Nutrition et guérison du mal de dos

Si les bienfaits d’un changement alimentaire ne se font pas immédiatement sentir, il n’y a rien de mieux pour l’organisme sur le long terme que de bonnes habitudes alimentaires. Il a été prouvé que certains aliments, tels que les fruits acides avaient des vertus anti-inflammatoires ; la viande rouge et les crustacés, quant à eux, font monter le taux d’acide arachidonique, connu pour aggraver l’inflammation. Comme de nouvelles recherches sont régulièrement menées, nous nous engageons à mettre ce site à jour et à vous envoyer une newsletter mensuelle.

Compléments alimentaires : vitamines, minéraux et plantes

Ces produits peuvent se rajouter à un traitement pour favoriser la récupération de l’organisme et du système immunitaire. Les AJR (apports journaliers recommandés) ont récemment été revus à la hausse concernant certaines vitamines ; des tranches de tolérance ont également été mises en place (et sont consultables sur le site du RDA, le Recommended Daily Allowance ou Apports Journaliers Recommandés). Les quantités des compléments alimentaires absorbables par le corps ont toujours fait débat, car beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu : le poids, la consommation de tabac, l’activité physique, le stress, la grossesse, ainsi que le type et la qualité des compléments alimentaires.

Si la FDA (Food and Drug Administration, ou Administration Américaine des denrées et médicaments) n’est pas en faveur de l’absorption des vitamines et plantes qui vont suivre à des fins analgésiques ou anti-inflammatoires, nombre des docteurs auprès desquels nous nous sommes renseignés les utilisent pour cibler des muscles et tissus conjonctifs : Vitamine E, C, Zinc, Calcium, Cuivre, Curcumin, Boswellin, Bromelain, Houblon, racine de Valériane, Kava Kava, MSM et Sulfate de Glucosamine.

*Les vertus de la Glucosamine et du MSM ont été prouvées scientifiquement ; pour plus d’information sur ces compléments, cliquez ici.

Analgésiques topiques pour le mal de dos

Il existe toute une gamme de produits (sprays, crèmes et lotions) analgésiques et disponibles sans ordonnance ; ils peuvent soulager les douleurs liées à l’arthrite et ne présentent aucun effet secondaire au niveau des intestins. Le composé actif qui bloque les récepteurs sensoriels et soulage les douleurs tant au niveau des tissus que des articulations est le menthol. Plus un produit est concentré en menthol, plus il est fort : certains en sont composés à 16 %, mais une telle concentration n’est pas nécessaire, et peut créer des brûlures. Le menthol peut être dérivé de la menthe poivrée ou créé synthétiquement ; naturel, il pénètre plus facilement la peau.

D’autres composés peuvent également apaiser les douleurs : capsiscine, menthe poivrée ou encore eucalyptus. La capsiscine et la menthe poivrée font partie des composés des bombes antiagression utilisées par la police ; ce sont elles qui créent la sensation urticante. Ainsi, ces dérivés du piment de Cayenne peuvent entraîner un engourdissement et des picotements, et ce pendant plusieurs jours suivant chaque utilisation. Certaines herbes sont également employées pour leurs vertus cicatrisantes, relaxantes et anti-inflammatoires : le méthyle sulfonyl méthane (MSM), et la glucosamine ; mais ils ne sont utilisés que dans des quantités infimes : présentés sous forme de comprimés oraux, le dosage quotidien se situe entre 1000 et 1500 milligrammes par jour. La glucosamine fait actuellement l’objet de tests afin de déterminer si elle stimule la reconstruction cartilagineuse ; en effet, des études démontrent qu’après un traitement de six semaines, le cartilage cesse de se détériorer, voire se régénère.

Pour qu’un antidouleur soit efficace, il doit comprendre un bon mécanisme de transport (capacité des composés à pénétrer les premières couches de l’épiderme pour atteindre les tissus plus profonds). En théorie, les additifs tels que le Sulfate de Glucosamine et le MSM ont des molécules suffisamment petites pour agir en profondeur et non simplement sur la surface de la peau. De plus, comme ils sont bien absorbés, ils constituent un bon hydratant pour la peau. Comme l’absorption de pilules diffuse les molécules dans tout le corps, l’application localisée permet de déposer jusqu’à 28 fois plus de molécules actives sur la zone à traiter. Par contre, les produits à base de substances grasses ou cireuses tels que la glycérine, l’acide stéarique et l’Isohexadécanol sont des transporteurs faibles et inefficaces ; pourtant, certaines sociétés les utilisent toujours. Si le méthyle et le propyle paraben sont des conservateurs très efficaces, ils réduisent les capacités des autres ingrédients à pénétrer en profondeur.

