Archive pour janvier, 2010

Le paracétamol dans le traitement de la lombalgie aigüe

Le paracétamol est le membre principal du groupe de médicaments dérivés du para-aminophénol. Si ses effets analgésiques et antipyrétiques (qui font baisser la fièvre) sont équivalents à ceux de l’aspirine, ses propriétés anti-inflammatoires sont faibles. Ses effets thérapeutiques sont le résultat d’une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines (médiatrices d’inflammation) avec pour conséquences une élévation du seuil de tolérance à la douleur et une modulation du centre thermorégulateur qu’est l’hypothalamus (partie du cerveau qui active certaines sections du système nerveux). On note avant tout des effets centraux du paracétamol ; ses effets périphériques sont moindres : il n’a qu’un faible rôle inhibiteur de la cyclo-oxygénase (l’enzyme permettant la fabrication des prostaglandines) et n’inhibe pas l’activation des neutrophiles (qui œuvrent pour éliminer les déchets cellulaires), ce que font d’autres AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdiens).

Propriétés analgésiques

Dans le cadre de la lombalgie aigüe, l’usage analgésique du paracétamol est probant. De nombreuses études ont mis en lumière la supériorité du paracétamol sur un placebo pour traiter la douleur liée à l’arthrose, et c’est cette efficacité  qui en a fait une prescription de premier ordre dans le traitement cette maladie. Une étude menée par Bradley en 1991 a comparé les propriétés analgésiques du paracétamol et de l’ibuprofène dans le traitement de la douleur associée à l’arthrose du genou. Sur une période de quatre semaines, le paracétamol s’est révélé à la fois aussi efficace qu’un régime analgésique de Motrin à doses basses et qu’un régime anti-inflammatoire à doses fortes de cet ibuprofène, pour ce qui est de soulager la douleur et conduire à une amélioration fonctionnelle.
Une étude de 1982 a comparé le paracétamol au diflunisal (Dolobid), un AINS dérivé de salicylate (agent anti-inflammatoire), dans le traitement des lombalgies chroniques. Trente patients avec des antécédents, allant de six mois à plusieurs années, de douleurs dorsales considérées comme secondaires à une pathologie facettaire, se sont vus administrer au hasard l’un ou l’autre traitement durant quatre semaines ; les résultats les plus probants ont été ceux des AINS.

Dosage et effets secondaires

La dose orale tolérée de paracétamol est de 325 à 1000 mg toutes les quatre à six heures, pour une prise journalière devant pas excéder 4000mg. Sa présence dans le plasma ainsi que ses effets culminent habituellement dans une période de 30 à 60 minutes après ingestion. Le paracétamol est généralement disponible sans ordonnance et relativement bon marché.
En dehors de l’apparition occasionnellement observée d’érythèmes (peau qui rougit par inflammation) ou de rougeurs cutanées (urticaire) multiples, enflées et sources de démangeaison, l’effet pervers le plus lourd d’un surdosage aigu de paracétamol est l’hépatotoxicité (la détérioration du foie). Chez l’adulte, elle peut être causée par une dose seule de 10 à 15 grammes. Un abus plus chronique de paracétamol a montré des liens avec une néphrotoxicité, c’est-à-dire une détérioration de reins.
Les effets analgésiques du paracétamol en font un mode de traitement appréciable de la lombalgie aigüe. Il est bon marché, et en général sa prise n’entraîne pas de complications. Bien qu’efficace pour combattre la douleur légère à modérée de certains cas de lombalgie aigüe, il n’offre pas au patient les autres effets recherchés contre les inflammations, les spasmes musculaires ou les troubles du sommeil. Son efficacité en tant qu’analgésique pour les troubles lombaires accompagnés d’une douleur sévère est plus discutable.

Ce que vous pouvez faire pour soulager votre dos

En attendant que votre dos aille mieux, ces petits trucs vous rendront le quotidien moins pénible :
o    Préférez des chaussures confortables à talons plats.
o    Assurez-vous que votre plan de travail soit à une hauteur adéquate.
o    Utilisez une chaise qui soutient bien le bas du dos et peut légèrement s’incliner.
o    Si vous devez rester de longs moments assis, essayez de reposer vos pieds au sol ou sur un tabouret bas, selon ce qui vous convient le mieux.
o    Si vous devez rester debout longtemps, tentez de reposer un pied sur un tabouret bas.
o    En cas de long trajet en voiture, calez un oreiller ou une serviette enroulée dans le creux de votre dos.
o    De plus, arrêtez-vous souvent pour vous dégourdir les jambes.
o    En cas de troubles du sommeil, essayez de dormir sur le dos, un oreiller calé sous les genoux, ou sur le flanc, un oreiller entre vos genoux pliés.

Un peu d’exercice physique

On recommande un retour progressif à une activité normale, ce qui inclut une pratique physique, importante pour votre santé globale et qui vous permettra d’éliminer, si besoin, les graisses corporelles. Même en cas de symptômes légers ou modérés, vous pouvez pratiquer les activités suivantes sans trop solliciter votre dos :
o    La marche sur des distances courtes.
o    Le  vélo d’appartement.
o    La nage.
Il est important de commencer doucement, quel que soit l’entraînement, pour ensuite en intensifier peu à peu la rapidité et la durée. Il est normal, au début, de trouver que les symptômes s’alourdissent un peu avec l’exercice ou une activité plus soutenue ; pas d’inquiétudes. Par contre, si la douleur devient importante, contactez votre médecin. Une fois revenu à des activités normales sans la moindre gêne, on peut vous conseiller de continuer à travailler votre endurance et votre dos.

