Lombalgie aigüe et médicaments

De nombreux éléments peuvent s’avérer utiles lorsqu’il s’agit de trouver une réponse à la phase douloureuse de la lombalgie. Il faut établir une médication spécifique en tenant compte (1) des indications (2) des contre-indications (3) des objectifs du traitement (analgésie, réduction de l’inflammation, du spasme musculaire ? etc.) et (4) de la preuve scientifique et clinique de leur efficacité.
Ainsi, avec un bon choix de médicaments contre la douleur et une réaction positive, on peut améliorer l’état du patient à travers une rééducation plus active et éviter le développement d’un problème chronique.
Conditionnement aérobie et lombalgie

Un examen de thérapie physique pour une lombalgie permet bien souvent à un physiothérapeute d’identifier les mouvements et positions particuliers qui, de fait, permettent de diminuer ou contrôler la douleur. Une fois les techniques de contrôle de la douleur assimilées, le patient doit progresser rapidement vers un programme de conditionnement aérobie. Il a été prouvé qu’une activité aérobie participe à l’apport en nutriments des éléments structurels de la colonne vertébrale. Certains de ces éléments, comme les disques, ont un ravitaillement sanguin assez pauvre, et comptent sur les mouvements du corps et les gestes aérobies pour faire circuler les nutriments jusqu’à eux. Plus une personne est sédentaire, moins ces nutriments ont la possibilité d’accéder aux éléments structurels de la colonne pour les maintenir en bonne santé.
Le patient doit choisir ses activités aérobies en fonction de ses goûts et de sa disponibilité, et ces activités doivent correspondre au type de problème auquel il fait face. Généralement, un programme de marche, de vélo elliptique ou stationnaire sont des bons choix. Il faut s’adonner à l’exercice au moins trois fois par semaine, pour des sessions de trente à quarante minutes.
Un programme de thérapie physique de la lombalgie de nature active et axé sur l’enseignement au patient des techniques d’auto-soin et de prévention des blessures dorsales sont les ingrédients-clés du retour d’une personne à un mode de vie libéré de toute douleur, actif et sain.

Les soins chiropratiques en cas de maladie dégénérative du disque

Si vous ressentez une douleur et une raideur associées à une maladie dégénérative du disque, des soins chiropratiques pourraient être un traitement de choix. La chiropraxie peut améliorer les mécanismes de la colonne en optimisant la mobilité des articulations et en atténuant la douleur musculaire causée par la maladie dégénérative du disque.

La première étape pour les chiropracteurs dont les patients sont atteints de problèmes dégénératifs du disque est de déterminer s’il y a vraiment un problème lié au disque.

Chez les patients âgés souffrant de douleurs dorsales, on constate souvent un rétrécissement du cartilage du disque et la présence de becs de perroquets, que l’on met sur le compte du vieillissement. Certains de ces patients ont appris qu’ils souffraient d’une maladie dégénérative du disque grâce à des radios.

Il est plus précis d’appeler ce problème de signes de dégénération sans symptômes actifs, un « syndrome dégénératif des articulations » plutôt que de l’étiquetter sous le terme « maladie ».

Si un patient avec des signes de dégénération du disque souffre de douleurs dorsales, le chiropracteur cherchera trois causes majeures:

  • Une dégénération des articulations spinales peut gêner les mécanismes de la colonne. Dans ce cas, la colonne n’est plus capable de pratiquer ses activités car l’articulation spinale manque de mobilité et le disque est incapable d’assurer sa fonction normale d’amortisseur. La charge qui d’ordinaire est portée par un disque et des mécanismes sains doit être soutenue par les tissus doux, ce qui a comme conséquences des muscles blessés, l’inflammation et la douleur.

  • L’objectif de la chiropraxie est d’améliorer doucement les mécanismes des articulations en optimisant la mobilité de la colonne et en permettant aux tissus doux enflammés de revenir à la normale. Votre chiropracteur pourra peut-être également améliorer la fonction du disque, sauf en cas de dégénération avancée.
  • Des disques écrasés et dégénérés peuvent s’exclure et appuyer sur les nerfs spinaux. Des changements dégénératifs dans les articulations spinales peuvent provoquer une instabilité des disques ainsi que la possibilité d’une hernie discale ou exclue. Les changements dégénératifs peuvent également entraîner un léger déplacement temporaire pouvant comprimer le nerf spinal et ainsi créer une douleur.
  • La chiropraxie comprend des approches douces pour traiter les blessures du disque, parmi lesquelles celles en rapport à une maladie dégénérative du disque. La technique de flexion-distraction, une approche directe mais douce, est utilisée par de nombreux chiropracteurs pour traiter les blessures du disque.
  • La sténose spinale peut entraîner des douleurs dans le dos et la jambe. Les changements dégénératifs dans le disque et les os de la colonne peuvent entraîner un rétrécissement du canal rachidien et/ou des zones où les nerfs sortent de la colonne.
  • En utilisant des approches douces, telles que la technique de flexion-distraction, les chiropracteurs peuvent réduire l’inflammation causée par la sténose spinale et traiter l’origine des douleurs dans le dos et la jambe.