Un bon analgésique combine donc ingrédients naturels et puissants et agents de transport sans conservateurs et sans huile, qui empêche la pénétration, mais aussi finit par rendre la formule rance. Nous vous conseillons la Therapain Plus, qui répond à toutes nos exigences et a fait ses preuves auprès des patients que nous suivons.

Jets d’eau et hydrothérapie pour le mal de dos

Comme indiqué plus haut, la chaleur améliore la circulation et donc détend les muscles, et est efficace en cas d’arthrite dégénérative ; mais elle est contre-indiquée en cas d’arthrite inflammatoire, puisqu’elle aggrave les gonflements. Un bain chaud et doté de jets présente l’avantage de chauffer l’ensemble de la zone irritée tout en décontractant les muscles d’une manière très agréable. Il faut attendre trois jours avant d’effectuer une thérapie par la chaleur, pour que la zone ait le temps de désenfler.

Les poches de glace pour le mal de dos

Utilisées dans les 72 heures suivant la blessure, elles limitent l’inflammation et anesthésient la douleur associée à l’arthrite dégénérative ; mais la glace n’est pas conseillée en cas d’arthrite inflammatoire, car à son contact, les muscles se contractent encore plus.

De plus, il ne faut jamais laisser une poche de glace plus de 20 minutes d’affilée ; sinon, le résultat est contraire à celui espéré : les tissus seront plus enflammés. Dans le cas d’une inflammation dans le bas du dos, nous vous conseillons de combiner poches de glace et ceinture lombaire pour exercer une pression ferme sur la zone irritée.

Les patients que nous suivons se disent extrêmement satisfaits de cette combinaison. (Pour plus d’information sur les ceintures lombaires, consultez le paragraphe qui leur est consacré).

Ultrason pour le mal de dos

C’est un moyen très efficace de stimuler une guérison optimale des tissus. Les ondes sont générées par un cristal qui vibre dans la tête de l’appareil et sont transmises via un gel conducteur directement dans le tissu. Le tissu conjonctif en surplus est ainsi détruit, la circulation améliorée, et les muscles décontractés. Cette méthode est particulièrement recommandée à ceux qui souffrent d’arthrite dégénérative et dont les tissus du dos sont irrités. Seul un professionnel diplômé est en mesure d’utiliser ce type d’appareils.

Appareils de stimulation électrique pour le dos

Une manière efficace de soulager la douleur : le courant électrique bloque les récepteurs de la douleur qui irritent les nerfs à cause de l’arthrite. Il a été prouvé que le microcourant, un type de stimulation électrique, stimule la guérison des tissus endommagés. Avec certains appareils, on peut provoquer la contraction du muscle en augmentant l’intensité du courant ou en plaçant les électrodes sur les fibres nerveuses. Cette contraction fatigue les muscles, ce qui les amène soit à se relâcher, soit à irriter davantage les tissus. Les appareils d’électrostimulation à utiliser chez soi ne sont sûrement pas aussi efficaces que ceux, bien plus onéreux, que l’on trouve chez un professionnel de la santé.

Accessoires de traction pour le mal de dos

Les tractions ne sont à utiliser que si votre médecin vous les recommande. Plusieurs produits permettent d’effectuer des tractions lombaires tout en maintenant le bassin en place ; en utilisant la force de gravité, ces appareils séparent les vertèbres et libèrent les canaux par lesquels les nerfs sortent de la colonne vertébrale. Mais le muscle multifidus, qui est rattaché aux vertèbres lombaires, rendra cet écartement impossible s’il est trop sujet aux spasmes ; il faut alors utiliser des appareils de traction spécialement étudiés à cet effet et mis en place par des chiropracteurs : ils exercent manuellement une pression sur la colonne pendant qu’une table flexible étire la colonne vers le bas. Dans les premiers stades du mal de dos, une traction légère permet de soulager la colonne et donc relâcher la pression exercée sur les nerfs entre chaque segment, pression qui est due à une circulation entravée et une inflammation excessive.