Si cela ne va pas mieux

La plupart des problèmes de dos sont rapidement résolus (généralement en 4 semaines). Si au bout de cette période la situation ne s’améliore pas, contactez votre prestataire de soins.

Tests complémentaires

Votre dos sera alors réexaminé, et on vous proposera peut-être de passer des tests complémentaires : radiographies, prise de sangs, ou autres analyses spéciales comme une IRM (imagerie par résonance magnétique) ou un scanner du dos. Ces tests permettront de comprendre pourquoi votre état ne s’améliore pas. Il se peut aussi que l’on vous dirige vers un spécialiste.
Certains facteurs comme le stress (une pression excessive à la maison ou au travail), des problèmes personnels ou émotionnels, une dépression, ou encore un problème de drogue ou d’alcool, peuvent freiner la guérison ou sembler amplifier les douleurs dorsales. Si vous êtes dans l’un de ces cas, il faut en aviser votre médecin.

La chirurgie

Même si vous êtes fréquemment sujet à des crises lombalgiques, cela ne veut pas forcément dire qu’il faudra vous opérer. La chirurgie s’avère nécessaire dans seulement 1 cas sur 100. Parfois, elle peut même causer de nouveaux problèmes, surtout si le mal de dos est votre unique symptôme.
Les personnes dont les nerfs sont perturbés, les victimes de fractures ou de luxations ont plus de chances de se rétablir avec une intervention chirurgicale. Dans la plupart des cas, pourtant, on n’a pas besoin de décider immédiatement d’un recours à la chirurgie : une opération du dos peut, le plus souvent, attendre plusieurs semaines sans que cela n’aggrave la situation.
Si l’on vous conseille une opération, renseignez-vous sur la raison d’une telle intervention et sur les risques et améliorations que vous êtes en droit d’en attendre. Vous pouvez aussi demander un avis complémentaire.

Prévention

La meilleure façon d’éviter un problème de dos, c’est de garder la forme. Si vous devez soulever quelque chose, même si vous sentez que vous allez mieux, veillez à :
o    Garder l’objet en question plaqué contre votre corps.
o    Eviter de vous contorsionner, vous pencher en avant et de risquer de vous blesser en voulant attraper un objet hors de portée.
o    Continuez à vous entretenir physiquement, même une fois les symptômes disparus ; de nombreux exercices existent pour maintenir votre corps (et plus particulièrement le dos) en bonne condition. Demandez conseil à votre médecin.

Si les symptômes réapparaissent

Chez plus de la moitié des gens remis d’un premier épisode de lombalgie aigüe, le problème resurgit au bout de quelques années. A moins que les symptômes soient très différents de la fois précédente, ou que votre état de santé ait évolué, vous pouvez espérer vous remettre pleinement et rapidement de chaque crise.

Pendant la convalescence

N’oubliez pas que même si, présentement, vous souffrez d’un problème dorsal, selon toute probabilité vous ne tarderez pas à aller mieux. Il est primordial de garder à l’esprit que vous êtes la personne la plus à même de prendre soin de votre dos et de favoriser un retour à vos activités habituelles.
Souvenez-vous également que la plupart des problèmes de dos ne dure pas et que les symptômes se dissipent en général avec un traitement léger et même parfois sans. Ils peuvent être douloureux, mais ne sont que rarement le signe d’un dommage sérieux du dos. L’exercice physique vous permettra de vite aller mieux et d’éviter l’apparition de nouveaux problèmes ; la pratique régulière d’une activité est un plus pour votre condition physique et vous aidera à retrouver les choses que vous aimiez faire.

Le dos et ses problèmes : soulager la douleur

Soulager
Le médecin est là pour apaiser la douleur, la gêne ou les autres symptômes. Toute une série de médicaments et autres traitements sont efficaces contre le mal de dos. Rassurez-vous, dans la plupart des cas, on ne tarde pas à se sentir mieux.

Les traitements reconnus
Les médicaments calment généralement la douleur de manière efficace ; en fonction de vos symptômes et de la gêne que vous ressentez, on vous recommandera un certain type de médicaments.
Pour des symptômes légers à modérés, un remède en vente libre (c’est-à-dire vendu sans ordonnance) comme le paracétamol, l’aspirine ou l’ibuprofène suffira. Ils ont souvent l’avantage de provoquer moins d’effets secondaires que les produits sur ordonnance, et sont moins chers. Si les troubles sont sévères, alors le médecin vous prescrira sûrement un médicament sur ordonnance.
Chez la plupart des gens, le médicament permet réellement de contrôler la souffrance et la gêne. Mais tous les produits peuvent avoir des effets secondaires. Par exemple, certaines personnes ne peuvent pas prendre d’aspirine ou d’ibuprofène parce que cela leur cause des irritations gastriques, voire des ulcères. De nombreux médicaments prescrits contre la lombalgie provoquent des somnolences ; ne les prenez pas si vous devez conduire ou manier une machinerie lourde. Discutez avec votre professionnel de santé des avantages des risques de chacun des produits prescrits. Si des effets secondaires apparaissent (nausées, vomissements, rougeurs, vertiges…), arrêtez le médicament et faites-en tout de suite part au médecin.

