
•    On a recours à la chiropratique dans le but de normaliser cette relation structure /fonction et d’assister le corps dans son processus de guérison

2.    Quand et comment la chiropratique a-t-elle été découverte puis utilisée ?

•    Il s’agit d’une forme de manipulation de la colonne vertébrale, constituant l’une des plus anciennes pratiques thérapeutiques ; la manipulation spinale a été décrite par Hippocrate dans la Grèce antique (1-3). La profession moderne de chiropraticien fut fondée en 1895 par Daniel David Palmer à Davenport dans l’Iowa. C’était un guérisseur autodidacte qui étudiait les philosophies médicales de son époque. Il s’aperçut de la capacité naturelle du corps à guérir, capacité contrôlée, croyait-il, par le système nerveux. Il pensait également que des subluxations, ou désalignements vertébraux (un concept qui existait alors déjà dans la tradition des rebouteux et des ostéopathes) venaient interrompre ou parasiter ce « flux nerveux ». Palmer suggéra que si un organe n’est plus ravitaillé par les impulsions nerveuses, il peut devenir malade. C’est cette ligne de pensée qui le poussa à développer une procédure destinée « ajuster » les vertèbres, les os de la colonne vertébrale, dans le but de corriger les subluxations.

•    Certains chiropraticiens considèrent encore la subluxation comme centrale dans le traitement chiropratique. Toutefois, les autres ne voient plus aujourd’hui la théorie de la subluxation comme thème universel de la bonne santé et de la maladie, ni comme base de leur pratique. D’autres théories relatives à la démarche chiropratique ont été développées.

3.    Qui a recours à la chiropratique ? Pour quels problèmes ?

En 1997, on estimait à presque 192 millions le nombre annuel de visites d’Américains chez le chiropraticien Plus de 88 millions de ces visites étaient motivées par une douleur dorsale ou cervicale. Une étude récente montre que plus de 40% des patients recevant des soins chiropratiques sont traités pour des problèmes dorsaux ou lombaires. Plus de la moitié d’entre eux a dit connaître des symptômes chroniques. Parmi les problèmes couramment traités par les chiropraticiens figurent le mal de dos, et les douleurs cervicales, maux de têtes, blessures sportives et élongations à répétition. Mais d’autres problèmes poussent les patients à solliciter des soins contre la douleur, comme l’arthrite

La lombalgie est une pathologie courante, qui touche chaque année jusqu’à un quart de la population. La plupart des gens fait au moins une fois dans sa vie l’expérience d’une lombalgie significative. Plusieurs études récentes ont montré que dans la plupart des cas, une crise aigüe se dissipe en quelques semaines, peu importe le traitement. Souvent, la cause en est inconnue, et la manière dont le mal est perçu, d’une part, et d’autre part dont il est diagnostiqué, varient du tout au tout, ce qui fait de son étude un vrai défi.