Traitement physique des douleurs cervicales

Votre médecin peut vous diriger vers un physiothérapeute pour soulager la douleur et rendre à votre cou sa mobilité. Que vous subissiez une intervention chirurgicale sur la colonne cervicale ou non, le traitement physique est la clé d’un rétablissement solide.
La thérapie physique comprend des traitements passifs et actifs. La thérapie passive permet de vous détendre et de décontracter votre corps ; elle le prépare, de plus, à l’exercice physique thérapeutique qui constitue la partie active de la physiothérapie.
Parmi les traitements que peut vous administrer le physiothérapeute, citons :
• Le massage de tissu profond, qui s’attaque aux tensions musculaires chroniques affectant votre cou sous l’effet du stress de la vie de tous les jours. Le thérapeute exerce des pressions et frictions directes afin d’évacuer les tensions de vos tissus mous (les ligaments, les tendons et les muscles).
• Le traitement par la chaleur et par le froid : par l’usage de la chaleur (thermothérapie), le thérapeute cherche à augmenter l’afflux sanguin de la région ciblée, car cela permet un apport en oxygène et en nutriments, mais aussi de se débarrasser des déchets produits par les spasmes musculaires ; son afflux favorise la guérison.
La cryothérapie (traitement par le froid) ralentit la circulation sanguine, afin de réduire l’inflammation, les spasmes et la douleur. Le physiothérapeute fera appel à tour de rôle à la thermothérapie et à la cryothérapie.
• Le TENS (neurostimulation électrique transcutanée) : peut être mis en œuvre à domicile, si le thérapeute considère cela comme nécessaire. Une machine envoie des impulsions électriques variables (sans danger) dans les muscles pour les stimuler. Le TENS permet de réduire les spasmes musculaires, voire de favoriser la production d’endorphines par votre corps, vos antidouleurs naturels. L’équipement utilisé par le physiothérapeute pour le TENS est bien plus volumineux que la machine destinée à l’usage à domicile. Qu’il prenne ou non de la place, cet engin peut s’avérer très utile.
• La traction consiste à tendre et manipuler la colonne afin d’atténuer la douleur et de vous rendre une aisance de mouvements. La traction peut être effectuée manuellement (c’est l’approche chiropratique) ou au moyen d’un appareil mécanique spécial.
• Les ultrasons, en intensifiant la circulation sanguine, réduisent les spasmes musculaires, les crampes, les gonflements, les raideurs et la douleur. On envoie, au plus profond des tissus musculaires, des ondes acoustiques qui produisent une chaleur renforçant la circulation et donc la guérison.
Au cours de la partie active de la thérapie physique, le praticien vous enseignera divers exercices physiques pour travailler votre souplesse, votre force, votre stabilité et votre motricité (c’est-à-dire faciliter les mouvements des articulations). Chaque programme de thérapie physique est personnalisé et prend en compte votre l’état de santé et les antécédents du patient. Les exercices qui vous seront prescrits peuvent donc ne pas convenir à une autre personne souffrant du cou.
Si nécessaire, on vous apprendra à corriger votre posture et intégrer à vos activités quotidiennes des principes d’ergonomie.
On s’enferme facilement dans de mauvaises habitudes conduisant au mal de cou : on s’affale devant son repas, on s’avachit sur son bureau, on garde les épaules voûtées vers l’avant. Avec l’aide de votre médecin, mettez fin à ces mauvaises habitudes et adoptez de nouveaux réflexes plus sains. Afin de s’assurer que vous ne recommenciez pas à vous faire mal, il peut aller jusqu’à venir analyser votre environnement privé et professionnel, afin de vous conseiller pour mieux vous protéger de la douleur.

Le soulagement de la douleur par les médicaments et les injections vertébrales

A partir du diagnostic, votre praticien vous recommandera un programme thérapeutique. Dans l’immense majorité des cas, la chirurgie n’est pas nécessaire : souvent, il ne s’agit que d’un claquage, et le temps est alors un bon remède. Toutefois, si les symptômes persistent ou s’aggravent, allez consulter votre spécialiste de la colonne.
Celui-ci peut vous prescrire des médicaments et/ou des injections pour combattre la douleur, éventuellement au sein d’un programme thérapeutique plus large incluant des soins physiques.
Le degré de douleur déterminera la prescription, qui peut inclure :
Des injections dans la colonne vertébrale
• L’injection épidurale cervicale se pratique dans l’espace épidural, celui qui entoure la membrane recouvrant la colonne vertébrale et ses racines nerveuses. C’est par cet espace que les nerfs atteignent le cou, les épaules et les bras. En cas d’inflammation d’une racine nerveuse, la douleur peut donc gagner le cou, l’épaule ou le bras. En injectant un produit anti-inflammatoire dans l’espace épidural cervical, on peut calmer l’inflammation et apaiser la douleur de manière totale et permanente, ou au moins la réduire pour plusieurs mois.
• Les injections dans les points-gâchette sont réservées à des cas plus extrêmes. Les points-gâchette sont des sortes de nœuds se développant au niveau des muscles lorsque ceux-ci sont trop contractés. On injecte alors un analgésique dans la zone concernée. Il ne s’agit pas d’un traitement à part entière ; il vous sera probablement prescrit, en complément, un programme d’entraînement physique (c’est la thérapie physique) destiné à travailler la flexibilité et la force du muscle, et à lui réapprendre les bons mouvements.
Des traitements médicamenteux
• Les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens) délivrés sans ordonnance permettent de réduire l’enflure et la douleur. Le choix est immense : le paracétamol (comme le Tylenol) ou l’ibuprofène (l’Advil, par exemple) sont des solutions possibles.
• Les médicaments sur ordonnance : en cas de douleur cervicale chronique causée par des spasmes musculaires, le recours à un myorelaxant vous permettra d’arrêter ces spasmes. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être un bon antidouleur car ils empêchent les messages nerveux liés à la douleur d’atteindre le cerveau ; de plus, ils favorisent bien souvent une hausse de la sécrétion d’endorphines, un analgésique naturel.
Comme pour tout médicament, suivez attentivement les conseils de votre médecin. Ne mélangez jamais les substances sans ordonnance avec celles qu’il vous a prescrites sans le consulter.