Il se peut que ce dernier vous recommande également une ou plusieurs des choses suivantes à la place ou en complément de la médication :
L’application de chaud ou de froid
•    Dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes, il peut être bon de placer sur la zone douloureuse une compresse froide ou une poche de glace, par séances de 5 à 10 minutes.
•    Si les symptômes durent plus de 48 heures, peut-être qu’une bouillotte, une douche ou un bain chauds apaiseront votre dos.

La manipulation vertébrale
•    Cette technique thérapeutique qui consiste à exercer, avec la main, une force sur le dos pour remettre en place la colonne vertébrale, sera efficace chez certains patients dès le premier mois.
•    Elle doit seulement être pratiquée par un professionnel expérimenté.
•    Si au bout de 4 semaines, la manipulation n’a pas eu d’effet, retournez chez votre médecin.
N’oubliez pas, chacun réagit différemment. A vous de trouver ce qui marchera le mieux dans votre cas.

Autres traitements possibles
Il en existe toute une série ; s’ils peuvent apaiser momentanément la douleur, aucun ne s’est avéré accélérer la guérison ou empêcher le retour de crises aigües. Certains, de plus, sont onéreux. Quelques exemples :
•    La traction
•    Le TENS (neurostimulation électrique transcutanée)
•    Le massage
•    L’acupuncture
•    Les injections intradiscales
•    Le port d’un corset
•    Les ultrasons

L’activité physique
On vous interrogera sur les exigences physiques de votre mode de vie (travail, activités quotidiennes). Il se peut qu’on vous recommande quelques modifications de vos activités jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux. Vous discuterez de votre propre situation avec votre médecin ; généralement, en cas de douleur sévère, mieux vaut éviter :
•    De soulever de lourdes charges.
•    De devoir se contorsionner, se pencher en avant et prendre un risque inutile pour attraper quelque chose qui est hors de portée.
•    De rester assis de manière prolongée.
L’objectif principal est de retourner à vos activités habituelles aussitôt qu’elles redeviennent sans risque ; votre médecin et votre employeur (si vous travaillez) vous aideront à déterminer ce que vous pouvez faire au travail en toute sécurité, et à augmenter graduellement vos horaires, à mesure que votre dos se rétablit.

L’alitement
En cas de symptômes sévères, on vous recommandera de rester alité pendant une période courte : pas plus de 2 ou 3 jours. Rester allongé plus longtemps pourrait affaiblir vos muscles et vos os et, au final, freiner votre guérison. Si vous sentez qu’il vaut mieux rester couché, faites en sorte de vous lever régulièrement au bout de quelques heures et de faire un petit tour, même si cela fait mal. Il est courant de ressentir une petite gêne quand on retourne à son activité habituelle ; cela ne veut pas dire qu’elle est néfaste.

L’activité professionnelle et le cadre familial
Il faudra du temps pour aller mieux ; si votre travail ou vos activités de tous les jours renforcent la douleur, il est important d’en faire part à votre entourage familial, votre supérieur hiérarchique et vos collègues. Mieux vaut dépenser son énergie dans des choses que l’on peut faire confortablement, au travail comme à la maison ; on peut être productif, mais il faut être conscient de ses limites.

Vos symptômes

Pour en savoir plus, voici quelques exemples de questions qu’on risque de vous poser. Vous pouvez répondre dans l’espace dédié.
Quand sont apparus les symptômes ?
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Parmi vos activités quotidiennes, lesquelles vos symptômes vous empêchent-ils désormais de pratiquer ?
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Y a-t-il des facteurs qui aggravent ou diminuent les symptômes ?
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Avez-vous remarqué un quelconque problème au niveau des jambes ?
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Au moment de l’apparition des symptômes, avez-vous eu de la fièvre, ou ressenti une sensation de douleur ou de brûlure en urinant ?
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Vos antécédents médicaux


Parlez à votre médecin de votre état de santé général et des maladies que vous avez eues par le passé. Quelques exemples des questions qui vous seront posées à ce sujet :
Avez-vous déjà eu des problèmes de dos auparavant ? Quand ?
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Avez-vous déjà contracté l’une de ces maladies : cancer, arthrose, maladie du système immunitaire ?
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Quels médicaments prenez-vous régulièrement ?
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Avez-vous déjà consommé des drogues par intraveineuse ?
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Avez-vous perdu du poids de manière involontaire récemment ?
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Parlez-lui également de toutes les méthodes essayées pour combattre les symptômes : médicaments, crèmes ou pommades, et autres remèdes de grand-mère.
L’examen physique
Votre dos sera examiné ; mais, même après un examen physique minutieux, il se peut qu’on ne sache déterminer la cause précise de votre mal de dos. Il y a toutefois de grandes chances que l’on établisse que vos symptômes ne sont pas le fruit d’un état de santé alarmant. Les tests complémentaires ne seront probablement pas nécessaires si vous n’avez connu des symptômes lombalgiques que pendant quelques semaines.

