A partir du diagnostic, votre praticien vous recommandera un programme thérapeutique. Dans l’immense majorité des cas, la chirurgie n’est pas nécessaire : souvent, il ne s’agit que d’un claquage, et le temps est alors un bon remède. Toutefois, si les symptômes persistent ou s’aggravent, allez consulter votre spécialiste de la colonne.
Celui-ci peut vous prescrire des médicaments et/ou des injections pour combattre la douleur, éventuellement au sein d’un programme thérapeutique plus large incluant des soins physiques.
Le degré de douleur déterminera la prescription, qui peut inclure :
Des injections dans la colonne vertébrale
• L’injection épidurale cervicale se pratique dans l’espace épidural, celui qui entoure la membrane recouvrant la colonne vertébrale et ses racines nerveuses. C’est par cet espace que les nerfs atteignent le cou, les épaules et les bras. En cas d’inflammation d’une racine nerveuse, la douleur peut donc gagner le cou, l’épaule ou le bras. En injectant un produit anti-inflammatoire dans l’espace épidural cervical, on peut calmer l’inflammation et apaiser la douleur de manière totale et permanente, ou au moins la réduire pour plusieurs mois.
• Les injections dans les points-gâchette sont réservées à des cas plus extrêmes. Les points-gâchette sont des sortes de nœuds se développant au niveau des muscles lorsque ceux-ci sont trop contractés. On injecte alors un analgésique dans la zone concernée. Il ne s’agit pas d’un traitement à part entière ; il vous sera probablement prescrit, en complément, un programme d’entraînement physique (c’est la thérapie physique) destiné à travailler la flexibilité et la force du muscle, et à lui réapprendre les bons mouvements.
Des traitements médicamenteux
• Les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens) délivrés sans ordonnance permettent de réduire l’enflure et la douleur. Le choix est immense : le paracétamol (comme le Tylenol) ou l’ibuprofène (l’Advil, par exemple) sont des solutions possibles.
• Les médicaments sur ordonnance : en cas de douleur cervicale chronique causée par des spasmes musculaires, le recours à un myorelaxant vous permettra d’arrêter ces spasmes. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être un bon antidouleur car ils empêchent les messages nerveux liés à la douleur d’atteindre le cerveau ; de plus, ils favorisent bien souvent une hausse de la sécrétion d’endorphines, un analgésique naturel.
Comme pour tout médicament, suivez attentivement les conseils de votre médecin. Ne mélangez jamais les substances sans ordonnance avec celles qu’il vous a prescrites sans le consulter.
Le soulagement de la douleur par les médicaments et les injections vertébrales
L’acupuncture et la médecine traditionnelle chinoise
Pourquoi est-on si nombreux à connaître des douleurs, particulièrement dans le bas du dos ? Médecins et patients posent la question avec un degré de frustration variable. Je voudrais proposer ici une autre manière d’envisager la lombalgie, sous l’angle de la médecine chinoise.
La médecine traditionnelle chinoise est une pratique orientale millénaire qui a connu un regain d’intérêt dans notre monde occidental au cours des dernières décennies. Elle englobe les pratiques de l’acupuncture (ak-u-punk-chur), de la phytothérapie, de la moxabustion (mox-ah-bust-shun), et du Tui-Na (toui-nah) ou massage thérapeutique, et on y inclut souvent les thérapies nutritionnelle et respiratoire (le Qi-Gong, prononcez « tchi-gong »).
En novembre 1997, le National Institute of Health américain a publié un communiqué consensuel affirmant qu’il y avait suffisamment de preuves concrètes des effets de l’acupuncture pour en soutenir la pratique (dans certains cas). Une étude plus poussée de sa physiologie et sa valeur clinique a quand même été encouragée, et des résultats prometteurs en sont ressortis quant à son efficacité dans le traitement des lombalgies. Je voudrais également préciser que la pratique de l’acupuncture n’exclut pas celle, concurrente, des méthodes thérapeutiques occidentales, et bien souvent, le succès du traitement d’un patient est le fruit de leur combinaison.
Théorie de la médecine traditionnelle chinoise
Lorsque, dans le monde médical occidental, on diagnostique chez un individu un « problème de dos », qu’il s’agisse de spondylarthrose, d’arthrose vertébrale, du prolapsus d’un disque ou de l’élongation d’un muscle ou d’un ligament lombaires, la thérapie se concentre alors exclusivement sur la région du bas du dos, et les solutions de traitement mises en place sont des thérapies de l’ordre de la chirurgie spinale, de la thérapie physique, d’une intervention pharmaceutique ou d’injections de cortisone ou de type épidural. Ces méthodes sont tout à fait acceptables, mais quel intérêt si elles ne réduisent pas la douleur ? Et surtout, que fait-on de la cause sous-jacente de la faiblesse dorsale ? Ne peut-on pas renforcer ce talon d’Achille caché ? Considérons cette possibilité sous l’angle de la médecine chinoise.
Même si, à sa manière, le système médical traditionnel chinois est bien logique et scientifique, tout le sépare du système occidental moderne et il n’est pas toujours évident de l’expliquer à travers le regard rationnel de la médecine occidentale. Pour que notre esprit puisse assimiler le système de la médecine traditionnelle chinoise, qui a porté ses fruits, il faut ouvrir notre façon de voir les choses et considérer chacun de ces deux systèmes comme valide, tout en apprenant à en accepter les ressemblances et les différences.