L’acupuncture et la médecine traditionnelle chinoise

Pourquoi est-on si nombreux à connaître des douleurs, particulièrement dans le bas du dos ? Médecins et patients posent la question avec un degré de frustration variable. Je voudrais proposer ici une autre manière d’envisager la lombalgie, sous l’angle de la médecine chinoise.
La médecine traditionnelle chinoise est une pratique orientale millénaire qui a connu un regain d’intérêt dans notre monde occidental au cours des dernières décennies. Elle englobe les pratiques de l’acupuncture (ak-u-punk-chur), de la phytothérapie, de la moxabustion (mox-ah-bust-shun), et du Tui-Na (toui-nah) ou massage thérapeutique, et on y inclut souvent les thérapies nutritionnelle et respiratoire (le Qi-Gong, prononcez « tchi-gong »).
En novembre 1997, le National Institute of Health américain a publié un communiqué consensuel affirmant qu’il y avait suffisamment de preuves concrètes des effets de l’acupuncture pour en soutenir la pratique (dans certains cas). Une étude plus poussée de sa physiologie et sa valeur clinique a quand même été encouragée, et des résultats prometteurs en sont ressortis quant à son efficacité dans le traitement des lombalgies. Je voudrais également préciser que la pratique de l’acupuncture n’exclut pas celle, concurrente, des méthodes thérapeutiques occidentales, et bien souvent, le succès du traitement d’un patient est le fruit de leur combinaison.
Théorie de la médecine traditionnelle chinoise
Lorsque, dans le monde médical occidental, on diagnostique chez un individu un « problème de dos », qu’il s’agisse de spondylarthrose, d’arthrose vertébrale, du prolapsus d’un disque ou de l’élongation d’un muscle ou d’un ligament lombaires, la thérapie se concentre alors exclusivement sur la région du bas du dos, et les solutions de traitement mises en place sont des thérapies de l’ordre de la chirurgie spinale, de la thérapie physique, d’une intervention pharmaceutique ou d’injections de cortisone ou de type épidural. Ces méthodes sont tout à fait acceptables, mais quel intérêt si elles ne réduisent pas la douleur ? Et surtout, que fait-on de la cause sous-jacente de la faiblesse dorsale ? Ne peut-on pas renforcer ce talon d’Achille caché ? Considérons cette possibilité sous l’angle de la médecine chinoise.
Même si, à sa manière, le système médical traditionnel chinois est bien logique et scientifique, tout le sépare du système occidental moderne et il n’est pas toujours évident de l’expliquer à travers le regard rationnel de la médecine occidentale. Pour que notre esprit puisse assimiler le système de la médecine traditionnelle chinoise, qui a porté ses fruits, il faut ouvrir notre façon de voir les choses et considérer chacun de ces deux systèmes comme valide, tout en apprenant à en accepter les ressemblances et les différences.
On peut considérer que la médecine chinoise voit son origine dans la théorie du Ying et du Yang. En plus de décrire tout ce qui existe dans la nature, le Ying et le Yang s’appliquent parfaitement à toutes les parties et fonctions du corps. En effet, ils sont dans un état constant d’équilibre dynamique ; quand cet équilibre est menacé, la maladie devient possible. Prenons un exemple dans la nature : l’équilibre dynamique caractérisant les cycles solaire (Yang) et lunaire (Ying). Dans une période de 24h, chaque cycle est unique, remplace l’autre et a besoin de lui pour trouver un équilibre global (dans une perspective, bien sûr, purement terrienne). Le Ying et le Yang ont chacun un rôle personnel dans le corps et pourtant, l’un ne peut exister sans l’autre ; par exemple, le Ying représente l’immobilité, la forme et le sang alors que le Yang est activité, fonction et Qi.
Le Qi a besoin du sang qui le nourrit, tout comme le sang a besoin du Qi pour circuler. On peut définir le Qi comme énergie, force matérielle, courant électromagnétique, matière, éther, force vitale ou force de vie. Le Qi parcourt le corps entier, par des canaux ou méridiens qui en atteignent le moindre recoin. Il faut comprendre que ces canaux n’ont rien à voir avec les trajectoires empruntées par les réseaux nerveux, vasculaire et lymphatique de la médecine occidentale. Grosso modo, il nous est attribué à notre naissance une réserve de Qi, et lorsque ce réservoir est vide, notre force de vie nous a quittés : en d’autres termes, on meurt. Cette réserve, selon la théorie de la médecine chinoise, est implantée dans le système organique des Reins, et distribuée dans tous nos organes, glandes et canaux de manière très systématique. En raison de la complexité de ce canal parcourant le corps, l’évocation d’un organe comme les Reins inclut beaucoup plus que le seul organe au strict sens anatomique. Chaque système d’organes a ses représentations du Ying et du Yang, son propre équilibre hormonal, et un Qi et des fonctions sanguines spécifiques, qui jouent un rôle vital de connexion, via les canaux, avec les autres systèmes et le reste du corps, et font de ce dernier un système holistique. En d’autres mots, il est impossible, pour la médecine traditionnelle chinoise, de considérer un organe ou une partie du corps de manière isolée, sans envisager le système du corps dans son ensemble. Vous vous demandez le rapport de tout cela avec votre lombalgie ?