Que faire en cas de mal de dos

Consulter un professionnel de santé.
Beaucoup de gens qui ressentent une gêne légère dans le bas du dos n’ont pas besoin de consulter dans l’immédiat : souvent, les symptômes d’eux-mêmes disparaissent en quelques jours, sans traitement.

La consultation est conseillée :
•    Si les symptômes sont sévères ; si la douleur vous empêche de faire ce que vous faisiez au quotidien, ou si elle ne se dissipe pas au bout de quelques jours.
•    Si vous avez également du mal à contrôler vos intestins ou votre vessie, si vous ressentez un engourdissement au niveau de l’aine ou du rectum, ou une faiblesse extrême de la jambe. Faites alors immédiatement appel à un spécialiste.
Celui-ci se chargera alors de vérifier que le problème ne soit pas causé par une affection pathologique (les risques sont faibles). Il saura aussi soulager les symptômes.

Comment va procéder le professionnel de santé :
•    Il vous posera des questions sur vos symptômes et ce qu’ils vous empêchent de faire
•    Il se renseignera sur vos antécédents médicaux.
•    Il vous fera passer un examen physique.

Le dos et ses problèmes : Introduction

La colonne vertébrale humaine est un assemblage de petits os, les vertèbres, empilés les uns sur les autres jusqu’à former une colonne. Chaque vertèbre est séparée de l’autre par un coussinet appelé disque, et elles sont fixées entre elles par des ligaments ; les muscles sont rattachés aux vertèbres par des bandes de tissu fibreux: les tendons.
Des interstices au sein de chaque vertèbre forment en s’alignant un long canal creux, à l’intérieur duquel passe la moelle épinière, qui part de la base du cerveau. Les nerfs de la moelle épinière se ramifient pour s’échapper hors de la colonne via les espaces intervertébraux.

C’est la partie inférieure du dos qui supporte presque tout le poids du corps. Le moindre problème au niveau des  os, muscles, ligaments ou tendons de cette zone peut provoquer une douleur quand on est debout, penché ou en mouvement. Moins fréquemment, il arrive aussi qu’un disque dérangé pince ou irrite un nerf au niveau de la moelle, provoquant une douleur qui descend jusqu’à la jambe, en dessous du genou : c’est la sciatique.

But

Le présent fascicule traite des problèmes lombaires aigus chez l’adulte. Si vous êtes touché, vous connaissez probablement des symptômes tels qu’une douleur ou gêne dans la partie inférieure du dos, une douleur ou un engourdissement qui descend dans la jambe (en cas de sciatique), et une impossibilité de mener à bien vos activités quotidiennes ou de faire les choses que vous aimez.
Un problème au bas du dos peut aussi bien apparaître de manière soudaine que graduellement. On parle de douleur aigüe lorsqu’elle ne dure qu’un petit moment (en général, de plusieurs jours à quelques semaines) ; un épisode de plus de 3 mois n’est pas aigu.

Votre dos connaît des dérangements ? Vous n’êtes pas seul : huit adultes sur dix seront touchés à un moment de leur vie, et la plupart subira même plus d’une crise de lombalgie aigüe. Entre ces crises, la majorité des gens peuvent reprendre leurs activités habituelles, libérés partiellement ou intégralement de leurs symptômes.
Ce fascicule vous en dira plus  sur les douleurs dorsales aigües : que faire, et à quoi s’attendre quand on consulte un prestataire de soins de santé.

Les causes

Même de nos jours, avec les nouvelles technologies, on ne découvre que chez très peu de gens la cause exacte d’un problème de dos. La plupart du temps, on se plaint d’un faible tonus des muscles de cette zone, de contractions ou de spasmes musculaires, d’entorses lombaires, de déchirures musculaires ou ligamentaires ou encore de problèmes articulaires. Parfois, des disques déplacés peuvent irriter des nerfs spinaux (cf. fig. 1), et une douleur naît alors dans les fesses ou dans la jambe. Ou, dans la jambe, un engourdissement, un picotement ou une faiblesse.
Les risques d’être touché sont plus importants chez les personnes en mauvaise condition physique et celles dont le travail est très éprouvant ou leur impose de rester assis ou debout longtemps.

Elles mettent aussi plus de temps à se rétablir : les symptômes peuvent sembler encore plus lourds avec le stress émotionnel ou de longues périodes d’inactivité.
Les problèmes de dos sont souvent très douloureux, mais ce n’est que chez une petite minorité qu’ils cachent un problème osseux ou articulaire grave ou un état de santé préoccupant.

Chiropratique et lombalgie : définitions

L’Acupuncture est une pratique thérapeutique qui trouve son origine dans la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste en l’implantation d’aiguilles à des points spécifiques du corps, supposément pour faciliter le flux de l’énergie vitale (ou « qi » – prononcez « tchi ») et ainsi permettre au corps de retrouver une bonne santé et de la conserver.

Une douleur chronique est une douleur passagère (moins de 3 semaines) ou qui est sévère.

Une médecine alternative est un système médical fondé sur un système entier de théories et de pratiques ; ces ensembles ont souvent évolué parallèlement à l’approche médicale conventionnelle qui fait autorité aux Etats-Unis, et de manière antérieure. Parmi les exemples existants, citons, dans la culture occidentale, la naturopathie, et pour la culture non occidentale, la médecine traditionnelle chinoise.