On peut considérer que la médecine chinoise voit son origine dans la théorie du Ying et du Yang. En plus de décrire tout ce qui existe dans la nature, le Ying et le Yang s’appliquent parfaitement à toutes les parties et fonctions du corps. En effet, ils sont dans un état constant d’équilibre dynamique ; quand cet équilibre est menacé, la maladie devient possible. Prenons un exemple dans la nature : l’équilibre dynamique caractérisant les cycles solaire (Yang) et lunaire (Ying). Dans une période de 24h, chaque cycle est unique, remplace l’autre et a besoin de lui pour trouver un équilibre global (dans une perspective, bien sûr, purement terrienne). Le Ying et le Yang ont chacun un rôle personnel dans le corps et pourtant, l’un ne peut exister sans l’autre ; par exemple, le Ying représente l’immobilité, la forme et le sang alors que le Yang est activité, fonction et Qi.
Le Qi a besoin du sang qui le nourrit, tout comme le sang a besoin du Qi pour circuler. On peut définir le Qi comme énergie, force matérielle, courant électromagnétique, matière, éther, force vitale ou force de vie. Le Qi parcourt le corps entier, par des canaux ou méridiens qui en atteignent le moindre recoin. Il faut comprendre que ces canaux n’ont rien à voir avec les trajectoires empruntées par les réseaux nerveux, vasculaire et lymphatique de la médecine occidentale. Grosso modo, il nous est attribué à notre naissance une réserve de Qi, et lorsque ce réservoir est vide, notre force de vie nous a quittés : en d’autres termes, on meurt. Cette réserve, selon la théorie de la médecine chinoise, est implantée dans le système organique des Reins, et distribuée dans tous nos organes, glandes et canaux de manière très systématique. En raison de la complexité de ce canal parcourant le corps, l’évocation d’un organe comme les Reins inclut beaucoup plus que le seul organe au strict sens anatomique. Chaque système d’organes a ses représentations du Ying et du Yang, son propre équilibre hormonal, et un Qi et des fonctions sanguines spécifiques, qui jouent un rôle vital de connexion, via les canaux, avec les autres systèmes et le reste du corps, et font de ce dernier un système holistique. En d’autres mots, il est impossible, pour la médecine traditionnelle chinoise, de considérer un organe ou une partie du corps de manière isolée, sans envisager le système du corps dans son ensemble. Vous vous demandez le rapport de tout cela avec votre lombalgie ?
Les traitements alternatifs pour une maladie dégénérative du disque: acupuncture, plantes médicinales et prolothérapie
Pour soigner votre douleur et d’autres symptômes de la maladie dégénérative du disque, vous pourriez avoir recours à des traitements alternatifs. Comme leur nom l’indique, ce sont des alternatives aux médicaments, à la kinésithérapie et à la chirurgie, l’approche typiquement occidentale de la médecine. Vous pourriez faire appel à un praticien de la médecine non conventionnelle (MNC) ; La MNC regroupe en quelque sorte les pratiques et thérapies qui ne sont pas considérées comme faisant actuellement partie de la médecine conventionnelle. Cela regroupe l’acupuncture, l’homéopathie et le massage. De nombreux patients ont affirmé que ces traitements les avaient réellement aidés.
Pour une maladie dégénérative du disque, vous voudrez peut-être essayer :
L’acupuncture: Développée en Chine, l’acupuncture utilise de très fines aiguilles, et aucun médicament, pour traiter votre douleur. Les acupuncteurs pensent que votre corps renferme une force énergétique appelée Qi ou Chi. Lorsque cette force est bloquée, vous pouvez développer des maladies physiques, telles qu’une douleur dorsale. Il vous faut alors libérer les canaux Chi de votre corps, que les praticiens appellent méridiens. L’acupuncture sert à rétablir un flux Chi énergétique et sain.
Les aiguilles d’acupuncture sont presque aussi fines que des cheveux. Le praticien insérera les aiguilles, en se basant sur vos symptômes et le diagnostic exact ; il est très probable que vous ayez plusieurs aiguilles sur une même séance. L’acupuncteur ciblera des points précis dans les méridiens de votre corps et les aiguilles seront laissées pendant 20 à 40 minutes. On pense que grâce aux aiguilles d’acupuncture, votre corps relâche certains neurotransmetteurs, tels que des endorphines ou de la sérotonine, et sont utiles au processus de guérison.
Les Plantes Médicinales: Avant d’essayer une quelconque plante médicinale, renseignez-vous et parlez à votre docteur. Elles peuvent entraîner des effets secondaires, dont vous n’avez peut-être pas conscience. Une plante médicinale peut, par exemple, interférer avec un médicament que vous prenez. Voici certaines plantes médicinales qui peuvent agir sur votre maladie dégénérative du disque :
- · La Griffe du Diable : La griffe du diable est originaire du sud de l’Afrique, où on l’utilise depuis des siècles pour traiter la fièvre, l’arthrite et les problèmes gastro-intestinaux. Elle agit comme un anti-inflammatoire. De nos jours, elle est utilisée pour des maladies causant inflammation et douleur, telles que la maladie dégénérative du disque. Vous pouvez la prendre sous forme de gélule.
- · L’Écorce de Saule Blanc : Le saule blanc a amené au développement de l’aspirine en Europe. Si vous ne voulez pas prendre la version chimique (l’aspirine peut irriter l’estomac), utilisez de l’écorce de saule blanc. Elle est efficace en cas de maladies causant douleurs et inflammations, comme la maladie dégénérative du disque. Elle soulage également les douleurs dorsales vives.
- La SAM (S-adénosyl méthionine) : On pense que la SAM est utile pour les problèmes d’ « usure »de la colonne liés à l’âge, tels que l’ostéoarthrite et la maladie dégénérative du disque. Plusieurs études ont montré qu’elle était également efficace pour traiter la dépression. (Les personnes souffrant de douleurs chroniques peuvent devenir dépressives en raison des changements occasionés par la douleur. Leur maladie chronique peut également affecter leur système nerveux, menant ainsi à un déséquilibre chimique et éventuellement à la dépression.)