Dans des stades plus avancés, les tractions peuvent également aider : combinées à des mouvements précis, elles permettent de détruire le tissu conjonctif qui s’est formé entre les articulations. Si les spasmes sont trop importants pour permettre ce type de traction, on peut les atténuer et soulager la colonne en effectuant des tractions vers le haut. Avoir chez soi un appareil de traction peut être bénéfique ; cependant, il faut veiller à ne pas exercer une traction trop importante trop vite, sans quoi vous risquez de déclencher des spasmes dans les muscles situés autour de la colonne. Ne sont à recommander que les appareils dont la force de traction est réglable, afin de pouvoir augmenter l’écart entre les vertèbres progressivement et de soulager la colonne sans trop l’étirer. Chez soi, les tractions les plus sûres se font assis ; ainsi, le corps bouge et les spasmes sont évités, tout en soulageant la colonne.

Ceinture lombaire et mal de dos

Elle est nécessaire en cas de blessure entraînant une instabilité de la colonne vertébrale. Mais elle peut également soutenir des muscles usés et soulager temporairement les tissus lésés, dans les premiers stades d’une blessure. Si elle est portée sur une longue période, bien après la fin de l’étape initiale de la guérison, elle affaiblira les muscles en se substituant à eux pour maintenir une bonne posture. Si trop de mouvements aggraveraient l’arthrite, il a été prouvé qu’une immobilisation totale de la zone retardait la guérison.

Le mieux est de trouver une ceinture qui n’exerce une pression que sur la zone irritée tout en laissant les autres muscles fonctionner. Si les muscles restent inactifs sur une trop longue période, ils s’affaiblissent. Ainsi, une fois la guérison suffisamment avancée, il ne faut porter la ceinture que pour des activités qui nécessitent la protection de la colonne.

Si la porter en dormant n’affaiblit pas le système musculaire, certains patients déclarent que porter la ceinture lombaire trop souvent irrite la peau. Ils déclarent également que la pression exercée sur la zone blessée les soulage instantanément. Vous trouverez plus bas les types de ceinture les plus efficaces, équipés d’un coussin d’air gonflable et de poches de glace pour une thérapie par le froid (pour plus d’informations sur la thérapie par le froid, lisez le paragraphe sur les poches de glace).

Trouvez un fauteuil ou une galette de chaise adaptés

Peu importe que vous restiez assis quelques minutes ou quelques heures : vous ne devez jamais sous-estimer les conséquences d’une mauvaise posture. Assis, nous faisons subir à notre dos une pression jusqu’à six fois plus importante que lorsque nous sommes allongés. Mais avec un bon soutien, on peut parer à ce problème. Tout d’abord, demandez-vous si le fauteuil que vous utilisez actuellement répond à vos besoins : il doit correctement soutenir vos lombaires, pour que la colonne garde sa courbe naturelle.

Si ce n’est pas le cas, un coussin lombaire peut combler cette lacune ; mais attention : si le coussin est trop volumineux, il peut compresser et irriter la colonne vertébrale. Sur un bon fauteuil ergonomique, il est possible de régler l’inclinaison et la hauteur ; voici donc quelques conseils pour optimiser le soutien qu’il offre : les pieds doivent être posés par terre, à plat. Tout en réglant l’inclinaison, vous modifierez la position de votre bassin, et donc dirigerez votre dos plus près ou plus loin du dossier. En inclinant le siège vers le bas, vous étendrez le bas du dos et donc accentuerez la courbe lombaire. En l’inclinant vers le haut, vous fléchirez le bas du dos et donc atténuerez la courbe lombaire. Pour un soutien idéal, vous devez combiner l’angle du siège et celui du dossier. Si la hauteur du dossier est réglable, assurez-vous que la bosse du dossier coïncide avec le creux des reins.

Si ces réglages ne suffisent pas à vous apporter un soutien acceptable, il vous faudra un coussin lombaire ou un fauteuil plus ergonomique. Les coussins lombaires doivent pouvoir être réglables en hauteur ; en général, des bandes fixantes permettent de les positionner idéalement, c’est à dire de telle manière que la partie la plus épaisse soit contre le creux de vos reins. Les meilleurs coussins sont ceux qui proposent une épaisseur ajustable au niveau des lombaires, car chaque colonne suit sa propre courbe.