Un rebouteux est un praticien (pas forcément un médecin diplômé) dont la tâche est de remettre en place les os fracturés ou disloqués.

Le syndrome de la queue de cheval apparaît lorsque les nerfs de la queue de cheval (ensemble de nerfs spinaux se prolongeant par paquets au-delà de la moelle épinière) sont compressés et endommagés. Les symptômes incluent une débilité de la jambe, une détérioration des fonctions intestinales, vésicales, et/ou sexuelles, et une altération des sensations autour du rectum ou des parties génitales.

Une douleur chronique est une douleur qui s’inscrit dans la durée (plus de 3 mois).

Un essai clinique est une étude scientifique consistant à tester sur des personnes un traitement ou une thérapie afin de vérifier son innocuité et son efficacité. L’essai clinique constitue une étape-clé dans le processus visant à déterminer si un traitement fonctionne ou non et pourquoi ; les résultats contribuent aussi à faire avancer la connaissance des maladies et problèmes médicaux.

Une complication est une maladie ou un problème secondaires se développant au cours de la pathologie initiale, ou en conséquence du traitement.

Un essai clinique contrôlé est une étude s’appuyant sur un groupe témoin de comparaison, et qui reçoit un placebo, un traitement différent, ou même rien du tout.

Un rapport global est une analyse qui résume et interprète les informations tirées de différentes études et sur la base de laquelle on établit des conclusions.

Hippocrate : médecin grec né en 460 av. J.-C., considéré comme le père de la médecine occidentale.

L’homéopathie ou médecine homéopathique est une pratique alternative inventée en Allemagne, basée sur le principe de similitude (« Similia similibus curantur »)  selon lequel l’inoculation à petites doses hautement diluées de substances médicinales permet de guérir des symptômes qu’elles-mêmes causeraient si elles étaient administrées dans des quantités plus importantes ou plus concentrées.

La manipulation désigne une mobilisation passive forcée des articulations au-delà de leur jeu habituel. La chiropratique lui préfère le terme d’ajustement.

Le massage est une pratique thérapeutique consistant à manipuler le muscle et le tissu conjonctif afin d’optimiser leur fonction et de favoriser relaxation et bien-être.

La méta-analyse est une forme d’étude scientifique qui s’appuie  sur des techniques statistiques pour analyser les résultats d’un corpus d’études isolées.

La mobilisation est une technique employée par les chiropraticiens et autres professionnels de santé, consistant à faire travailler passivement une articulation dans ses possibilités habituelles de jeu.

La thérapie myofasciale est un procédé thérapeutique physique qui fait appel à l’étirement et au massage.

La naturopathie est une médecine alternative s’appuyant sur les forces guérisseuses présentes au sein même du corps, pour aider ce dernier à soigner la maladie et rester sain. Les pratiques incluent entre autres la modification du régime alimentaire, le massage, les exercices physiques, l’acupuncture et la petite chirurgie.

L’étude observationnelle consiste à observer des individus ou mesurer certains résultats sans chercher à influer dessus (par exemple, on ne donne pas de traitement).

Un orthopédiste, docteur en médecine, est un chirurgien spécialisé dans les troubles du système musculosquelettique.

L’ostéopathie est une pratique médicale non conventionnelle qui insiste, entre autres, sur les maladies qui se développent dans le système musculosquelettique, selon une croyance sous-jacente voulant que le fonctionnement de tous les systèmes du corps humain est relié, et qu’un dysfonctionnement de l’un d’entre eux peut affecter la fonction d’une autre partie du corps. La plupart des ostéopathes pratique la manipulation ostéopathique, qui est un ensemble de techniques manuelles sur tout le corps destinées à soulager la douleur, restaurer les fonctions et favoriser bonne santé et bien-être.

L’ostéoporose est une diminution de la masse osseuse avec pour conséquence possible de favoriser les fractures, même après un choc mineur comme une simple chute.

Un placebo ressemble à un traitement étudié dans le cadre d’un essai clinique, à ceci près qu’il n’a pas de principe actif : par exemple, une « pilule » qui ne serait en réalité qu’une dragée sucrée. En administrant à un groupe de volontaires un placebo et un traitement actif à un autre, les chercheurs peuvent comparer les réactions de ces deux groupes et se faire ainsi une idée plus exacte des effets du traitement actif. Ces dernières années, on a élargi la définition du placebo à d’autres éléments pouvant avoir une incidence sur l’efficacité des soins, par exemple la manière dont un patient perçoit le soin prodigué et les espoirs qu’il place dedans.

Une étude prospective suit les participants sur la durée pour évaluer les effets d’un traitement médical.

Une étude randomisée en double aveugle est un essai clinique au cours duquel on sépare au hasard les participants par groupes afin de comparer différents traitements. Ni les chercheurs ni les participants ne peuvent décider de la composition des groupes ; ainsi, en affectant au hasard les personnes aux groupes, ces derniers seront équivalents et on pourra comparer les traitements administrés de manière objective. Au moment de l’étude, on ne sait pas quel traitement est le meilleur. Précisons que les patients participant à ces études sont des volontaires.

Une revue : voir les articles rapport global, méta-analyse et revue systématique.