La Prolothérapie: Certains patients ont essayé ce traitement et ont constaté qu’il parvient à réduire la douleur causée par la maladie dégénérative du disque. Les partisans de la prolothérapie expliquent que l’un des problèmes liés à la MDD se trouve dans la faiblesse des ligaments et des tendons. Des ligaments et tendons forts et solides sont essentiels dans votre colonne car ils aident au maintien de la stabilité. Après que vos disques aient commencé à dégénérer, et donc à affaiblir votre colonne, vos ligaments et tendons sont d’autant plus « réquisitionnés » pour soutenir votre dos. Toutefois, avec le temps, ils peuvent eux aussi dégénérer ; ils peuvent s’user ou même se fissurer. Cela enlève aux disques intervertébraux le soutien dont ils ont besoin.
Le but de la prolothérapie est de stimuler la croissance des nouveaux tissus des ligaments et des tendons. En injectant une substance proliférante (terme utilisé par les prolothérapeutes, c’est une solution irritante), la prolothérapie est sensée démarrer le processus de guérison du corps. La substance proliférante entraîne une inflammation qui ordonne au corps de commencer son auto-guérison en générant de nouveaux tissus.
Une injection par prolothérapie cible directement le problème des ligaments et des tendons, et il faut plusieurs injections et du temps pour en ressentir les effets. Si vous envisagez la prolothérapie, parlez-en à votre docteur.
Le dos et ses problèmes: Introduction
La colonne vertébrale humaine est un assemblage de petits os, les vertèbres, empilés les uns sur les autres jusqu’à former une colonne. Chaque vertèbre est séparée de l’autre par un coussinet appelé disque, et elles sont fixées entre elles par des ligaments ; les muscles sont rattachés aux vertèbres par des bandes de tissu fibreux: les tendons.
Des interstices au sein de chaque vertèbre forment en s’alignant un long canal creux, à l’intérieur duquel passe la moelle épinière, qui part de la base du cerveau. Les nerfs de la moelle épinière se ramifient pour s’échapper hors de la colonne via les espaces intervertébraux.
C’est la partie inférieure du dos qui supporte presque tout le poids du corps. Le moindre problème au niveau des os, muscles, ligaments ou tendons de cette zone peut provoquer une douleur quand on est debout, penché ou en mouvement. Moins fréquemment, il arrive aussi qu’un disque dérangé pince ou irrite un nerf au niveau de la moelle, provoquant une douleur qui descend jusqu’à la jambe, en dessous du genou : c’est la sciatique.
But
Le présent fascicule traite des problèmes lombaires aigus chez l’adulte. Si vous êtes touché, vous connaissez probablement des symptômes tels qu’une douleur ou gêne dans la partie inférieure du dos, une douleur ou un engourdissement qui descend dans la jambe (en cas de sciatique), et une impossibilité de mener à bien vos activités quotidiennes ou de faire les choses que vous aimez.
Un problème au bas du dos peut aussi bien apparaître de manière soudaine que graduellement. On parle de douleur aigüe lorsqu’elle ne dure qu’un petit moment (en général, de plusieurs jours à quelques semaines) ; un épisode de plus de 3 mois n’est pas aigu.
Votre dos connaît des dérangements ? Vous n’êtes pas seul : huit adultes sur dix seront touchés à un moment de leur vie, et la plupart subira même plus d’une crise de lombalgie aigüe. Entre ces crises, la majorité des gens peuvent reprendre leurs activités habituelles, libérés partiellement ou intégralement de leurs symptômes.
Ce fascicule vous en dira plus sur les douleurs dorsales aigües : que faire, et à quoi s’attendre quand on consulte un prestataire de soins de santé.
Les causes
Même de nos jours, avec les nouvelles technologies, on ne découvre que chez très peu de gens la cause exacte d’un problème de dos. La plupart du temps, on se plaint d’un faible tonus des muscles de cette zone, de contractions ou de spasmes musculaires, d’entorses lombaires, de déchirures musculaires ou ligamentaires ou encore de problèmes articulaires. Parfois, des disques déplacés peuvent irriter des nerfs spinaux (cf. fig. 1), et une douleur naît alors dans les fesses ou dans la jambe. Ou, dans la jambe, un engourdissement, un picotement ou une faiblesse.
Les risques d’être touché sont plus importants chez les personnes en mauvaise condition physique et celles dont le travail est très éprouvant ou leur impose de rester assis ou debout longtemps.
Elles mettent aussi plus de temps à se rétablir : les symptômes peuvent sembler encore plus lourds avec le stress émotionnel ou de longues périodes d’inactivité.
Les problèmes de dos sont souvent très douloureux, mais ce n’est que chez une petite minorité qu’ils cachent un problème osseux ou articulaire grave ou un état de santé préoccupant.
Que faire en cas de mal de dos
Consulter un professionnel de santé.
Beaucoup de gens qui ressentent une gêne légère dans le bas du dos n’ont pas besoin de consulter dans l’immédiat : souvent, les symptômes d’eux-mêmes disparaissent en quelques jours, sans traitement.
La consultation est conseillée :
• Si les symptômes sont sévères ; si la douleur vous empêche de faire ce que vous faisiez au quotidien, ou si elle ne se dissipe pas au bout de quelques jours.
• Si vous avez également du mal à contrôler vos intestins ou votre vessie, si vous ressentez un engourdissement au niveau de l’aine ou du rectum, ou une faiblesse extrême de la jambe. Faites alors immédiatement appel à un spécialiste.
Celui-ci se chargera alors de vérifier que le problème ne soit pas causé par une affection pathologique (les risques sont faibles). Il saura aussi soulager les symptômes.