Les traitements alternatifs pour une maladie dégénérative du disque: acupuncture, plantes médicinales et prolothérapie

Pour soigner votre douleur et d’autres symptômes de la maladie dégénérative du disque, vous pourriez avoir recours à des traitements alternatifs. Comme leur nom l’indique, ce sont des alternatives aux médicaments, à la kinésithérapie et à la chirurgie, l’approche typiquement occidentale de la médecine. Vous pourriez faire appel à un praticien de la médecine non conventionnelle (MNC) ; La MNC regroupe en quelque sorte les pratiques et thérapies qui ne sont pas considérées comme faisant actuellement partie de la médecine conventionnelle. Cela regroupe l’acupuncture, l’homéopathie et le massage. De nombreux patients ont affirmé que ces traitements les avaient réellement aidés.

Pour une maladie dégénérative du disque, vous voudrez peut-être essayer :

L’acupuncture: Développée en Chine, l’acupuncture utilise de très fines aiguilles, et aucun médicament, pour traiter votre douleur. Les acupuncteurs pensent que votre corps renferme une force énergétique appelée Qi ou Chi. Lorsque cette force est bloquée, vous pouvez développer des maladies physiques, telles qu’une douleur dorsale. Il vous faut alors libérer les canaux Chi de votre corps, que les praticiens appellent méridiens. L’acupuncture sert à rétablir un flux Chi énergétique et sain.

Les aiguilles d’acupuncture sont presque aussi fines que des cheveux. Le praticien insérera les aiguilles, en se basant sur vos symptômes et le diagnostic exact ; il est très probable que vous ayez plusieurs aiguilles sur une même séance. L’acupuncteur ciblera des points précis dans les méridiens de votre corps et les aiguilles seront laissées pendant 20 à 40 minutes. On pense que grâce aux aiguilles d’acupuncture, votre corps relâche certains neurotransmetteurs, tels que des endorphines ou de la sérotonine, et sont utiles au processus de guérison.

Les Plantes Médicinales: Avant d’essayer une quelconque plante médicinale, renseignez-vous et parlez à votre docteur. Elles peuvent entraîner des effets secondaires, dont vous n’avez peut-être pas conscience. Une plante médicinale peut, par exemple, interférer avec un médicament que vous prenez. Voici certaines plantes médicinales qui peuvent agir sur votre maladie dégénérative du disque :

  • · La Griffe du Diable : La griffe du diable est originaire du sud de l’Afrique, où on l’utilise depuis des siècles pour traiter la fièvre, l’arthrite et les problèmes gastro-intestinaux. Elle agit comme un anti-inflammatoire. De nos jours, elle est utilisée pour des maladies causant inflammation et douleur, telles que la maladie dégénérative du disque. Vous pouvez la prendre sous forme de gélule.
  • · L’Écorce de Saule Blanc : Le saule blanc a amené au développement de l’aspirine en Europe. Si vous ne voulez pas prendre la version chimique (l’aspirine peut irriter l’estomac), utilisez de l’écorce de saule blanc. Elle est efficace en cas de maladies causant douleurs et inflammations, comme la maladie dégénérative du disque. Elle soulage également les douleurs dorsales vives.
  • La SAM (S-adénosyl méthionine) : On pense que la SAM est utile pour les problèmes d’ « usure »de la colonne liés à l’âge, tels que l’ostéoarthrite et la maladie dégénérative du disque. Plusieurs études ont montré qu’elle était également efficace pour traiter la dépression. (Les personnes souffrant de douleurs chroniques peuvent devenir dépressives en raison des changements occasionés par la douleur. Leur maladie chronique peut également affecter leur système nerveux, menant ainsi à un déséquilibre chimique et éventuellement à la dépression.)