Un traitement ou dispositif « fantôme » (« sham » en anglais) relève de la même démarche que le placebo. Par exemple, le chiropraticien positionne le patient et le « manipule » de manière à simuler un traitement réel, alors qu’il n’en est rien.

Une douleur subaiguë dure un peu plus longtemps que la douleur aigüe (par exemple, plus de quelques jours ou quelques semaines), sans aller jusqu’à devenir chronique.

Une revue systématique consiste à collecter et analyser les résultats d’un éventail d’études sur une question ou un sujet donnés, et d’en tirer un bilan critique.

L’usage de la chiropratique dans le traitement de la lombalgie

La chiropratique est un type de soin médical qui se concentre sur la relation entre la structure du corps (essentiellement, la colonne vertébrale) et sa fonction. Les spécialistes de chiropratique, appelés chiropraticiens ou encore chiropracteurs, pratiquent un geste thérapeutique nommé « manipulation » (ou « ajustement »), qui constitue le cœur de leur protocole de soins. Hors des divergences d’opinions et des différentes approches au sein même de la profession, ce rapport de recherche se chargera de fournir un aperçu global de la chiropratique, d’examiner les conclusions de la recherche sur le traitement chiropratique de la lombalgie, et d’indiquer d’autres sources d’information. Les liens hypertexte sur certains termes renvoient à leur définition dans la section dédiée de ce rapport.

Points-clés
•    On fait appel à la chiropratique avant tout pour traiter les troubles musculo-squelettiques, c’est-à-dire les problèmes relatifs aux muscles, aux articulations, aux os et aux tissus conjonctifs tels que les cartilages, les ligaments et les tendons.
•    Les études scientifiques sur le traitement chiropratique de la lombalgie ont été jusqu’ici inégales sur le plan de la qualité et insuffisantes pour pouvoir en tirer des conclusions solides. Néanmoins, l’idée générale est qu’en ce qui concerne les douleurs dorsales, le traitement chiropratique et les traitements médicaux conventionnels s’avèrent à peu près aussi efficaces l’un que l’autre. Il est plus délicat de tirer des conclusions sur la valeur relative de la chiropratique pour d’autres états cliniques.
•    Le risque de complications liées à l’ajustement chiropratique du bas du dos semble  très faible. Cependant, il semble plus élevé dans le cadre d’un ajustement cervical.
•    Il est important de tenir informés tous vos prestataires de soins de santé dès lors que vous suivez ou envisagez un traitement, quel qu’il soit, et cela vaut aussi pour la chiropratique. Ainsi, chaque prestataire peut s’assurer que les différentes approches d’un traitement sont compatibles.

1.    Qu’est-ce que la chiropratique ?

Le terme vient du grec cheir (la main) et praxis (la pratique), et désigne donc un soin prodigué « par la main ». Il s’agit d’une médecine alternative, et son approche du diagnostic, de la classification et du traitement des problèmes de santé est différente de celle de la médecine conventionnelle (voir encadré).
On peut décrire les concepts à la base de la chiropratique comme suit :
•    Le corps dispose d’une puissante capacité à s’auto-soigner.
•    Sa structure (essentiellement la colonne vertébrale) et sa fonction sont intimement liées, et cette relation a un impact sur la santé.
•    On a recours à la chiropratique dans le but de normaliser cette relation structure /fonction et d’assister le corps dans son processus de guérison

2.    Quand et comment la chiropratique a-t-elle été découverte puis utilisée ?

•    Il s’agit d’une forme de manipulation de la colonne vertébrale, constituant l’une des plus anciennes pratiques thérapeutiques ; la manipulation spinale a été décrite par Hippocrate dans la Grèce antique (1-3). La profession moderne de chiropraticien fut fondée en 1895 par Daniel David Palmer à Davenport dans l’Iowa. C’était un guérisseur autodidacte qui étudiait les philosophies médicales de son époque. Il s’aperçut de la capacité naturelle du corps à guérir, capacité contrôlée, croyait-il, par le système nerveux. Il pensait également que des subluxations, ou désalignements vertébraux (un concept qui existait alors déjà dans la tradition des rebouteux et des ostéopathes) venaient interrompre ou parasiter ce « flux nerveux ». Palmer suggéra que si un organe n’est plus ravitaillé par les impulsions nerveuses, il peut devenir malade. C’est cette ligne de pensée qui le poussa à développer une procédure destinée « ajuster » les vertèbres, les os de la colonne vertébrale, dans le but de corriger les subluxations.

•    Certains chiropraticiens considèrent encore la subluxation comme centrale dans le traitement chiropratique. Toutefois, les autres ne voient plus aujourd’hui la théorie de la subluxation comme thème universel de la bonne santé et de la maladie, ni comme base de leur pratique. D’autres théories relatives à la démarche chiropratique ont été développées.