Comment va procéder le professionnel de santé :
• Il vous posera des questions sur vos symptômes et ce qu’ils vous empêchent de faire
• Il se renseignera sur vos antécédents médicaux.
• Il vous fera passer un examen physique.
Le paracétamol dans le traitement de la lombalgie aigüe
Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).
Propriétés analgésiques
Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.
Dosage et effets secondaires
La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.
Les Examens en cas de Maladie Dégénérative du Disque
Une maladie dégénérative du disque peut être difficile à diagnostiquer car elle se développe par étapes et peut entraîner une multitude de problèmes (sténose spinale, hernie discale,etc.). Par exemple, votre docteur sera peut-être capable de diagnostiquer très rapidement une hernie discale, mais il lui sera plus difficile de comprendre qu’elle a été causée par une maladie dégénérative du disque.
Si vous avez soudainement une douleur dans le dos ou le cou, ou si la douleur persiste, appelez votre spécialiste de la colonne. (Si vous n’en avez pas déjà un, renseignez-vous sur notre section Trouvez un Spécialiste du Dos et de la Colonne Vertébrale.) Votre docteur tentera de trouver l’origine de votre douleur afin de pouvoir développer un plan de traitement précis pour vous, une façon de contrôler votre douleur et d’autres symptômes de la maladie dégénérative du disque et de favoriser votre rétablissement.
Pour émettre un diagnostic, votre docteur vous interrogera sur les symptômes actuels et les remèdes que vous avez déjà essayés.
Les Questions Typiques en cas de Maladie Dégénérative du Disque
- Quand a commencé la douleur dans votre dos ou votre nuque?
- Quelles activités avez-vous récemment pratiquées ?
- Qu’avez-vous fait contre cette douleur ?
- Votre douleur est-elle fixe ou se déplace-t-elle vers d’autres parties de votre corps ?
Le docteur pratiquera également des examens physiques et neurologiques. Au cours de l’examen physique, le docteur observera la posture, la portée des mouvements (dans quelle mesure et jusqu’où pouvez vous bouger certaines articulations) et la condition physique et notera chaque mouvement entraînant une douleur. Il palpera votre colonne, notera son incurvation et son alignement et cherchera des spasmes musculaires.
Pendant l’examen neurologique, le docteur testera les réflexes, la force musculaire, d’autres changements nerveux et la répartition de la douleur (c’est-à-dire, est-ce que votre douleur commence dans votre dos puis se répartit dans d’autres régions de votre corps ?). L’examen neurologique est très important en cas de maladie dégénérative du disque car celle-ci peut affecter vos nerfs ou même votre moelle épinière.
Pour diagnostiquer une maladie dégénérative du disque, vous aurez peut-être à passer des examens d’imagerie, par exemple une radio, qui aidera votre docteur à « voir » les os de votre colonne. Une radio est efficace pour montrer les voies spinales rétrécies (sténose spinale), les fractures, les becs de perroquet (ostéophytes) ou l’ostéoarthrite. Cette radio montrera votre colonne de différents points de vue : une de profil, qu’on appelle une vue latérale. Vous aurez également une vue « droite », qui peut être prise devant ou derrière. Une radio prise de devant s’appelle une vue antéropostérieure (AP) ; de derrière, on l’appelle une vue postéroantérieure (PA). Sur les radios, le docteur regardera l’alignement vertébral, cherchera
Votre docteur pourra vous faire passer des radios en flexion-extension pour évaluer la stabilité de votre colonne et la portée de vos mouvements (jusqu’à quel point vous pouvez bouger vos articulations). Pendant ces radios, on vous demandera de vous pencher en avant (flexion) et en arrière (extension).
Un scanner (ou tomodensitomètre) ou un IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) pourra être demandé. Ces tests sont plus efficaces que les radios pour montrer les tissus doux dans votre colonne et peuvent aider à identifier des problèmes tels qu’une hernie discale ou exclue. Un scanner sert à voir les os et les nerfs afin que le docteur puisse facilement repérer si un bec de perroquet appuie sur un nerf.
Si le docteur suspecte un nerf blessé suite à un changement dégénératif dans votre colonne, il ou elle vous fera peut-être passer un examen spécial appelé électromyographie (EMG) pour mesurer la vitesse de réaction de vos nerfs.
Établir un diagnostic de maladie dégénérative du disque peut nécessiter des tests supplémentaires, tels que :
- Une scintigraphie osseuse : Pour aider votre docteur à détecter des problèmes de la colonne, tels que l’ostéoarthrite, des fractures ou des infections (qui peuvent toutes être liées à la MDD).Vous aurez une très petite quantité de liquide radioactif injecté dans un vaisseau sanguin. Il traversera votre sang et sera absorbé par vos os. Le liquide radioactif sera plus absorbé par une zone où l’activité est anormale, comme une inflammation. Un scanner pourra alors détecter la quantité de radiations dans tous vos os et montrera les « points chauds » (les zones où il y a plus de matière radioactive) pour aider votre docteur à repérer où se trouve le problème.
- Un discogramme ou une discographie: C’est une procédure qui confirme ou dément que le ou les disques sont sources de douleurs. On injecte un colorant inoffensif dans l’un de vos disques. Si celui-ci a un problème, tel qu’une hernie, le colorant s’échappera du disque. Le docteur sera capable de voir la fuite sur une radio, et cela lui montrera que votre disque présente un défaut.
- Myélogramme. Pour voir si vous avez un problème de canal rachidien ou de moelle épinière, par exemple la compression d’un nerf causant la souffrance et la faiblesse, vous passerez peut-être un myélogramme. Dans ce test, on injectera un colorant spécial dans la zone entourant votre moelle épinière et vos nerfs. (Avant cela, la zone sera anesthésiée). Puis vous passerez une radio ou un scanner. L’image montrera une représentation anatomique détaillée de votre colonne, en particulier de vos os, ce qui aidera votre docteur à identifier toute anormalité.
