A partir du diagnostic, votre praticien vous recommandera un programme thérapeutique. Dans l’immense majorité des cas, la chirurgie n’est pas nécessaire : souvent, il ne s’agit que d’un claquage, et le temps est alors un bon remède. Toutefois, si les symptômes persistent ou s’aggravent, allez consulter votre spécialiste de la colonne.
Celui-ci peut vous prescrire des médicaments et/ou des injections pour combattre la douleur, éventuellement au sein d’un programme thérapeutique plus large incluant des soins physiques.
Le degré de douleur déterminera la prescription, qui peut inclure :
Des injections dans la colonne vertébrale
• L’injection épidurale cervicale se pratique dans l’espace épidural, celui qui entoure la membrane recouvrant la colonne vertébrale et ses racines nerveuses. C’est par cet espace que les nerfs atteignent le cou, les épaules et les bras. En cas d’inflammation d’une racine nerveuse, la douleur peut donc gagner le cou, l’épaule ou le bras. En injectant un produit anti-inflammatoire dans l’espace épidural cervical, on peut calmer l’inflammation et apaiser la douleur de manière totale et permanente, ou au moins la réduire pour plusieurs mois.
• Les injections dans les points-gâchette sont réservées à des cas plus extrêmes. Les points-gâchette sont des sortes de nœuds se développant au niveau des muscles lorsque ceux-ci sont trop contractés. On injecte alors un analgésique dans la zone concernée. Il ne s’agit pas d’un traitement à part entière ; il vous sera probablement prescrit, en complément, un programme d’entraînement physique (c’est la thérapie physique) destiné à travailler la flexibilité et la force du muscle, et à lui réapprendre les bons mouvements.
Des traitements médicamenteux
• Les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens) délivrés sans ordonnance permettent de réduire l’enflure et la douleur. Le choix est immense : le paracétamol (comme le Tylenol) ou l’ibuprofène (l’Advil, par exemple) sont des solutions possibles.
• Les médicaments sur ordonnance : en cas de douleur cervicale chronique causée par des spasmes musculaires, le recours à un myorelaxant vous permettra d’arrêter ces spasmes. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être un bon antidouleur car ils empêchent les messages nerveux liés à la douleur d’atteindre le cerveau ; de plus, ils favorisent bien souvent une hausse de la sécrétion d’endorphines, un analgésique naturel.
Comme pour tout médicament, suivez attentivement les conseils de votre médecin. Ne mélangez jamais les substances sans ordonnance avec celles qu’il vous a prescrites sans le consulter.
Le soulagement de la douleur par les médicaments et les injections vertébrales
9 août 2010 By
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