La Prolothérapie: Certains patients ont essayé ce traitement et ont constaté qu’il parvient à réduire la douleur causée par la maladie dégénérative du disque. Les partisans de la prolothérapie expliquent que l’un des problèmes liés à la MDD se trouve dans la faiblesse des ligaments et des tendons. Des ligaments et tendons forts et solides sont essentiels dans votre colonne car ils aident au maintien de la stabilité. Après que vos disques aient commencé à dégénérer, et donc à affaiblir votre colonne, vos ligaments et tendons sont d’autant plus « réquisitionnés » pour soutenir votre dos. Toutefois, avec le temps, ils peuvent eux aussi dégénérer ; ils peuvent s’user ou même se fissurer. Cela enlève aux disques intervertébraux le soutien dont ils ont besoin.

Le but de la prolothérapie est de stimuler la croissance des nouveaux tissus des ligaments et des tendons. En injectant une substance proliférante (terme utilisé par les prolothérapeutes, c’est une solution irritante), la prolothérapie est sensée démarrer le processus de guérison du corps. La substance proliférante entraîne une inflammation qui ordonne au corps de commencer son auto-guérison en générant de nouveaux tissus.

Une injection par prolothérapie cible directement le problème des ligaments et des tendons, et il faut plusieurs injections et du temps pour en ressentir les effets. Si vous envisagez la prolothérapie, parlez-en à votre docteur.

Le dos et ses problèmes: Introduction

La colonne vertébrale humaine est un assemblage de petits os, les vertèbres, empilés les uns sur les autres jusqu’à former une colonne. Chaque vertèbre est séparée de l’autre par un coussinet appelé disque, et elles sont fixées entre elles par des ligaments ; les muscles sont rattachés aux vertèbres par des bandes de tissu fibreux: les tendons.
Des interstices au sein de chaque vertèbre forment en s’alignant un long canal creux, à l’intérieur duquel passe la moelle épinière, qui part de la base du cerveau. Les nerfs de la moelle épinière se ramifient pour s’échapper hors de la colonne via les espaces intervertébraux.
C’est la partie inférieure du dos qui supporte presque tout le poids du corps. Le moindre problème au niveau des os, muscles, ligaments ou tendons de cette zone peut provoquer une douleur quand on est debout, penché ou en mouvement. Moins fréquemment, il arrive aussi qu’un disque dérangé pince ou irrite un nerf au niveau de la moelle, provoquant une douleur qui descend jusqu’à la jambe, en dessous du genou : c’est la sciatique.
But
Le présent fascicule traite des problèmes lombaires aigus chez l’adulte. Si vous êtes touché, vous connaissez probablement des symptômes tels qu’une douleur ou gêne dans la partie inférieure du dos, une douleur ou un engourdissement qui descend dans la jambe (en cas de sciatique), et une impossibilité de mener à bien vos activités quotidiennes ou de faire les choses que vous aimez.
Un problème au bas du dos peut aussi bien apparaître de manière soudaine que graduellement. On parle de douleur aigüe lorsqu’elle ne dure qu’un petit moment (en général, de plusieurs jours à quelques semaines) ; un épisode de plus de 3 mois n’est pas aigu.
Votre dos connaît des dérangements ? Vous n’êtes pas seul : huit adultes sur dix seront touchés à un moment de leur vie, et la plupart subira même plus d’une crise de lombalgie aigüe. Entre ces crises, la majorité des gens peuvent reprendre leurs activités habituelles, libérés partiellement ou intégralement de leurs symptômes.
Ce fascicule vous en dira plus sur les douleurs dorsales aigües : que faire, et à quoi s’attendre quand on consulte un prestataire de soins de santé.
Les causes
Même de nos jours, avec les nouvelles technologies, on ne découvre que chez très peu de gens la cause exacte d’un problème de dos. La plupart du temps, on se plaint d’un faible tonus des muscles de cette zone, de contractions ou de spasmes musculaires, d’entorses lombaires, de déchirures musculaires ou ligamentaires ou encore de problèmes articulaires. Parfois, des disques déplacés peuvent irriter des nerfs spinaux (cf. fig. 1), et une douleur naît alors dans les fesses ou dans la jambe. Ou, dans la jambe, un engourdissement, un picotement ou une faiblesse.
Les risques d’être touché sont plus importants chez les personnes en mauvaise condition physique et celles dont le travail est très éprouvant ou leur impose de rester assis ou debout longtemps.
Elles mettent aussi plus de temps à se rétablir : les symptômes peuvent sembler encore plus lourds avec le stress émotionnel ou de longues périodes d’inactivité.
Les problèmes de dos sont souvent très douloureux, mais ce n’est que chez une petite minorité qu’ils cachent un problème osseux ou articulaire grave ou un état de santé préoccupant.
Que faire en cas de mal de dos
Consulter un professionnel de santé.
Beaucoup de gens qui ressentent une gêne légère dans le bas du dos n’ont pas besoin de consulter dans l’immédiat : souvent, les symptômes d’eux-mêmes disparaissent en quelques jours, sans traitement.
La consultation est conseillée :
• Si les symptômes sont sévères ; si la douleur vous empêche de faire ce que vous faisiez au quotidien, ou si elle ne se dissipe pas au bout de quelques jours.
• Si vous avez également du mal à contrôler vos intestins ou votre vessie, si vous ressentez un engourdissement au niveau de l’aine ou du rectum, ou une faiblesse extrême de la jambe. Faites alors immédiatement appel à un spécialiste.
Celui-ci se chargera alors de vérifier que le problème ne soit pas causé par une affection pathologique (les risques sont faibles). Il saura aussi soulager les symptômes.
Comment va procéder le professionnel de santé :
• Il vous posera des questions sur vos symptômes et ce qu’ils vous empêchent de faire
• Il se renseignera sur vos antécédents médicaux.
• Il vous fera passer un examen physique.