- Choses à Savoir sur la Maladie Dégénérative du Disque
- En réalité, la maladie dégénérative du disque n’est pas une maladie. C’est le processus normal de vieillissement qui use votre colonne.
- Les personnes atteintes de MDD souffrent de douleurs chroniques, mais de temps en temps leur douleur se reveille.
- La MDD peut entraîner d’autres problèmes de la colonne, tells que la sténose spinale ou une hernie discale.
- Les fumeurs sont plus susceptibles d’être affectés par la MDD.
- Les personnes soulevant des charges Lourdes sont plus susceptibles d’être affectées par la MDD.
- La maladie dégénérative du disque nécessite rarement une opération.
La chiropratique comme traitement des douleurs cervicales
Cette solution a été adoptée par des millions de patients. Les chiropraticiens sont des professionnels spécialisés dans le traitement des problèmes cervicaux sans recours à la chirurgie, par le biais de méthodes douces et rapides s’attaquant aux causes mécaniques (c’est-à-dire liées aux mouvements de la colonne vertébrale) et neurologiques (liées aux nerfs) de la douleur cervicale.
Dans quels cas faire appel à un chiropraticien
Ces praticiens sont rigoureusement formés au diagnostic des différents types de problèmes cervicaux et, à partir de là, à la définition d’une réponse thérapeutique adaptée à ces problèmes.
Le chiropraticien est un spécialiste de la manipulation vertébrale, une technique médicale manuelle destinée à rendre à la colonne ses capacités motrices : en recouvrant ses mécanismes normaux, elle permet une décontraction des muscles et la fin de la douleur. Une motricité réduite de la colonne vertébrale (c’est-à-dire, si elle ne peut se mouvoir avec autant de facilité qu’elle le devrait) peut être à l’origine de douleurs cervicales.
La chiropratique a mis au point un éventail d’approches thérapeutiques complémentaires des ajustements vertébraux traditionnels. Ces différentes approchent permettent au chiropraticien de faire face à un large registre de situations de douleurs cervicales.
Parmi ces situations relevant de la chiropratique, citons :
• Les entorses cervicales
• Les syndromes limitant les possibilités des articulations vertébrales
• Les entorses des articulations facettaires
• Les traumatismes cervicaux
• Les endommagements des disques cervicaux ne nécessitant pas de recours à la chirurgie
• Les torticolis aigus (contraction musculaire à cause de laquelle le cou peut rester bloqué), les raideurs de la nuque
• Un syndrome dégénératif des articulations du cou
• Différentes sortes de douleurs cervicales chroniques
Avant de déterminer la ou les approche(s) à mettre en œuvre dans votre cas, le chiropraticien procédera à un examen poussé afin de diagnostiquer la cause spécifique de votre mal.
Démarche diagnostique des douleurs cervicales en chiropratique
Même si vous vous plaignez seulement de douleurs cervicales, le chiropraticien examinera la colonne vertébrale dans son ensemble ; il va contrôler la région de votre cou (le rachis cervical), du milieu du dos (rachis dorsal ou thoracique) et du bas du dos (rachis lombaire). Il est important de procéder à un examen complet de la colonne, car même si seules les cervicales sont douloureuses, il se peut que d’autres régions soient touchées.
Le praticien localisera les zones de motricité articulaire réduite, d’endommagement discal, de spasme musculaire et de lésion des ligaments. Parmi les méthodes employées, on compte la palpation dynamique du mouvement et la palpation statique, des techniques propres à la chiropratique qui consistent, par le toucher, à évaluer les zones sensibles et les contractions, et à apprécier la bonne motricité des articulations vertébrales. (Pour plus d’informations sur la palpation dynamique et statique, cliquez ici).
Ensuite, votre démarche, votre posture générale et la courbure de votre colonne seront étudiés. Ces détails permettront au chiropraticien de déterminer les mécanismes de votre corps et l’état de fonctionnement de votre colonne vertébrale.
Il fera aussi le tour de vos antécédents médicaux, en complément d’un bilan de santé complet. Des examens d’imagerie (radiographie, IRM, …) seront peut-être ordonnés afin de préciser le diagnostic.
Suite à ces différentes étapes, il en saura plus sur votre mal et pourra mettre en place un programme thérapeutique adapté.
Les différentes méthodes de soins
Le traitement détaillé dépendra du diagnostic ; il mêlera à la manipulation vertébrale l’usage de techniques manuelles et d’instruments médicaux.
Précision sur la manipulation vertébrale: il s’agit d’une méthode sans risque pour traiter les douleurs cervicales ; un rapport récent de la littérature consacrée à un lien éventuel entre manipulation vertébrale et les risques d’AVC a écarté tout lien significatif de cause à effet.
Voici quelques techniques de manipulation vertébrale :
• La manipulation vertébrale spécifique : le praticien localise les articulations à capacité de mouvement réduite ou perturbée (on parle de subluxation) et leur restitue leur fonctionnalité au moyen d’une technique manuelle : des pressions modérées sur les tissus mous les étirent et stimulent le système nerveux pour rendre à la colonne vertébrale ses pleines capacités de mouvement. C’est une technique bénéfique en cas de diminution fonctionnelle des articulations cervicales et d’anomalies de la motricité.
• La technique de flexion-distraction, manipulation douce qui ne fait pas appelle aux pressions, est utilisée pour les saillies discales et hernies. Toutefois, avant d’accepter de traiter une lésion des disques cervicaux, le chiropraticien s’assurera que le problème n’est pas de nature chirurgicale ; dans le cas contraire, vous serez renvoyé vers un chirurgien.