3.    Qui a recours à la chiropratique ? Pour quels problèmes ?

En 1997, on estimait à presque 192 millions le nombre annuel de visites d’Américains chez le chiropraticien Plus de 88 millions de ces visites étaient motivées par une douleur dorsale ou cervicale. Une étude récente montre que plus de 40% des patients recevant des soins chiropratiques sont traités pour des problèmes dorsaux ou lombaires. Plus de la moitié d’entre eux a dit connaître des symptômes chroniques. Parmi les problèmes couramment traités par les chiropraticiens figurent le mal de dos, et les douleurs cervicales, maux de têtes, blessures sportives et élongations à répétition. Mais d’autres problèmes poussent les patients à solliciter des soins contre la douleur, comme l’arthrite

La lombalgie est une pathologie courante, qui touche chaque année jusqu’à un quart de la population. La plupart des gens fait au moins une fois dans sa vie l’expérience d’une lombalgie significative. Plusieurs études récentes ont montré que dans la plupart des cas, une crise aigüe se dissipe en quelques semaines, peu importe le traitement. Souvent, la cause en est inconnue, et la manière dont le mal est perçu, d’une part, et d’autre part dont il est diagnostiqué, varient du tout au tout, ce qui fait de son étude un vrai défi.

La Kinésithérapie pour la Fibromyalgie

La kinésithérapie suit souvent une approche directe, qui vous fera peut-être grincer des dents si votre douleur se situe dans de multiples points de pression hypersensibles. Toutefois, la kinésithérapie utilise des méthodes douces, efficaces et il y a de grandes chances pour qu’elle joue un rôle majeur dans le traitement de vos symptômes dus à la fibromyalgie.

Il existe diverses techniques de kinésithérapie. Les traitements passifs détendent votre corps et incluent un massage des tissus en profondeur, une thérapie par le chaud et le froid, l’hydrothérapie, la TENS (Neurostimulation électrique transcutanée) et les ultrasons.

Votre programme de kinésithérapie commencera généralement par des traitements passifs. Lorsque vous serez prêt, vous continuerez avec des traitements actifs qui renforceront votre corps et empêcheront une douleur fibromyalgique supplémentaire. Votre kinésithérapeute travaillera avec vous sur un plan de traitement approprié.

Les Traitements Passifs

•   Un massage des Tissus en Profondeur: À moins que vous ne ressentiez une douleur extrême, un massage des tissus en profondeur est un traitement idéal de la fibromyalgie car il utilise beaucoup la pression pour soulager les tensions musculaires profondes et les spasmes. Ces derniers empêchent les muscles de bouger dans les zones affectées, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles les personnes fibromyalgiques souffrent d’une mobilité diminuée. Les techniques de kinésithérapie, parmi lesquelles un massage des tissus en profondeur, vous aideront à utiliser vos muscles de manière plus efficace. Ce traitement peut être combiné à des thérapies par le chaud et le froid pour augmenter ses avantages.

•    La Thérapie par le Chaud: C’est l’une des méthodes privilégiées pour réduire les douleurs chroniques associées à la fibromyalgie. La  chaleur déclenche le processus de guérison naturel du corps en détendant vos muscles et en accélérant le flux sanguin vers la zone affectée. Le sang supplémentaire délivre plus d’oxygène et de nutriments. Le sang élimine également les « déchets » produits par les spasmes musculaires.

Il se peut que la chaleur n’élimine pas complètement l’origine de votre douleur mais elle peut réduire celle-ci de manière efficace. Cette thérapie est utilisée de plusieurs façons : avec une chaleur sèche (un coussin chauffant ou une serviette chaude et sèche) ou une chaleur humide (de la vapeur ou un tissu chaud et humide)

•    La Thérapie par le froid: Tandis que la thérapie par le chaud est plus efficace sur les douleurs chroniques, la thérapie par le froid (également appelée cryothérapie) apaise l’inflammation et la douleur vive des points de pression. Cette thérapie ralentit la circulation, ce qui réduit le gonflement. Votre kinésithérapeute placera peut-être une compresse froide sur la zone ciblée, pratiquera un massage à la glace ou même utilisera un spray connu sous le nom de fluorométhane pour refroidir les tissus enflammés. La thérapie par le chaud et celle par le froid proposent toutes deux leurs propres avantages, et votre kinésithérapeute alternera peut être ces deux méthodes pour un résultat optimal.

•    L’hydrothérapie: Comme son nom l’indique, l’hydrothérapie implique de l’eau. C’est un traitement passif dans lequel vous aurez juste à vous asseoir dans un bain à remous pour soulager votre douleur, détendre vos muscles et conditionner votre corps sans ajouter un stress inutile.

•   La TENS (Neurostimulation électrique transcutanée) : Une machine TENS utilise le courant électrique pour stimuler vos muscles. Cela paraît intense, mais ce n’est réellement pas douloureux. Les électrodes collées à votre peau envoient un léger courant électrique vers les points clé de votre chemin nerveux. La TENS réduit les spasmes musculaires et déclenche la libération d’endorphines, les analgésiques naturels de votre organisme.

•    Les Ultrasons: Cette thérapie utilise des ondes acoustiques pour créer une douce chaleur qui augmentera la circulation sanguine vers vos tissus profonds. Les ultrasons aident à réduire les spasmes musculaires, l’inflammation, la raideur et la douleur et s’avère particulièrement efficace pour améliorer mobilité des personnes souffrant de douleurs chroniques, en comparaison à celles victimes de problèmes inflammatoires vifs.