Le paracétamol dans le traitement de la lombalgie aigüe

Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).
Propriétés analgésiques
Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.
Dosage et effets secondaires
La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.

Les Examens en cas de Maladie Dégénérative du Disque

Une maladie dégénérative du disque peut être difficile à diagnostiquer car elle se développe par étapes et peut entraîner une multitude de problèmes (sténose spinale, hernie discale,etc.). Par exemple, votre docteur sera peut-être capable de diagnostiquer très rapidement une hernie discale, mais il lui sera plus difficile de comprendre qu’elle a été causée par une maladie dégénérative du disque.

Si vous avez soudainement une douleur dans le dos ou le cou, ou si la douleur persiste, appelez votre spécialiste de la colonne. (Si vous n’en avez pas déjà un, renseignez-vous sur notre section Trouvez un Spécialiste du Dos et de la Colonne Vertébrale.) Votre docteur tentera de trouver l’origine de votre douleur afin de pouvoir développer un plan de traitement précis pour vous, une façon de contrôler votre douleur et d’autres symptômes de la maladie dégénérative du disque et de favoriser votre rétablissement.

Pour émettre un diagnostic, votre docteur vous interrogera sur les symptômes actuels et les remèdes que vous avez déjà essayés.

Les Questions Typiques en cas de Maladie Dégénérative du Disque

  • Quand a commencé la douleur dans votre dos ou votre nuque?
  • Quelles activités avez-vous récemment pratiquées ?
  • Qu’avez-vous fait contre cette douleur ?
  • Votre douleur est-elle fixe ou se déplace-t-elle vers d’autres parties de votre corps ?

Le docteur pratiquera également des examens physiques et neurologiques. Au cours de l’examen physique, le docteur observera la posture, la portée des mouvements (dans quelle mesure et jusqu’où pouvez vous bouger certaines articulations) et la condition physique et notera chaque mouvement entraînant une douleur. Il palpera votre colonne, notera son incurvation et son alignement et cherchera des spasmes musculaires.

Pendant l’examen neurologique, le docteur testera les réflexes, la force musculaire, d’autres changements nerveux et la répartition de la douleur (c’est-à-dire, est-ce que votre douleur commence dans votre dos puis se répartit dans d’autres régions de votre corps ?). L’examen neurologique est très important en cas de maladie dégénérative du disque car celle-ci peut affecter vos nerfs ou même votre moelle épinière.

Pour diagnostiquer une maladie dégénérative du disque, vous aurez peut-être à passer des examens d’imagerie, par exemple une radio, qui aidera votre docteur à « voir » les os de votre colonne.  Une radio est efficace pour montrer les voies spinales rétrécies (sténose spinale), les fractures, les becs de perroquet (ostéophytes) ou l’ostéoarthrite. Cette radio montrera votre colonne de différents points de vue : une de profil, qu’on appelle une vue latérale. Vous aurez également une vue « droite », qui peut être prise devant ou derrière. Une  radio prise de devant s’appelle une vue antéropostérieure (AP) ; de derrière, on l’appelle une vue postéroantérieure (PA). Sur les radios, le docteur regardera l’alignement vertébral, cherchera

Votre docteur pourra vous faire passer des radios en flexion-extension pour évaluer la stabilité de votre colonne et la portée de vos mouvements (jusqu’à quel point vous pouvez bouger vos articulations). Pendant ces radios, on vous demandera de vous pencher en avant (flexion) et en arrière (extension).

Un scanner (ou tomodensitomètre) ou un IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) pourra être demandé. Ces tests sont plus efficaces que les radios pour montrer les tissus doux dans votre colonne et peuvent aider à identifier des problèmes tels qu’une hernie discale ou exclue. Un scanner sert à voir les os et les nerfs afin que le docteur puisse facilement repérer si un bec de perroquet appuie sur un nerf.

Si le docteur suspecte un nerf blessé suite à un changement dégénératif dans votre colonne, il ou elle vous fera peut-être passer un examen spécial appelé électromyographie (EMG) pour mesurer la vitesse de réaction de vos nerfs.