La flexion-distraction est aussi une technique manuelle ; le chiropraticien est assisté d’une table spécialisée, mais utilise un mouvement de pompe sur le disque concerné, plutôt que la force directe.
• La manipulation assistée d’un instrument n’utilise pas non plus la pression. Grâce à un instrument dirigé manuellement, le praticien peut appliquer une force sans exercer de pression sur la colonne vertébrale, ce qui est particulièrement approprié chez les patients âgés présentant un syndrome articulaire dégénératif.
On peut aussi faire appel à la thérapie manuelle pour traiter des tissus mous endommagés comme les ligaments et les muscles. Quelques exemples :
• La thérapie du « point-gâchette » : après avoir identifié sur le muscle les points hypertoniques spécifiques responsables de la douleur, le chiropraticien y exerce avec les doigts une pression directe afin d’apaiser la tension.
• Les techniques manuelles d’étirement et des articulations et de résistance
• Le massage thérapeutique
• La thérapie sur les tissus mous assistée d’instruments : elle comprend l’usage d’instruments spéciaux pour diagnostiquer et traiter les dysfonctionnements musculaires ciblés (aussi appelés restrictions), par des petits coups répétés sur les zones concernées.
En plus de la manipulation vertébrale et des techniques manuelles, le chiropraticien dispose de divers outils pour soigner les inflammations musculaires et détendre les muscles. Par exemple :
• Les ultrasons : en intensifiant la circulation sanguine, ils réduisent les spasmes musculaires et crampes, les enflures, les raideurs et la douleur. Pour fournir au corps la chaleur nécessaire et favoriser la guérison, on envoie des ondes acoustiques au sein même des tissus musculaires.
• L’électrostimulation : les muscles sont stimulés par un courant électrique de faible intensité.
Pour renforcer les mécanismes articulaires (et rendre à la colonne sa mobilité initiale), des exercices thérapeutiques vous seront prescrits.
De l’utilité de la chiropratique en cas de douleurs cervicales
Elle peut favoriser un retour rapide à des activités normales, et à une vie quotidienne sans douleur, en trouvant une réponse aux causes mécaniques (liées à la mobilité de la colonne) ou neurologiques (liées aux nerfs) sous-jacentes à cette douleur.
La prévention et le soin global
Pour un chiropracteur, chaque douleur cervicale est unique, et chaque patient doit être traité individuellement, dans l’intégralité de ses besoins. C’est pourquoi il ne se concentre pas uniquement sur la douleur, mais cherche à corriger le régime alimentaire du patient, sa gestion du stress et son mode de vie : tout cela influe sur le mal de cou, il faut donc le prendre en compte si on veut soulager la douleur.
La prévention fait partie intégrante d’une bonne santé sur le long terme, c’est pourquoi les chiropraticiens mettent l’accent sur cet aspect. En apprenant à éviter les maux de cou par le biais d’une bonne gestuelle et le maintien d’une posture correcte, vous rendrez un grand service à votre corps, pour des années. Cet intérêt particulier pour la prévention, cette exigence de prendre soin de soi, illustre encore la conception chiropratique d’un traitement global non limité à la seule douleur.
Le dos et ses problèmes : soulager la douleur
Soulager
Le médecin est là pour apaiser la douleur, la gêne ou les autres symptômes. Toute une série de médicaments et autres traitements sont efficaces contre le mal de dos. Rassurez-vous, dans la plupart des cas, on ne tarde pas à se sentir mieux.
Les traitements reconnus
Les médicaments calment généralement la douleur de manière efficace ; en fonction de vos symptômes et de la gêne que vous ressentez, on vous recommandera un certain type de médicaments.
Pour des symptômes légers à modérés, un remède en vente libre (c’est-à-dire vendu sans ordonnance) comme le paracétamol, l’aspirine ou l’ibuprofène suffira. Ils ont souvent l’avantage de provoquer moins d’effets secondaires que les produits sur ordonnance, et sont moins chers. Si les troubles sont sévères, alors le médecin vous prescrira sûrement un médicament sur ordonnance.
Chez la plupart des gens, le médicament permet réellement de contrôler la souffrance et la gêne. Mais tous les produits peuvent avoir des effets secondaires. Par exemple, certaines personnes ne peuvent pas prendre d’aspirine ou d’ibuprofène parce que cela leur cause des irritations gastriques, voire des ulcères. De nombreux médicaments prescrits contre la lombalgie provoquent des somnolences ; ne les prenez pas si vous devez conduire ou manier une machinerie lourde. Discutez avec votre professionnel de santé des avantages des risques de chacun des produits prescrits. Si des effets secondaires apparaissent (nausées, vomissements, rougeurs, vertiges…), arrêtez le médicament et faites-en tout de suite part au médecin.
Il se peut que ce dernier vous recommande également une ou plusieurs des choses suivantes à la place ou en complément de la médication :
L’application de chaud ou de froid
• Dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes, il peut être bon de placer sur la zone douloureuse une compresse froide ou une poche de glace, par séances de 5 à 10 minutes.
• Si les symptômes durent plus de 48 heures, peut-être qu’une bouillotte, une douche ou un bain chauds apaiseront votre dos.
La manipulation vertébrale
• Cette technique thérapeutique qui consiste à exercer, avec la main, une force sur le dos pour remettre en place la colonne vertébrale, sera efficace chez certains patients dès le premier mois.
• Elle doit seulement être pratiquée par un professionnel expérimenté.
• Si au bout de 4 semaines, la manipulation n’a pas eu d’effet, retournez chez votre médecin.