Les Traitements Actifs

Les traitements actifs améliorent l’équilibre, la souplesse, la force et les mouvements des articulations. Un programme d’exercices peut également être prescrit pour obtenir un résultat optimal. Celui-ci atténuera votre douleur récurrente mais aussi améliorera votre santé générale. Votre kinésithérapeute développera avec vous un programme en se basant sur vos symptômes spécifiques et vos antécédents médicaux.

Les traitements actifs travaillent sur:

•    L’équilibre: Vos muscles abdominaux jouent un rôle plus important dans votre santé globale que ce que vous pourriez penser. Des muscles abdominaux forts aident les muscles de votre dos à soutenir votre colonne. Cette zone est un peu la centrale électrique de votre corps. Naturellement, une zone abdominale saine apporte à votre corps un point de centrage fort et stable.
•   La souplesse et le renforcement des muscles : Votre mobilité sera probablement limitée si vous ressentez une douleur due à la fibromyalgie. Grâce à des exercices d’étirement et de renforcement personnalisés, votre kinésithérapeute vous aidera à allonger et à renforcer vos muscles, il améliorera également la mobilité de vos articulations. Des muscles forts et fins gèrent mieux la douleur.
•    L’Hydrothérapie: Des exercices à base d’eau peuvent être recommandés pour proposer un conditionnement aérobique en douceur.

Votre kinésithérapeute vous apprendra des principes “d’auto-traitement” afin que vous sachiez mieux comment traiter vos symptômes. L’objectif final est que vous soyez assez renseigné sur le sujet pour contrôler vos symptômes. Il est primordial que vous appreniez les exercices et que vous les continuiez après que la thérapie officielle soit terminée. Si vous n’arrivez pas à vous tenir à la remise en forme, vous ne profiterez pas des résultats à long-terme de votre kinésithérapie. En prenant vous-même soin de votre dos, vous réduirez les douleurs fibromyalgiques à venir.

L’exercice et la fibromyalgie

L’exercice et la fibromyalgie peuvent ressembler à un couple mal assorti. Lorsque vous ressentez une douleur chronique répandue, il est compréhensible que vous n’ayez pas envie de passer des heures dans une salle de gym. La simple pensée de faire de l‘exercice peut évoquer des images plutôt intenses (ex : un tapis roulant décourageant d’avance et des haltères lourdes et froides).

Mais en réalité, l’exercice fait partie intégrante d’un bon traitement de la fibromyalgie. Voici quelques uns des avantages de l’exercice pour les patients fibromyalgiques :

•    Il renforce vos muscles. Des muscles fins, flexibles et forts combattent le stress. Des muscles forts soutiennent également mieux votre corps et vos os, ce qui facilite le mouvement et le soutien.
•    Il augmente l’énergie. Les personnes fibromyalgiques sont souvent victimes d’une fatigue débilitante et une activité physique régulière peut aider à booster leur énergie et leur niveau d’endurance.
•   Il favorise un sommeil reposant. La recherche a montré que faire de l’exercice vous aide à vous endormir et à rester endormi plus longtemps. Les troubles du sommeil sont un symptôme courant de la fibromyalgie et aggravent la douleur répandue. Un meilleur sommeil signifie moins de douleur.
•    Il améliore votre santé mentale. Faire de l’exercice réduit le stress, l’anxiété et la dépression, des symptômes fréquemment associés à la fibromyalgie.
•    Il empêche de prendre du poids. Au plus votre poids est important, au plus vous infligez de stress à votre corps, ce qui entraîne la douleur. De l’exercice combiné à un régime équilibré, vous aidera à atteindre ou à garder un poids sain.

Par où Commencer

La première étape est de rester réaliste. Vous ne devez pas passer des heures à la salle de sport, et votre entraînement doit se limiter à des mini séances. Vous pouvez travailler votre forme physique, ce qui renforcera votre dos et combattra la douleur  due à la fibromyalgie, grâce à de simples exercices d’étirement, d’aérobique et de force qui ne nécessitent pas trop de temps : 3 à 4 fois par semaine pendant 30 à 40 minutes sont des recommandations largement acceptables.

Il est important de retenir que la progression est la clé du succès dans n’importe quelle remise en forme. Par exemple, ne commencez pas un entraînement de force avant d’avoir entrepris un programme d’étirement et d’aérobique. Si vous ne démarrez pas en douceur, vous pourriez vous faire plus de mal que de bien.

Les Exercices à Faire

Commencez par entamer un programme d’étirement quotidien pour allonger les muscles tendus et favoriser la flexibilité. Votre docteur vous recommandera peut-être d’ajouter des types d’exercices cardiovasculaires, tels que la marche ou la natation.

Lorsque vous vous sentirez à l’aise, peut-être aurez vous envie de suivre des cours d’aérobique ou d’ajouter à votre programme cardiovasculaire un entraînement de force. Le Yoga et le Pilates peuvent être de bons entraînements de force car ils utilisent le poids de votre propre corps pour faire résistance.

Parlez à votre docteur ou à votre kinésithérapeute des exercices qui vous conviennent le plus. Il vous faudra prendre en compte votre douleur et votre forme physique et vous aurez envie de dire à votre docteur quelles activités vous préférez afin d’augmenter vos chances de suivre le programme jusqu’au bout. Ensemble, vous développerez un programme d’exercices qui vous aidera à gérer les symptômes de votre fibromyalgie et à améliorer la qualité de votre vie.