Établir un diagnostic de maladie dégénérative du disque peut nécessiter des tests supplémentaires, tels que :

  • Une scintigraphie osseuse : Pour aider votre docteur à détecter des problèmes de la colonne, tels que l’ostéoarthrite, des fractures ou des infections (qui peuvent toutes être liées à la MDD).Vous aurez une très petite quantité de liquide radioactif injecté dans un vaisseau sanguin. Il traversera votre sang et sera absorbé par vos os. Le liquide radioactif sera plus absorbé par une zone où l’activité est anormale, comme une inflammation. Un scanner pourra alors détecter la quantité de radiations dans tous vos os et montrera les « points chauds » (les zones où il y a plus de matière radioactive) pour aider votre docteur à repérer où se trouve le problème.
  • Un discogramme ou une discographie: C’est une procédure qui confirme ou dément que le ou les disques sont sources de douleurs. On injecte un colorant inoffensif dans l’un de vos disques. Si celui-ci a un problème, tel qu’une hernie, le colorant s’échappera du disque. Le docteur sera capable de voir la fuite sur une radio, et cela lui montrera que votre disque présente un défaut.
  • Myélogramme. Pour voir si vous avez un problème de canal rachidien ou de moelle épinière, par exemple la compression d’un nerf causant la souffrance et la faiblesse, vous passerez peut-être un myélogramme. Dans ce test, on injectera un colorant spécial dans la zone entourant votre moelle épinière et vos nerfs. (Avant cela, la zone sera anesthésiée). Puis vous passerez une radio ou un scanner. L’image montrera une représentation anatomique détaillée de votre colonne, en particulier de vos os, ce qui aidera votre docteur à identifier toute anormalité.
  • Choses à Savoir sur la Maladie Dégénérative du Disque
  • En réalité, la maladie dégénérative du disque n’est pas une maladie. C’est le processus normal de vieillissement  qui use votre colonne.
  • Les personnes atteintes de MDD souffrent de douleurs chroniques, mais de temps en temps leur douleur se reveille.
  • La MDD peut entraîner d’autres problèmes de la colonne, tells que la sténose spinale ou une hernie discale.
  • Les fumeurs sont plus susceptibles d’être affectés par la MDD.
  • Les personnes soulevant des charges Lourdes sont plus susceptibles d’être affectées par la MDD.
  • La maladie dégénérative du disque nécessite rarement une opération.

La chiropratique comme traitement des douleurs cervicales

Cette solution a été adoptée par des millions de patients. Les chiropraticiens sont des professionnels spécialisés dans le traitement des problèmes cervicaux sans recours à la chirurgie, par le biais de méthodes douces et rapides s’attaquant aux causes mécaniques (c’est-à-dire liées aux mouvements de la colonne vertébrale) et neurologiques (liées aux nerfs) de la douleur cervicale.
Dans quels cas faire appel à un chiropraticien
Ces praticiens sont rigoureusement formés au diagnostic des différents types de problèmes cervicaux et, à partir de là, à la définition d’une réponse thérapeutique adaptée à ces problèmes.
Le chiropraticien est un spécialiste de la manipulation vertébrale, une technique médicale manuelle destinée à rendre à la colonne ses capacités motrices : en recouvrant ses mécanismes normaux, elle permet une décontraction des muscles et la fin de la douleur. Une motricité réduite de la colonne vertébrale (c’est-à-dire, si elle ne peut se mouvoir avec autant de facilité qu’elle le devrait) peut être à l’origine de douleurs cervicales.
La chiropratique a mis au point un éventail d’approches thérapeutiques complémentaires des ajustements vertébraux traditionnels. Ces différentes approchent permettent au chiropraticien de faire face à un large registre de situations de douleurs cervicales.
Parmi ces situations relevant de la chiropratique, citons :
• Les entorses cervicales
• Les syndromes limitant les possibilités des articulations vertébrales
• Les entorses des articulations facettaires
• Les traumatismes cervicaux
• Les endommagements des disques cervicaux ne nécessitant pas de recours à la chirurgie
• Les torticolis aigus (contraction musculaire à cause de laquelle le cou peut rester bloqué), les raideurs de la nuque
• Un syndrome dégénératif des articulations du cou
• Différentes sortes de douleurs cervicales chroniques
Avant de déterminer la ou les approche(s) à mettre en œuvre dans votre cas, le chiropraticien procédera à un examen poussé afin de diagnostiquer la cause spécifique de votre mal.