N’oubliez pas, chacun réagit différemment. A vous de trouver ce qui marchera le mieux dans votre cas.
Autres traitements possibles
Il en existe toute une série ; s’ils peuvent apaiser momentanément la douleur, aucun ne s’est avéré accélérer la guérison ou empêcher le retour de crises aigües. Certains, de plus, sont onéreux. Quelques exemples :
• La traction
• Le TENS (neurostimulation électrique transcutanée)
• Le massage
• L’acupuncture
• Les injections intradiscales
• Le port d’un corset
• Les ultrasons
L’activité physique
On vous interrogera sur les exigences physiques de votre mode de vie (travail, activités quotidiennes). Il se peut qu’on vous recommande quelques modifications de vos activités jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux. Vous discuterez de votre propre situation avec votre médecin ; généralement, en cas de douleur sévère, mieux vaut éviter :
• De soulever de lourdes charges.
• De devoir se contorsionner, se pencher en avant et prendre un risque inutile pour attraper quelque chose qui est hors de portée.
• De rester assis de manière prolongée.
L’objectif principal est de retourner à vos activités habituelles aussitôt qu’elles redeviennent sans risque ; votre médecin et votre employeur (si vous travaillez) vous aideront à déterminer ce que vous pouvez faire au travail en toute sécurité, et à augmenter graduellement vos horaires, à mesure que votre dos se rétablit.
L’alitement
En cas de symptômes sévères, on vous recommandera de rester alité pendant une période courte : pas plus de 2 ou 3 jours. Rester allongé plus longtemps pourrait affaiblir vos muscles et vos os et, au final, freiner votre guérison. Si vous sentez qu’il vaut mieux rester couché, faites en sorte de vous lever régulièrement au bout de quelques heures et de faire un petit tour, même si cela fait mal. Il est courant de ressentir une petite gêne quand on retourne à son activité habituelle ; cela ne veut pas dire qu’elle est néfaste.
L’activité professionnelle et le cadre familial
Il faudra du temps pour aller mieux ; si votre travail ou vos activités de tous les jours renforcent la douleur, il est important d’en faire part à votre entourage familial, votre supérieur hiérarchique et vos collègues. Mieux vaut dépenser son énergie dans des choses que l’on peut faire confortablement, au travail comme à la maison ; on peut être productif, mais il faut être conscient de ses limites.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
En attendant que votre dos aille mieux, ces petits trucs vous rendront le quotidien moins pénible :
• Préférez des chaussures confortables à talons plats.
• Assurez-vous que votre plan de travail soit à une hauteur adéquate.
• Utilisez une chaise qui soutient bien le bas du dos et peut légèrement s’incliner.
• Si vous devez rester de longs moments assis, essayez de reposer vos pieds au sol ou sur un tabouret bas, selon ce qui vous convient le mieux.
• Si vous devez rester debout longtemps, tentez de reposer un pied sur un tabouret bas.
• En cas de long trajet en voiture, calez un oreiller ou une serviette enroulée dans le creux de votre dos.
• De plus, arrêtez-vous souvent pour vous dégourdir les jambes.
• En cas de troubles du sommeil, essayez de dormir sur le dos, un oreiller calé sous les genoux, ou sur le flanc, un oreiller entre vos genoux pliés.
Un peu d’exercice physique
On recommande un retour progressif à une activité normale, ce qui inclut une pratique physique, importante pour votre santé globale et qui vous permettra d’éliminer, si besoin, les graisses corporelles. Même en cas de symptômes légers ou modérés, vous pouvez pratiquer les activités suivantes sans trop solliciter votre dos :
• La marche sur des distances courtes.
• Le vélo d’appartement.
• La nage.
Il est important de commencer doucement, quel que soit l’entraînement, pour ensuite en intensifier peu à peu la rapidité et la durée. Il est normal, au début, de trouver que les symptômes s’alourdissent un peu avec l’exercice ou une activité plus soutenue ; pas d’inquiétudes. Par contre, si la douleur devient importante, contactez votre médecin. Une fois revenu à des activités normales sans la moindre gêne, on peut vous conseiller de continuer à travailler votre endurance et votre dos.
Si cela ne va pas mieux
La plupart des problèmes de dos sont rapidement résolus (généralement en 4 semaines). Si au bout de cette période la situation ne s’améliore pas, contactez votre prestataire de soins.
Tests complémentaires
Votre dos sera alors réexaminé, et on vous proposera peut-être de passer des tests complémentaires : radiographies, prise de sangs, ou autres analyses spéciales comme une IRM (imagerie par résonance magnétique) ou un scanner du dos. Ces tests permettront de comprendre pourquoi votre état ne s’améliore pas. Il se peut aussi que l’on vous dirige vers un spécialiste.
Certains facteurs comme le stress (une pression excessive à la maison ou au travail), des problèmes personnels ou émotionnels, une dépression, ou encore un problème de drogue ou d’alcool, peuvent freiner la guérison ou sembler amplifier les douleurs dorsales. Si vous êtes dans l’un de ces cas, il faut en aviser votre médecin.
La chirurgie
Même si vous êtes fréquemment sujet à des crises lombalgiques, cela ne veut pas forcément dire qu’il faudra vous opérer. La chirurgie s’avère nécessaire dans seulement 1 cas sur 100. Parfois, elle peut même causer de nouveaux problèmes, surtout si le mal de dos est votre unique symptôme.
Les personnes dont les nerfs sont perturbés, les victimes de fractures ou de luxations ont plus de chances de se rétablir avec une intervention chirurgicale. Dans la plupart des cas, pourtant, on n’a pas besoin de décider immédiatement d’un recours à la chirurgie : une opération du dos peut, le plus souvent, attendre plusieurs semaines sans que cela n’aggrave la situation.