Démarche diagnostique des douleurs cervicales en chiropratique
Même si vous vous plaignez seulement de douleurs cervicales, le chiropraticien examinera la colonne vertébrale dans son ensemble ; il va contrôler la région de votre cou (le rachis cervical), du milieu du dos (rachis dorsal ou thoracique) et du bas du dos (rachis lombaire). Il est important de procéder à un examen complet de la colonne, car même si seules les cervicales sont douloureuses, il se peut que d’autres régions soient touchées.
Le praticien localisera les zones de motricité articulaire réduite, d’endommagement discal, de spasme musculaire et de lésion des ligaments. Parmi les méthodes employées, on compte la palpation dynamique du mouvement et la palpation statique, des techniques propres à la chiropratique qui consistent, par le toucher, à évaluer les zones sensibles et les contractions, et à apprécier la bonne motricité des articulations vertébrales. (Pour plus d’informations sur la palpation dynamique et statique, cliquez ici).
Ensuite, votre démarche, votre posture générale et la courbure de votre colonne seront étudiés. Ces détails permettront au chiropraticien de déterminer les mécanismes de votre corps et l’état de fonctionnement de votre colonne vertébrale.
Il fera aussi le tour de vos antécédents médicaux, en complément d’un bilan de santé complet. Des examens d’imagerie (radiographie, IRM, …) seront peut-être ordonnés afin de préciser le diagnostic.
Suite à ces différentes étapes, il en saura plus sur votre mal et pourra mettre en place un programme thérapeutique adapté.
Les différentes méthodes de soins
Le traitement détaillé dépendra du diagnostic ; il mêlera à la manipulation vertébrale l’usage de techniques manuelles et d’instruments médicaux.
Précision sur la manipulation vertébrale: il s’agit d’une méthode sans risque pour traiter les douleurs cervicales ; un rapport récent de la littérature consacrée à un lien éventuel entre manipulation vertébrale et les risques d’AVC a écarté tout lien significatif de cause à effet.
Voici quelques techniques de manipulation vertébrale :
• La manipulation vertébrale spécifique : le praticien localise les articulations à capacité de mouvement réduite ou perturbée (on parle de subluxation) et leur restitue leur fonctionnalité au moyen d’une technique manuelle : des pressions modérées sur les tissus mous les étirent et stimulent le système nerveux pour rendre à la colonne vertébrale ses pleines capacités de mouvement. C’est une technique bénéfique en cas de diminution fonctionnelle des articulations cervicales et d’anomalies de la motricité.
• La technique de flexion-distraction, manipulation douce qui ne fait pas appelle aux pressions, est utilisée pour les saillies discales et hernies. Toutefois, avant d’accepter de traiter une lésion des disques cervicaux, le chiropraticien s’assurera que le problème n’est pas de nature chirurgicale ; dans le cas contraire, vous serez renvoyé vers un chirurgien.
La flexion-distraction est aussi une technique manuelle ; le chiropraticien est assisté d’une table spécialisée, mais utilise un mouvement de pompe sur le disque concerné, plutôt que la force directe.
• La manipulation assistée d’un instrument n’utilise pas non plus la pression. Grâce à un instrument dirigé manuellement, le praticien peut appliquer une force sans exercer de pression sur la colonne vertébrale, ce qui est particulièrement approprié chez les patients âgés présentant un syndrome articulaire dégénératif.
On peut aussi faire appel à la thérapie manuelle pour traiter des tissus mous endommagés comme les ligaments et les muscles. Quelques exemples :
• La thérapie du « point-gâchette » : après avoir identifié sur le muscle les points hypertoniques spécifiques responsables de la douleur, le chiropraticien y exerce avec les doigts une pression directe afin d’apaiser la tension.
• Les techniques manuelles d’étirement et des articulations et de résistance
• Le massage thérapeutique
• La thérapie sur les tissus mous assistée d’instruments : elle comprend l’usage d’instruments spéciaux pour diagnostiquer et traiter les dysfonctionnements musculaires ciblés (aussi appelés restrictions), par des petits coups répétés sur les zones concernées.
En plus de la manipulation vertébrale et des techniques manuelles, le chiropraticien dispose de divers outils pour soigner les inflammations musculaires et détendre les muscles. Par exemple :
• Les ultrasons : en intensifiant la circulation sanguine, ils réduisent les spasmes musculaires et crampes, les enflures, les raideurs et la douleur. Pour fournir au corps la chaleur nécessaire et favoriser la guérison, on envoie des ondes acoustiques au sein même des tissus musculaires.
• L’électrostimulation : les muscles sont stimulés par un courant électrique de faible intensité.
Pour renforcer les mécanismes articulaires (et rendre à la colonne sa mobilité initiale), des exercices thérapeutiques vous seront prescrits.
De l’utilité de la chiropratique en cas de douleurs cervicales
Elle peut favoriser un retour rapide à des activités normales, et à une vie quotidienne sans douleur, en trouvant une réponse aux causes mécaniques (liées à la mobilité de la colonne) ou neurologiques (liées aux nerfs) sous-jacentes à cette douleur.
La prévention et le soin global
Pour un chiropracteur, chaque douleur cervicale est unique, et chaque patient doit être traité individuellement, dans l’intégralité de ses besoins. C’est pourquoi il ne se concentre pas uniquement sur la douleur, mais cherche à corriger le régime alimentaire du patient, sa gestion du stress et son mode de vie : tout cela influe sur le mal de cou, il faut donc le prendre en compte si on veut soulager la douleur.
La prévention fait partie intégrante d’une bonne santé sur le long terme, c’est pourquoi les chiropraticiens mettent l’accent sur cet aspect. En apprenant à éviter les maux de cou par le biais d’une bonne gestuelle et le maintien d’une posture correcte, vous rendrez un grand service à votre corps, pour des années. Cet intérêt particulier pour la prévention, cette exigence de prendre soin de soi, illustre encore la conception chiropratique d’un traitement global non limité à la seule douleur.