Si l’on vous conseille une opération, renseignez-vous sur la raison d’une telle intervention et sur les risques et améliorations que vous êtes en droit d’en attendre. Vous pouvez aussi demander un avis complémentaire.
Prévention
La meilleure façon d’éviter un problème de dos, c’est de garder la forme. Si vous devez soulever quelque chose, même si vous sentez que vous allez mieux, veillez à :
• Garder l’objet en question plaqué contre votre corps.
• Eviter de vous contorsionner, vous pencher en avant et de risquer de vous blesser en voulant attraper un objet hors de portée.
Continuez à vous entretenir physiquement, même une fois les symptômes disparus ; de nombreux exercices existent pour maintenir votre corps (et plus particulièrement le dos) en bonne condition. Demandez conseil à votre médecin.
Si les symptômes réapparaissent
Chez plus de la moitié des gens remis d’un premier épisode de lombalgie aigüe, le problème resurgit au bout de quelques années. A moins que les symptômes soient très différents de la fois précédente, ou que votre état de santé ait évolué, vous pouvez espérer vous remettre pleinement et rapidement de chaque crise.
Pendant la convalescence
N’oubliez pas que même si, présentement, vous souffrez d’un problème dorsal, selon toute probabilité vous ne tarderez pas à aller mieux. Il est primordial de garder à l’esprit que vous êtes la personne la plus à même de prendre soin de votre dos et de favoriser un retour à vos activités habituelles.
Souvenez-vous également que la plupart des problèmes de dos ne dure pas et que les symptômes se dissipent en général avec un traitement léger et même parfois sans. Ils peuvent être douloureux, mais ne sont que rarement le signe d’un dommage sérieux du dos. L’exercice physique vous permettra de vite aller mieux et d’éviter l’apparition de nouveaux problèmes ; la pratique régulière d’une activité est un plus pour votre condition physique et vous aidera à retrouver les choses que vous aimiez faire.
Pour plus d’information
Les informations publiées dans ce fascicule sont basées sur le Guide Pratique Clinique des problèmes de lombalgie aigüe chez l’adulte. Ce guide a été développé par un panel non-fédéral d’experts financé par l’Agency for Health Care Policy and Research. D’autres guides sont disponibles sur des questions de santé courantes, et d’autres encore sont en préparation.
Les Causes de la maladie dégénérative du disque
La maladie dégénérative du disque est principalement causée par les effets du vieillissement sur votre colonne et en particulier sur vos disques intervertébraux. Elle peut également être associée à une blessure du dos, mais même dans ce scénario, vos disques se sont généralement affaiblis à cause de l’usure de votre colonne. L’ « usure » peut être considérée comme une autre manière de dire « les effets du vieillissement et de la vie quotidienne sur votre
Vos disques et d’autres structures de votre colonne changent avant même que les résultats de la maladie dégénérative du disque (la douleur et d’autres symptômes) ne se fassent sentir. C’est simplement le résultat naturel du stress et des tensions que nous accumulons dans notre dos chaque jour.
Les causes et effets de la maladie dégénérative du disque sont relativement simples : vous vieillissez, vos disques changent, vos os peuvent être affectés et vous pouvez ressentir une douleur. On peut voir la MDD comme un processus de cause à effet ou une cascade : un changement apparaît dans votre anatomie, qui entraîne une dégénération plus importante et des modifications dans les structures de votre colonne. Ces changements combinés entraînent une maladie dégénérative du disque et ses symptômes.
La MDD commence par des changements dans vos disques intervertébraux, mais peut également affecter les autres segments mobiles de vos vertèbres (les disques et articulations zygapophysaires sont les segments mobiles, c’est à dire qui vous aident à bouger). Avec le temps, la structure en collagène (protéine) de l’annulus fibrosus (la partie externe du disque intervertébral) change. De plus, les molécules hydrophiles du disque, et donc l’eau qu’il contient, diminuent. Ces deux changements réduisent la capacité du disque à gérer les mouvements du dos.
Le disque deviendra moins spongieux et plus fin. Un disque plus fin signifie que l’espace entre les vertèbres au-dessus et en-dessous du disque est réduit, ce qui pose un nouveau problème, cette fois-ci avec les articulations zygapophysaires. Elles aident à stabiliser la colonne et si le disque perd de la hauteur, la façon dont elles bougent est modifiée. Ensuite, le cartilage qui protège ces articulations commence à s’user et ces dernières deviennent trop mobiles.
Cette hypermobilité entraîne un autre changement dans votre colonne. Votre corps essaye d’arrêter le mouvement grâce à la croissance de petits éléments osseux appelés becs de perroquet (ostéophytes). Malheureusement, ces derniers pincent parfois vos structures nerveuses, ce qui crée une douleur. Le bec de perroquet peut rétrécir l’espace nécessaire à la moelle épinière et aux nerfs ; ce problème est appelé sténose spinale. La maladie dégénérative du disque n’entraînera pas une sténose spinale chez tout le monde, mais vous devriez être au courant de cette éventualité si vous souffrez d’une MDD.
Cette maladie peut également être génétique. Vous pouvez être prédisposé à une usure excessive des articulations et des disques. Si une personne de votre famille a ou a eu une maladie dégénérative du disque, vous pourriez également développer une douleur dans le dos ou la nuque, due à la MDD.
Enfin, votre façon de vivre peut également entraîner une maladie dégénérative du disque. Fumer, par exemple, est très mauvais pour vos disques et peut accélerer leur dégénération. En effet, le tabagisme diminue la quantité d’eau dans vos disques et l’eau est ce qui aide, en partie, vos disques à faciliter le mouvement. Avec moins d’eau, vos disques intervertébraux peuvent s’user plus vite.
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